Station de la Concorde - Grand plan

Ligne 2 orange DE LA CONCORDE

Architecte

Architecte

André Marcotte

Artistes

Artiste

Yves Gendreau
Mise en service

Mise en service

28 avril 2007

Art et architecture

Panorama de la nef à partir du quai Côte-Vertu. Les extrémités des quais, construites en tunnel, se projettent du grand volume, créant ainsi des ouvertures dans les murs hauts et plats en béton. Dans le grand volume central, de forme cubique, de hautes colonnes soutiennent le plafond à caissons, qui est entouré sur tout son pourtour par des puits de lumière. Des lampes éclairent tant le haut que le bas des colonnes et des murs. Au centre, un escalier mène vers la passerelle (droite). Le côté de l'escalier est égayé par une grande murale verte et blanche, une photographie en grand plan de brins d'herbe. Derrière et en haut de cet escalier, une suite de trois grandes fenêtres rondes s'ouvre vers le couloir entre la billetterie et l'ascenseur vers la surface. Presque toutes les surfaces sont en béton brut, hormis les murales photographiques et les murs bleu saphir des quais.

C’est une histoire de Cendrillon : la station lavalloise la plus petite et la moins achalandée est aussi la plus belle — une œuvre architecturale cohérente, originale et sereine.

La station se constitue essentiellement de trois éléments géométriques : un cube, un cylindre et un bloc. Dans la partie souterraine, le cube qui constitue le grand volume marque une pause dans le parcours du passager, dans sa descente vers les dédales du métro.

Vue grand-angle du volume de l'un de ses coins sur le quai Côte-Vertu. On voit particulièrement les puits de lumière sur tout son pourtour, ainsi que les colonnes qui soutiennent le plafond à caissons. Le grand volume vu du niveau de la passerelle, qui mène vers la salle de contrôle (centre, au fond). À droite, l'ascenseur vers le quai partage une cage d'escalier séparée du volume; à gauche, l'autre escalier vers le quai se trouve à même le volume. Une rangée de colonnes soutient le plafond à caissons du grand volume et longe la passerelle et l'escalier vers le quai Côte-Vertu.

On y retrouve un espace calme et gracieux, accentué par la hauteur impressionnante des piliers et du plafond. Les éléments d’éclairage sur les piliers et les murs illuminent également le plafond à caissons de façon théâtrale. L’éclairage est accru par les puits de lumière aménagés sur tout le pourtour du cube, faisant en sorte que l’illumination change au fil des mouvements du soleil au cours de la journée, tel un immense cadran solaire.

La passerelle vers le quai Côte-Vertu, vue depuis la billetterie. La passerelle, vitrée pour des raisons de sécurité incendie, est encadrée par les piliers de soutien du grand volume. L'escalier large entre la passerelle et le quai Côte-Vertu dans le grand volume. Les quais, construits en tunnel, se projettent du grand volume.

L’atmosphère de détente est rehaussée par les matériaux sobres : de vastes étendues de béton brut pâle, du verre, de l’acier inoxydable, et un élégant carrelage bleu saphir dans les grandes sections des quais construites en tunnel.

Vue de la portion de la nef construite en tunnel, en regardant vers l'ouest à partir du quai Côte-Vertu. Les murs des quais sont parés de carreaux bleu saphir. L'un des bancs en acier inoxydable, qui ressemblent à ceux des autres stations lavalloises, sur le fond bleu saphir du mur du quai. L'entrée voûtée vers l'escalier secondaire du quai Montmorency. Celui-ci occupe une cage d'escalier séparée du volume, qu'il partage avec l'ascenseur.

Les garde-corps en verre le long de la passerelle descendent jusqu’au sol à côté des escaliers vers les quais pour enchâsser un élément ludique du décor, soit une série de photographies élargies de brins d’herbe. En donnant au passager le point de vue d’une fourmi, elles évoquent l’entrée dans le vaste labyrinthe souterrain qu’est le métro. Elles rappellent également l’aménagement paysager au-dessus de la station, et le bourgeonnement du métro à Laval. Le vert vif contraste harmonieusement avec les matériaux neutres et le riche bleu des murs des quais. Enfin, cet élément naturel sous le soleil des puits de lumière ajoute à la grâce et au calme du grand volume.

Un autre élément frappant est la suite de trois grandes fenêtres circulaires qui donnent sur les quais à partir du couloir reliant l’ascenseur à la salle de contrôle.

