BERRI-UQAM
Art et architecture
Ceci est la station la plus grande, la plus complexe et la plus achalandée du réseau. Point de correspondance entre trois lignes, elle sert de point névralgique du réseau de métro depuis son inauguration en 1966. Pour accommoder ces fonctions, la partie principale fut construite dans une énorme tranchée cruciforme sous le carrefour du boulevard De Maisonneuve et de la rue Berri. Le toit de la station est constitué en effet de deux ponts de béton armé, soutenus par les colonnes structurales du bâtiment, qui se croisent et qui soutiennent les chaussées.
La station se développe sur cinq niveaux souterrains : le hall, la ligne orange, la ligne verte, l’accès à la ligne jaune et la ligne jaune. Les trois premiers niveaux occupent l’excavation principale, avec la ligne orange dans l’axe nord-sud et la ligne verte dans l’axe est-ouest. La ligne jaune et ses accès occupent des volumes indépendants plus à l’ouest, creusés dans le roc sous la rue Saint-Denis.
Le niveau de la billetterie occupe la partie supérieure de l’excavation cruciforme, au-dessus des lignes verte et orange. À l’intersection de la croix, un vaste hall sert de point central à partir duquel quatre couloirs d’accès rayonnent au-dessus des voies. Le hall constitue un grand espace rectangulaire avec la zone contrôlée à son centre, entourée par un déambulatoire qui assure la liaison entre les différents accès.
L’accès de la rue Berri et les connexions souterraines vers la Grande Bibliothèque et le pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM débouchent directement sur le hall central. L’aménagement de l’accès vers la Grande Bibliothèque du Québec a pourvu le hall de lumière naturelle pour la première fois, grâce à des baies vitrées donnant sur un jardin surbaissé.
Les couloirs d’accès rejoignent (en sens horaire à partir de l’est) la sortie De Maisonneuve et Place Dupuis; l’édicule Sainte-Catherine; la sortie Saint-Denis et le pavillon de musique de l’UQAM; et la sortie située dans l’ancienne gare d’autocars. Plusieurs commerces longent le hall et les couloirs. Les couloirs vers les sorties Saint-Denis et De Maisonneuve ont été agrémentés de vitrines historiques de la STM, sous le titre Escale STM.
Trois de ces quatre couloirs offrent des percées visuelles impressionnantes sur les volumes des quais des lignes verte et orange. Ces percées étaient autrefois ouvertes, mais malheureusement, une attaque au gaz lacrymogène dans la station en 2001 a démontré la nécessité de les fermer afin d’empêcher la propagation de gaz dangereux ou de fumée. L’une des ouvertures a été en grande partie recouverte et transformée en terrasse de restaurant; heureusement, les deux autres n’ont pas été éliminées, mais plutôt entourées de baies vitrées, préservant une partie des perspectives tout en assurant la sécurité.
Grâce à des rangées de tourniquets sur ses quatre côtés et des loges des côtés nord et sud, la zone contrôlée accueille directement les passagers en provenance de tous les accès. Des escaliers aux quatre coins de la zone de contrôle, auxquels s’ajoutent désormais des ascenseurs, mènent vers la ligne orange puis aux autres lignes.
Le plafond distinctif du hall se constitue de lamelles blanches disposées en carrés concentriques, qui diffusent la lumière de luminaires plafonniers. Au centre de la salle de contrôle se trouve l’emblématique banc circulaire en granit noir couramment appelé « la puck ». Il encastre une plaque métallique circulaire, œuvre de Robert LaPalme et Georges Lauda, commémorant l’inauguration du réseau le 14 octobre 1966. Point de repère mythique du métro, la « puck » est le lieu de rencontre par excellence des usagers de la station.
Au niveau de la ligne orange, les plafonds bas des quais sont compensés par le dégagement de deux vastes paliers de part et d’autre des voies. Ces espaces relient les quais aux escaliers et ascenseurs de chaque côté qui assurent une circulation fluide vers la billetterie et les autres lignes.
Sur le côté sud de chacun des deux paliers, d’imposantes cages d’escaliers descendent vers un autre palier qui projette vers le sud à partir du quai Honoré-Beaugrand. Du côté nord, d’autres larges rangées d’escaliers, cette fois-ci orientés vers l’extérieur, débouchent sur des collatéraux longeant le quai Angrignon pour y donner accès.
D’autres volées d’escaliers plus petites, orientées vers l’extérieur, relient la ligne orange aux extrémités du quai Honoré-Beaugrand. Un escalier fixe supplémentaire, ajouté après l’ouverture de la station,2 relie les quais Côte-Vertu et Angrignon.
