UNIVERSITÉ-DE-MONTRÉAL
Art et architecture
Le premier aspect remarquable de cette station élégante et sobre est l’intégration de son accès principal dans la pente naturelle de la montagne. La station se fond discrètement dans le beau paysage boisé qui l’entoure, couronné par les pavillons de l’Université de Montréal.
Cet accès large et fenêtré et son court escalier débouchent sur la salle de contrôle, qui fait face au volume au-dessus des quais et une claire-voie qui ensoleille l’espace. L’aire centrale de la station est construite avec des angles aigus et un éclairage frappant, permettant toute une gamme de perspectives et d’aspects intéressants. Des matériaux de revêtement sobres sont privilégiés à travers la station, dont dans la nef creusée à ciel ouvert, notamment des blocs de terre cuite et du béton brut plat ou côtelé. La nef et la salle de contrôle sont munis d’éléments d’éclairage distinctifs, constitués de tubes jaunes en forme d’agrafe.
Il y a deux autres accès à la station. L’un d’entre eux se situe en haut de l’entrée principale, derrière la billetterie; on y accède par un escalier vers un corridor qui offre une pointe de vue saisissante sur le volume principal en contrebas. Cette porte donne directement sur l’entrée du tunnel de la Montagne (anciennement La Rampe), un tunnel pourvu d’escaliers mécaniques donnant accès au pavillon principal de l’université en haut de la côte. Cette infrastructure débouche sur deux édicules devant le pavillon principal ainsi que sur un accès intérieur vers le réseau de tunnels souterrains de l’université.
(Des rénovations dans les années 2010 ont ajouté un accès intérieur direct entre le métro et le tunnel, mais celui-ci a subséquemment été fermé puisque les courants d’air causés par « l’effet piston » du métro ont causé des problèmes techniques pour le tunnel. Pour le moment, les usagers doivent passer brièvement par l’extérieur entre la station et le tunnel.)
Un troisième accès au métro se trouve sur l’avenue Louis-Colin à l’angle de l’avenue Lacombe, à l’extrémité ouest de la station. Il est relié à l’aire de contrôle par une passerelle très longue, élément insolite et visuellement frappant, qui passe le long de la nef au-dessus des voies en s’appuyant sur des poutres diagonales. L’édicule de cet accès lui-même, une petite structure triangulaire, est construit en pierre rustique en harmonie avec les bâtiments avoisinants.
Enfin, deux belles murales en terre cuite texturée enjolivent la station; ces œuvres de l’architecte, André Léonard, rappellent les reliefs qu’il a signés à la station Henri-Bourassa. La première, représentant les quatre éléments classiques, domine le grand volume; elle est située sous les claires-voies et au-dessus des quais, en face de l’aire de contrôle.
La deuxième, un peu plus petite et discrète, se trouve au bout de la longue passerelle, au pied de l’escalier vers la sortie Louis-Colin, et sert d’élément directionnel.
La combinaison des formes contemporaines anguleuses impressionnantes, des matériaux élégants et de l’intégration respectueuse à son environnement convient parfaitement au rôle de cette station comme point d’accès privilégié d’un établissement supérieur de diffusion de savoir.
Accessibilité
Cette station n’est présentement pas accessible en fauteuil roulant. Le programme d’immobilisations 2023-2032 de la STM a ciblé cette station pour l’installation d’ascenseurs avant 2027. Toutefois, la station ne figure plus sur la liste du programme d’immobilisations 2025-2034, à cause de compressions budgétaires imposées par le gouvernement provincial,1 et aucun chantier n’a encore été annoncé.
Historique et faits divers
Achalandage
2 711 550 départs en 2023
33e station en achalandage
Longueur d’interstations
Vers Côte-des-Neiges : 764,60 mètres
Vers Édouard-Montpetit : 667,60 mètres
Origine du nom
Université de Montréal. Les autorités religieuses de Montréal avaient fait campagne pendant des décennies pour la création d’une université francophone dans la métropole avant que la fondation d’une succursale de l’Université Laval ne soit annoncée en 1876. Par la suite, à travers une approbation papale en 1919 et une loi habilitante adoptée le 14 février 1920, l’université est devenue indépendante. Treize ans de plus se sont écoulés avant l’inauguration du nouveau campus sur le mont Royal le 3 juin 1943.
Les citoyens de Montréal avaient attendu si longtemps pour avoir une université francophone indépendante dans la ville que le nom Université de Montréal s’est imposé sans controverse. Cette institution académique est aujourd’hui l’une des principales universités francophones du monde et la deuxième université du Canada par population étudiante.
Nom proposé durant la phase de planification : Louis-Colin. L’université a demandé le changement de nom afin d’avoir « sa » station de métro, à l’instar de l’Université McGill. Son gain de cause a ensuite inspiré le changement des noms des stations Guy-Concordia, Berri-UQAM et plus tard Longueuil–Université-de-Sherbrooke.
Le campus principal de l’Université de Montréal : le pavillon Roger-Gaudry (droite) et l’École polytechnique
(Source2)
Faits divers
- Les quais de cette station sont les plus hauts du réseau en mesurant l’altitude au-dessus du niveau de la mer.
Esquisse architecturale des quais de la station sous la passerelle longitudinale
(Source3)
Maquette architecturale des accès de la station
(Source4)
Adresse des accès
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Arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce A Accès Édouard-Montpetit : 2830, boulevard Édouard-Montpetit, angle avenue Louis-Colin |
Ville souterraine
Attractions avoisinantes |
Dernière mise à jour : 2026-07-28
Références
- Ouellette-Vézina, Henri. (2025, 16 avril). Faute de financement : L’installation d’ascenseurs encore à l’arrêt dans le métro. La Presse. ↩
- Laurent Bélanger, Wikimedia Commons. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-SA 4.0 International. ↩
- André Léonard. Station Université de Montréal (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). 22 septembre 1982. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-19F. ↩
- © Archives de la STM. ↩
Côte-des-Neiges































