MONTMORENCY
Art et architecture
La salle de contrôle, d’une largeur exceptionnelle, est aménagée au niveau du transept à l’instar des autres stations lavalloises. Ainsi, la barrière de perception débouche directement sur la passerelle et les escaliers vers le quai de départ.
La salle de contrôle est reliée aux accès par une vaste cage d’escalier, surplombée par trois des quatre volets de l’œuvre d’art de la station : Les fluides, une suite de sculptures suspendues signées Hélène Rochette. Ces grandes surfaces, de formes biomorphiques arrondies et aux couleurs vives, suggèrent la liberté de mouvement offerte par le transport en commun et créent un sens de vie, légèreté et ludisme qui fait contrepoids à la structure monumentale et monochrome de béton.
Un palier en haut des escaliers constitue un point de convergence des différents accès vers la station, soit ses édicules et ses liens de ville souterraine vers le campus Laval de l’Université de Montréal et l’ensemble immobilier Espace Montmorency.
L’ensemble des installations en surface occupe une vaste superficie de près de 49 000 m². La station est desservie par deux édicules, séparés par quelques mètres à peine. Ces deux bâtiments sont revêtus de jaune pâle, en harmonie avec le décor intérieur des niveaux souterrains supérieurs, et arborent de larges fenêtres et des entrées entourées de portiques vitrés en saillie.
La première de ces deux structures, conçue comme l’édicule de la station proprement dit, est un espace aéré et abondamment vitré qui coiffe la grande cage d’escalier et qui donne sur le palier en contrebas. Un ascenseur le relie à la salle de contrôle, alors qu’un autre ascenseur rend accessible le lien souterrain avec l’Espace Montmorency.
Le deuxième édicule, situé juste au sud, comprend le terminus d’autobus et l’accès au stationnement intérieur. Son décor est cohérent avec celui du premier édicule, et se démarque aussi par une tour au toit ailé à côté de son entrée principale sur la rue Lucien-Paiement. Ce bâtiment regroupe un terminus d’autobus lavallois et métropolitain, une salle d’attente dotée de locaux commerciaux, ainsi qu’un quatrième volet de l’œuvre Les fluides, situé au-dessus de l’escalier qui relie le terminus à la station de métro.
Selon la conception d’origine, ce terminus devait être intégré à un colossal stationnement intérieur à étages, construit en surface. Or on a modifié ce concept pour favoriser un complexe de 1 357 cases de stationnement intérieures et extérieures, y compris un garage partiellement souterrain de quatre étages, le tout construit par-dessus le garage de trains du terminus de la ligne orange et intégré à la côte qui descend de la station vers le sud. Le stationnement intérieur est payant et on peut réserver sa case, tandis que le stationnement incitatif extérieur est gratuit. L’un des stationnements extérieurs est aménagé sur le toit du garage. Le stationnement intérieur bénéficie d’un accès direct vers la station de métro à deux endroits, au niveau de la salle de contrôle et du palier. Des entrées aux étages 1 et 2 du garage permettent aussi aux usagers des stationnements extérieurs d’accéder à l’intérieur du garage et donc au métro.
Malheureusement, l’intérieur du terminus d’autobus est plutôt exigu, avec des couloirs étroits qui minent le sentiment de sécurité. On pourrait bien se demander pourquoi cet équipement plus petit mais très achalandé a été séparé de l’édicule du métro plutôt spacieux, voire sous-utilisé, situé à quelques pas. Certes, la séparation aurait eu plus de sens dans le cadre du plan d’origine, avec un terminus intégré à l’immense stationnement à étages. Or, il est dommage que l’abandon de ce plan n’ait pas entraîné l’intégration des deux accès afin de mieux utiliser l’espace intérieur. De plus, suite à ce changement de plans, on a prévu des quais d’autobus extérieurs recouverts de marquises, plutôt que des jetées intérieures comme on en trouve au terminus Longueuil. Ainsi, en vue de son importance, le terminus d’autobus représente à plus d’un égard une occasion malheureusement ratée en matière d’aménagement.
Accessibilité
À l’instar des autres stations lavalloises, cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant, et ce, depuis sa mise en service. Un ascenseur relie l’édicule nord avec la billetterie au niveau de la mezzanine, alors que deux autres ascenseurs relient ce niveau aux quais. Deux ascenseurs relient le terminus d’autobus aux quatre niveaux du garage; au niveau inférieur du garage, un dernier ascenseur, plus petit, donne accès au niveau de la billetterie de la station de métro.
Le lien souterrain avec l’Espace Montmorency est également accessible. Le lien comprend un ascenseur qui monte à l’édicule de la station de métro, permettant un accès à l’ascenseur qui descend directement de l’édicule jusqu’à la billetterie.
Historique et faits divers
Achalandage
4 327 177 départs en 2023
17e station en achalandage
Longueur d’interstations
Vers De la Concorde : 847,60 mètres
Origine du nom
Collège Montmorency. Le seul cégep de Laval fut fondé le 5 novembre 1969. Ses 26 programmes d’études accueillent 9 500 étudiants.