À différence de la ligne orange, la pleine hauteur du grand volume surplombe de façon frappante les extrémités des quais de la ligne verte. Les architectes ont préconisé le dégagement d’impressionnants volumes, au-dessus de la ligne verte comme dans les cages d’escalier, pour éviter l’effet désorientant et aliénant produit par les tunnels labyrinthiques des grandes stations de correspondance dans d’autres villes. De vastes étendues de murs dominent le quai Honoré-Beaugrand, soulignant les dimensions du volume. En revanche, du côté Angrignon, les collatéraux mentionnés précédemment forment un volume continu avec la nef, dont ils sont séparés par d’imposantes piles.
Au-dessus des voies à l’extrémité est des quais de la ligne verte se dresse l’œuvre d’art principale de la station, une immense verrière signée Pierre Gaboriau et Pierre Osterrath. Cette œuvre, Hommage aux fondateurs de la ville de Montréal, représente trois personnages qui ont participé à la fondation de Montréal : Jérôme le Royer de la Dauversière, qui acheta l’île afin d’en permettre la colonisation; Jeanne Mance, fondatrice de l’Hôtel-Dieu; et Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, premier commandant de la colonie. Malgré son sujet figuratif, cette œuvre aux figures rouge, bleu et vert doit beaucoup à l’abstraction du mouvement automatiste.
À l’extrémité ouest des quais de la ligne verte, des cages d’escaliers descendent vers la ligne jaune, alignées avec les escaliers en provenance de la ligne orange afin d’assurer la fluidité des correspondances. Au palier central du quai Honoré-Beaugrand, une autre imposante cage d’escalier constitue une troisième liaison vers la ligne jaune.
Cette dernière connexion, qui accueillait notamment les foules qui se dirigeaient vers Expo 67 sur l’île Sainte-Hélène, est ornée par un ensemble de murales créées pour la Place d’Accueil d’Expo. Les œuvres, signées Robert LaPalme, ont été déplacées à la station après la fermeture d’Expo à la demande personnelle du maire Jean Drapeau. Elles évoquent symboliquement la science, la culture et les divertissements, les thèmes principaux de l’exposition.
Ces escaliers rejoignent la ligne jaune via un long corridor courbe et quelque peu terne. Celui-ci débouche, tout comme les escaliers à partir de l’extrémité de la ligne verte, sur un palier au-dessus de la ligne jaune. Ce palier est embelli par une murale décorative, Le mur de la paix, créée par le service de graphisme de la STM. Ses panneaux, assortis aux couleurs du carrelage du quai, arborent le mot « paix » dans plusieurs langues.
À la différence de la plupart des stations creusées en tunnel, la passerelle au-dessus des voies n’est pas pourvue de transept ouvert donnant sur les quais. Le terminus de la ligne jaune est égayé par des étendues de carrelage blanc, jaune, orange, brun et noir. Ces motifs, créés par Claude Vermette, ont récemment été reconnus par la STM comme des œuvres d’art de plein droit.
La grande majorité de la station est revêtue de tons neutres qui mettent en valeur les espaces et les surfaces. Pendant plus de dix ans entre 2010 et 2021, la station entière a subi une immense et complexe réfection. Parmi les transformations les plus visibles, les finis muraux de la station entière ont été remplacés. De vastes étendues de carreaux circulaires gris ont été remplacées par des pastilles en pâte de verre blanc, avec des dégradés gris à certains endroits. Les portions supérieures des murs du grand volume de la ligne verte sont en béton lisse; une immense masse de béton a été ajoutée au coin nord-est du volume, ce qui a fait rétrécir légèrement le quai Angrignon à cet endroit.
Au niveau de la rue, toutes les entrées sauf une sont intégrées au rez-de-chaussée d’autres édifices – deux pavillons de l’UQAM, l’ancienne gare d’autocars (plutôt glauque) et le complexe Place Dupuis.
L’unique édicule, dans l’esplanade Émilie-Gamelin à l’angle des rues Berri et Sainte-Catherine, fut reconstruit lors du Réno-Métro 1999 en acier, béton et verre, dans le même style postmoderne que les trois prochaines stations, soit Beaudry, Papineau et Frontenac. Sa hauteur est insolite pour un édicule de métro; l’étage abrite des locaux techniques.
Cet édicule est orné d’une statue de Raoul Hunter représentant mère Émilie Gamelin. L’édicule se trouve justement dans la place Émilie-Gamelin, l’ancien emplacement de la maison-mère des Sœurs de la Providence, dont elle fut la fondatrice. Ce bâtiment, célèbre pour sa soupe populaire au service des plus démunis de la ville, a été démoli en 1964 pour faire place à la station de métro. La statue fut réalisée pour marquer le 200e anniversaire de naissance de mère Gamelin. Elle est l’une de seulement deux statues figuratives dans le métro, l’autre étant celle de Jacques Cartier à la station Place-Saint-Henri, et la seule conçue spécifiquement pour le métro. On voit mère Gamelin en train de distribuer du pain; sa main étendue invite les passants à la serrer, si bien qu’elle s’est polie avec le temps.
Historique et faits divers
Achalandage
9 085 131 départs en 2025
Station la plus achalandée du réseau de métroNote : Tient en compte uniquement les entrées et non les correspondances
Profondeur des quais
Ligne orange : 10,7 mètres
Ligne verte : 16,8 mètres
Ligne jaune : 27,4 mètres
2e station en profondeur
Longueur d’interstations
Vers
Saint-Laurent : 336,80 mètres
Vers
Beaudry : 378,76 mètres
Vers
Champ-de-Mars : 720,50 mètres
Vers
Sherbrooke : 579,10 mètres
Vers
Jean-Drapeau : 2362,10 mètres
Interstation la plus longue du réseau
Origine du nom
Rue Berri. Après une longue période d’incertitude, la Commission de toponymie du Québec identifie désormais cet odonyme avec le colon Simon Després dit Berry de Blois (1621-1663).3 Le Terrier du Saint-Laurent (1663) note que Després fit l’acquisition, le 25 avril 1659, d’un terrain bordé en partie par les actuelles rues Saint-Antoine, Sherbrooke et Berri. Encore au début du 19e siècle on appelait encore ce terrain « La Berry ». La dénomination officielle de la rue date de 1876.4, 5
Université du Québec à Montréal (UQAM). Cette université, créée par le gouvernement du Québec par la fusion de l’École des beaux-arts de Montréal, le collège Sainte-Marie et plusieurs autres établissements d’apprentissage, ouvre ses portes en 1969. L’UQAM fait partie de l’Université du Québec, un réseau de campus à travers la province, ayant son siège à Québec.
Variante graphique non officielle : Berri-UQÀM. (Le logotype de l’UQAM met l’accent grave sur la lettre A afin d’équilibrer graphiquement la queue de la lettre Q. Cela ne suit pas strictement les règles normatives de l’orthographe, puisque les sigles en majuscule ne prennent ordinairement pas d’accents, donc la STM continue d’écrire le nom de la station sans accent.)
Noms pendant la phase de planification : Sainte-Catherine; Palais du Commerce;6 Saint-Denis (ligne jaune);6 Berri-De Maisonneuve (voir plus bas).
Anciennement : Berri-de Montigny (jusqu’au 1er janvier 1988). La rue De Montigny porte le nom de la famille Testard de Montigny, dont Jacques, venu de Rouen et établi à Montréal en 1659; son fils, Jacques (1663-1737), Sieur de Montigny; le fils de celui-ci, Jean-Baptiste (1724-1786), capitaine de troupe comme son père; et Benjamin-Antoine (1838-1899) et son fils, Louvigny (1876-1955), tous deux écrivains.
La construction de la ligne verte du métro sous plusieurs rues séparées au nord de la rue Sainte-Catherine, dont les rues Western, Saint-Luc, Burnside et De Montigny, a permis de les relier ensemble dans une voie continue, sous le nom de boulevard De Maisonneuve. En fait, mis à part un court tronçon près de Place des Arts, la rue De Montigny n’était qu’un souvenir quand la station portant son nom fut ouverte! Le comité exécutif de la Ville de Montréal prévoyait que le nom serait changé à Berri-De Maisonneuve une fois Expo 67 terminé (afin d’éviter de mêler les visiteurs), mais pour des raisons inconnues cette modification n’a jamais eu lieu.7
Suite à l’annonce du nom Université-de-Montréal pour une station de la ligne bleue, et devant la présence de la station McGill sur la ligne verte, UQAM et l’Université Concordia ont fait pression afin que les stations desservant leur campus respectif portent également leur nom.8 Conséquemment, les stations Berri-de Montigny et Guy ont simultanément été rebaptisées Berri-UQAM et Guy-Concordia, quatre jours seulement avant l’inauguration de la station Université-de-Montréal.9
Faits divers
- Puisque la ligne jaune a été planifiée seulement après le début de la construction du réseau initial, les plans de cette station ont dû être modifiés pour incorporer son terminus. Le nom Saint-Denis était initialement contemplé pour la station de la ligne jaune, à l’instar de certaines villes où les différents éléments des stations-correspondance portent des noms différents.14
Esquisse architecturale de la partie ouest des quais de la ligne verte
(Source15)
Maquette architecturale de la station
(Source16)
Construction de la station, au carrefour des rues Berri et De Montigny (aujourd’hui De Maisonneuve)
(Source17)
Construction de la station, au carrefour des rues Berri et De Montigny; on voit le niveau de la billetterie et celui des quais de la ligne orange
(Source18)
Les quais de la ligne jaune en chantier en janvier 1967, après l’inauguration des autres portions de la station
(Source19)
- Cette station fut la scène des fastueuses cérémonies d’inauguration du réseau initial du métro, le 14 octobre 1966, en présence du maire de Montréal, Jean Drapeau; de l’ingénieur en chef, Lucien L’Allier; du premier ministre du Québec, Daniel Johnson père; de l’archevêque de Montréal, Paul-Émile Léger; du ministre d’État français Louis Joxe; et du ministre canadien des Affaires étrangères, Paul Martin père, entre bien d’autres dignitaires.