Comme la ville de Laval, le collège prend son nom de saint François-Xavier Montmorency de Laval (1623-1708), premier évêque de Québec. Né à Saint-Martin de Montigny-sur-Avre en Normandie, il rejoint les jésuites et est ordonné prêtre en 1647. Le roi Louis XIV le choisit comme évêque de Québec, diocèse qui s’étend alors sur presque toute l’Amérique du Nord. Il est consacré en 1658 et part pour Québec l’année suivante. Il fonde le Séminaire de Québec (qui deviendra l’Université Laval) et interdit le commerce d’alcool dans la colonie. Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1980 et canonisé par le pape François en 2014.
Faits divers
- À la différence des deux autres stations à Laval, la station Montmorency a été construite dans une friche non développée qui avait été expropriée par la ville de Laval vers 1985 pour accueillir un futur centre-ville. Ceci a permis que la station et le garage de trains attenant soient construits dans une immense tranchée à ciel ouvert.1
- En vue du potentiel du développement autour de la station, l’édicule et le terminus d’autobus ont reçu un traitement architectural relativement simple, au cas où ils devraient subséquemment être intégrés à des constructions futures.1
- Bien qu’elle soit le terminus de l’antenne est de la ligne orange, cette station se trouve environ 3 km plus à l’ouest que l’autre terminus, Côte-Vertu.
Rendu architectural (février 2003) du complexe de la station, avec le gigantesque stationnement intérieur en surface prévu à l’origine. Ce dernier aurait incorporé le terminus d’autobus.
(Source3)
Excavation du grand volume de la station en 2003
(Source3)
Construction du terminus d’autobus
(Source3)
Le niveau du palier sous l’édicule de la station de métro en chantier
(Source3)
Les quais en chantier
(Source3)
- Cette station a accueilli, le jeudi 26 avril 2007, la fastueuse cérémonie dans laquelle le premier ministre du Québec, Jean Charest, a officiellement inauguré les trois stations du métro à Laval. Les stations ont été ouvertes au public deux jours plus tard.
Le premier ministre du Québec Jean Charest (centre) se rend à la cérémonie d’inauguration accompagné par le maire de Laval Gilles Vaillancourt (gauche) et le maire de Montréal Gérald Tremblay.
L’inauguration a eu lieu la veille du 40e anniversaire de l’ouverture d’Expo 67. La chanteuse Michèle Richard a interprété son succès ‘Un jour, un jour,’ le thème musical d’Expo. D’anciennes hôtesses d’Expo étaient également présentes, vêtues de leur uniforme d’époque.
- Les colonnes rondes au niveau des quais étaient à l’origine parées de carreaux de céramique semblables au carrelage des murs des quais. Or ces carreaux ont disparu peu de temps après l’ouverture de la station et n’ont jamais été remplacés. On ignore si cette modification reflète des problèmes semblables à ceux qui ont déjà affligé le carrelage bleu de la station De la Concorde.
- À la différence des autres stations terminus de Montréal, les voies en avant-gare et en arrière-gare de cette station sont dotées d’aiguillages en X. Grâce à ces dispositifs, les trains qui y terminent leur parcours peuvent transférer vers l’autre voie en arrivant dans la station. Ainsi, plutôt que devoir arrêter au quai Montmorency (arrivée) pour le débarquement, continuer vers l’arrière-gare, effectuer la manœuvre de retournement et revenir vers le quai Côte-Vertu (départ) pour l’embarquement, les trains peuvent changer de voie en entrant pour s’arrêter au quai de départ, où ils peuvent débarquer et embarquer les passagers simultanément, ce qui diminue le temps nécessaire avant de repartir dans l’autre direction.4
Adresses des accès
Ville de Laval, quartier de Laval-des-Rapides
Zone tarifaire B
Édicule du métro : 555, rue Lucien-Paiement, angle Rue Jacques-Tétreault / 1800, rue Jacques-Tétreault, angle rue Lucien-Paiement
Terminus d’autobus : 545, rue Lucien-Paiement, entre les rues Jacques-Tétreault et Claude-Gagné
Ville souterraineAttractions avoisinantes
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Dernière mise à jour : 2026-09-17
Références
- Senosier Roberge, Véronique (réalisatrice). (2019, 21 octobre). « Station Montmorency » [épisode d'émission télévisuelle]. Le métro voyage dans le temps. MAtv Montréal. ↩ ↩ ↩
- Source de l’image : Sulte, Benjamin. (1882). Histoire des Canadiens-français, 1608-1880. Tome VI. Planche 2. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0000059302. ↩
- Source : © Agence métropolitaine du transport ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
- Info-STM. (2014, 13 mars). L’aiguillage en X à la station Montmorency. 24 Heures, p. 15. ↩
De la Concorde

























