- Chacune des 19 autres stations inaugurées a accueilli sa propre cérémonie durant la première phase de la cérémonie principale; les invités prenaient ensuite place dans des trains à destination de Berri-de Montigny. La première phase culminait avec le maire Drapeau qui a invité le ministre Joxe à donner le signal pour commencer le service, et les trains sont partis en direction de Berri. Cependant, les organisateurs n’avaient pas tenu en compte l’arrivée de plus de 5 000 invités de plus à la station! Résultat : un immense brouhaha qui a rendu complètement inaudible la suite de la cérémonie…2, 20
L’inauguration du métro, le 14 octobre 1966 :
Carton d’invitation pour l’inauguration du métro, le 14 octobre 1966
(Source21)
L’ancien édicule Sainte-Catherine, accueillant des dignitaires et entouré par des foules lors de l’inauguration
(Source22)
Le maire Jean Drapeau avec l’évêque anglican Kenneth Maguire et l’archevêque catholique Paul-Émile Léger, sur un quai de la station
(Source23)
Les hauts dignitaires, de gauche à droite : le maire Jean Drapeau, l’ingénieur en chef Lucien L’Allier, l’archevêque de Montréal le cardinal Paul-Émile Léger, le ministre des Affaires étrangères du Canada Paul Martin (père), le ministre d’État français Louis Joxe, le premier ministre du Québec Daniel Johnson (père) et le lieutenant-gouverneur du Québec Hugues Lapointe
(Source24)
Le maire Jean Drapeau préside l’acte d’inauguration dans le hall de la station Berri-de Montigny
(Source25)
- Le programme artistique d’œuvres sur des sujets historiques proposé par le premier directeur artistique du métro, Robert LaPalme, et jamais complété, prévoyait en outre de la verrière de Pierre Gaboriau et Pierre Osterrath, que cette station accueillerait une œuvre du célèbre artiste québécois Alfred Pellan au sujet des « grands découvreurs dont les périples originèrent de Montréal »;26 un autre concept anticipait trois verrières à ce sujet.27 Une murale était aussi prévue en hommage à mère Émilie Gamelin26 — sans lien avec la statue qui verrait le jour plus de 30 ans plus tard. Encore un autre projet visait une « galerie » de grands Montréalais peinte par Normand Hudon.28
- L’entrée Berri a été ajoutée à la station après son ouverture, en 1967. Ce nouvel accès comportait un passage intérieur pour relier la station à l’église Saint-Jacques, désignée église catholique romaine officielle d’Expo 67. Celle-ci est devenue ainsi la seule église en Amérique du Nord raccordée à une station de métro. Le tunnel, qui reliait apparemment l’église à l’actuel accès Berri, a été décoré de vitraux par José Osterrath (père de Pierre) et béni par le cardinal Paul-Émile Léger, archevêque de Montréal. L’église s’est positionnée à la fois comme église catholique officielle d’Expo 67 et du métro.29, 30 L’église fut démolie en 1975-1979, sauf la flèche et le transept qui avaient appartenu à l’ancienne cathédrale Saint-Jacques, passée au feu en 1933. Le pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM fut construit à l’emplacement de l’église (avec l’intégration de la flèche et du transept) et, bien sûr, relié au métro à son tour.
Une enseigne indiquant le passage intérieur vers l’église Saint-Jacques, aujourd’hui la sortie de la rue Berri
(Source31)
Le cardinal Paul-Émile Léger participe à la bénédiction d’un passage intérieur entre la station Berri-de Montigny et l’église Saint-Jacques
(Source32)
Vitrail de José Osterrath, créé pour le passage intérieur entre la station et l’église Saint-Jacques
(Source29)
- Cette station possédait l’une des très rares entrées du métro à être fermées de façon définitive : l’entrée Palais du Commerce au 1650, rue Berri, intégrée à l’édifice du même nom. Le Palais et son entrée ont été démolis en 1998 pour faire place à la Grande Bibliothèque. L’entrée était située à l’extrémité du bras nord du niveau de la billetterie; le corridor vers cette entrée est fermé depuis ce temps.
La sortie Palais du Commerce, aujourd’hui fermée, à l’extrémité nord du niveau de la billetterie
(Source33)
L’ancien Palais du Commerce, affichant l’accès au métro intégré dans son entrée principale
(Source13)
- À son ouverture, cette station possédait cinq accès dont quatre étaient coiffés d’édicules temporaires. De ce nombre, trois ont été intégrés subséquemment à d’autres immeubles : l’accès Gare d’Autocars en 1970, l’accès Saint-Hubert/Place Dupuis en 1972 et l’accès Saint-Denis dans le pavillon de la Musique de l’UQAM en 1992. L’accès Berri, ajouté en 1967, a été incorporé au pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM en 1979. L’édicule temporaire de la sortie Sainte-Catherine a été remplacé par un édicule permanent et indépendant en 1999. Le cinquième accès présent à l’ouverture de la station était l’accès du Palais du Commerce mentionné plus tôt, qui était construit à même l’atrium de cet édifice.
Plan des accès de la station en 1969, dont cinq édicules temporaires.
(Source34)
L’édicule temporaire de la sortie Saint-Denis
(Source13)
L’édicule temporaire de la sortie Berri, derrière l’église Saint-Jacques
(Source35)
L’édicule temporaire de la sortie Sainte-Catherine
(Source13)
L’édicule permanent de la sortie Sainte-Catherine en chantier en 1998
(Source36)
- La plaque commémorative aujourd’hui encastrée dans la « puck » avait deux faces à l’origine et était exposée dans un support vertical. Elle fut par la suite dérobée par des étudiants universitaires en guise de farce. Après son retour, elle fut aménagée de façon plus sécuritaire telle qu’on la connaît aujourd’hui. La « puck » fut inaugurée pour marquer le 10e anniversaire du métro, le 14 octobre 1976.37 Le verso de la plaque orne aujourd’hui le bureau du PDG de la STM.
- Les derniers trains de la soirée sur les lignes orange et verte sont retenus à cette station pendant quelques minutes et quittent simultanément à 1h00 (1h30 le samedi soir), afin d’assurer les correspondances.
La plaque commémorative dans la salle de contrôle de la station, dans sa position d’origine
(Source38)
La portion est du grand volume de la ligne verte en 1970
(Source39)
Les quais de la ligne orange en 1970
(Source40)
Vue en plongée des quais de la ligne verte depuis le corridor vers la sortie Saint-Denis, avant que la percée visuelle soit vitrée
(Source41)
L’un des principaux puits d’escalier en 2003, avant les rénovations de 2010-2021. À noter, les pastilles de céramique grise aux murs, les luminaires distinctifs, le carrelage céramique rouge sur les piliers et les grilles métalliques divisant les paliers de la ligne orange.
Les pastilles grises qui paraient les murs de la station avant les rénovations de 2010-2021. La dernière section de ce revêtement qui subsiste se trouve au niveau de la cage d’escalier vers la sortie Gare d’Autocars.
Adresses des accès
Arrondissement de Ville-Marie
A Accès Berri : 1500, rue Berri, angle boulevard De Maisonneuve
B Accès Sainte-Catherine : 505, rue Sainte-Catherine Est, angle rue Berri
C Accès De Maisonneuve : 850, boulevard De Maisonneuve Est, angle rue Saint-Christophe
D Accès Saint-Denis : 1470, rue Saint-Denis, angle boulevard De Maisonneuve
• Accès Gare d’autocars de Montréal : 1621, rue Berri, angle boulevard De Maisonneuve
Ville souterraine
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Attractions avoisinantes
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Dernière mise à jour : 2026-09-29
Références
- Ouellet, Jean. (2001, février). Gilles Marchand. ARQ, la revue d’architecture. No. 114. P. 22. ↩
- Senosier Roberge, Véronique (réalisatrice). (2019, 16 septembre). « Station Berri-UQAM » [épisode d'émission télévisuelle]. Le métro voyage dans le temps. MAtv Montréal. ↩ ↩
- Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal. (2023). Rue Berri. Album virtuel des rues du Plateau-Mont-Royal. ↩
- Fiche descriptive : Rue Berri. Commission de toponymie du Québec. ↩
- Fiche d’un espace public : Rue Berri. (2004). Vieux-Montréal. Ville de Montréal. ↩
- Clairoux, Benoît. (2001). Le métro de Montréal : 35 ans déjà. Montréal : Hurtubise HMH. P. 110. ↩ ↩
- De Montigny ou de Maisonneuve? (1968, 21 janvier.) La Patrie. Archives de la Ville de Montréal, CA M001 VM166-1-1-D5262, p. 74. ↩
- Ducas, Marie-Claude. (1987, 25 juin). Deux stations de métro rebaptisées. Le Devoir, p. 3. ↩
- Deux stations de métro vont changer de nom. (1987, 9 décembre). La Presse, p. A5. ↩
- Image adaptée de : Lionais, E.H.C. Plan of St. James Ward. Vers 1874. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0000337579. ↩
- Source de l’image : Groov3, Wikimedia Commons. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-SA 4.0. ↩
- Portrait de Jacques Testard, Sieur de Montigny. Détails inconnus. Source : Wikimedia Commons. ↩
- © Archives de la STM. ↩ ↩ ↩ ↩
- Roy, Maurice. (1964, 21 juin). Les stations du métro. Le Petit Journal, p. A-48-9. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M030-008. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-MD01-003. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-MD16-043. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-007-03. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Photographie par Paul-Henri Talbot, La Presse, 16 janvier 1967. Fonds La Presse. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P833,S5,D1967-0018, no. 12. ↩
- Info-STM. (2006, 20 octobre). Le 14 octobre 1966 (Deuxième partie). Métro. P. 5. ↩
- Source de l’image : Clairoux, Benoît. (2001). Le métro de Montréal, 35 ans déjà. Montréal : Éditions Hurtubise HMH. P. 37. Origine : Archives de la Ville de Montréal. ↩
- Image source: Szilasi, Gabor. (1966, 14 octobre). Inauguration du métro de Montréal. Fonds Ministère de la Culture et des Communications. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, E6,S7,SS1,D662110-662112. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M207-085. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M207-001. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-MD58-001. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Gagnon, Lysiane. (1967, 25 mars.) On va décorer notre métro. La Presse, supplément 1, pp. 4-9. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩ ↩
- Une fois décoré, le métro sera un livre d'images sur Montréal. (1968, 25 février). Le Petit Journal, p. 7. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩
- Les « grands » montréalais par Hudon pour une station de métro. (1967, 2 juillet.) Dimanche-Matin. Archives de la Ville de Montréal, CA M001 VM166-1-1-D5262, p. 60. ↩
- Drolet, J. (1967, 19 juillet). L’église de l’Expo est maintenant reliée à la station de métro. Le Devoir. P. 3. ↩ ↩
- Masson, C. (1965, 14 septembre). La paroisse St-Jacques ressuscite. L’Est Central. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M266-023. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Photographie par Pierre McCann, La Presse, 23 juillet 1967. Fonds La Presse. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P833,S5,D1967-0356, no. 2. ↩
- Source de l’image : Rémillard, H. (1978). « Pancarte à l’entrée du Bureau d’immatriculation au métro Berri-de-Montigny devenu Berri-UQAM. » Fonds Ministère de la Culture et des Communications. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, E6,S7,SS1,D780397-780397. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0. ↩
- Image adaptée de : Ville de Montréal, service d’habitation et de l’urbanisme. (1969). Plan d’utilisation du sol, échelle 1:1200. Planche 230-26. Montréal : auteur. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0004552432. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D012A-185. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Photographie par Armand Trottier, La Presse, 21 avril 1998. Fonds La Presse. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P833,S5,D1998-0053, no. 9. ↩
- Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal. (1977). Rapport annuel/Annual Report 1976. Montréal : auteur. P. 26. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M223-030. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M269-002. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M269-008. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-MD57-007. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Images © 1996 Malofilm Vidéo ↩
Saint-Laurent














































































