L'escalier principal entre le quai Montmorency et la passerelle. Celui-ci se trouve entre les piliers du grand volume et le mur du volume, où il est surplombé par la rangée de fenêtres circulaires qui longent le couloir vers l'ascenseur entre la billetterie et la surface. Le côté de l'escalier arbore une murale photographique présentant une image élargie de brins d'herbe. La rangée de fenêtres circulaires dans le mur nord du grand volume, longeant le couloir entre la billetterie et l'ascenseur vers la surface. Le couloir entre la billetterie et l'ascenseur vers la surface. À gauche, trois grandes fenêtres circulaires donnent sur le grand volume.

La salle de contrôle se trouve au niveau de la passerelle, dans un espace relativement restreint à part et à côté du grand volume. Elle représente l’intersection entre le volume cubique et la deuxième des formes géométriques qui composent la station : le cylindre.

La billetterie de la station est située au pied des escaliers vers la surface (droite). Les tourniquets donnent directement sur la passerelle (gauche). Au centre, un couloir donne accès à l'ascenseur vers la surface. Vue de la billetterie depuis le pied des escaliers vers la surface.
Le puits cylindrique diagonal qui contient les escaliers vers l'édicule entrecoupe le plafond plat de la salle de contrôle. Les escaliers entre la billetterie et l'édicule.

Ce tube, qui contient les escaliers vers le rez-de-chaussée, surgit du sol juste avant de rejoindre l’édicule; la surface exposée est constituée d’une vaste canopée vitrée. Cet élément architectural saisissant sert à deux fonctions. Premièrement, il illumine les escaliers, pour que les passagers puissent plus facilement s’orienter par rapport à la surface. Deuxièmement, il fait transparaître à l’extérieur le mouvement des passagers, mettant en valeur le flux constant dont le réseau est constitué.

Unique dans son genre dans le réseau, cette forme remarquable et ultramoderne rappelle celle des célèbres bouches de métro de Sir Norman Foster, surnommées fosteritos, qui coiffent les stations du métro de Bilbao.

Vue arrière de l'édicule, avec la portion hors terre et vitrée du puits d'escalier cylindrique vers la billetterie. Panorama de l'intérieur de l'édicule à demi-niveaux, avec la canopée vitrée impressionnante au-dessus des escaliers vers la billetterie (gauche). À droite, un escalier et ascenseur relient les deux niveaux de l'édicule.

En surface, on trouve le dernier des formes géométriques dont la station est composée : le bloc élancé de l’édicule. La façade de cette structure en verre et en béton arbore un immense logotype du métro, symbole instantanément reconnaissable qui établit fermement la présence du métro dans le quartier. Cette assertion est renforcée la nuit, quand l’illumination intérieure fait de l’édicule vitré une lanterne.

Vue antérieure de l'édicule et de son énorme logo du métro. À gauche, la canopée vitrée de l'escalier vers le niveau de la billetterie. Le mur-rideau en verre sur la façade de l'édicule rayonne la nuit, mettant en valeur le logo du métro qu'il arbore. Le niveau supérieur de l'édicule se dresse à côté de l'entrée du quai de la gare, au niveau du débarcadère, du stationnement incitatif et de la terrasse. Le toit se projette sur une distance considérable, offrant un espace d'attente protégé des intempéries.
L'intérieur de l'édicule, en regardant de l'arrière (niveau supérieur) vers le devant (niveau inférieur). Les sorties du niveau inférieur se trouvent à gauche et sur la façade avant. Au centre, le mur-rideau vitré arborant le logo du métro; à gauche, les escaliers vers la billetterie. Le niveau supérieur de l'édicule.
Construit à demi-niveaux sur une pente, l’édicule offre l’accès vers la station à deux niveaux. Le niveau supérieur assure l’accès à une gare de trains de banlieue de la ligne Montréal—Saint-Jérôme, spécifiquement au quai en direction de Saint-Jérôme, ainsi qu’aux jardins, au débarcadère de voitures et au stationnement. Pour sa part, le niveau inférieur accueille les passagers en provenance du trottoir qui longe le boulevard de la Concorde, ainsi que du passage sous le viaduc de la gare qui permet d’accéder au quai en direction de Montréal.
Le mur-rideau vitré du côté ouest de l'édicule. Un escalier extérieur monte vers l'accès au quai de la gare. Le niveau supérieur de l'édicule (droite) ouvre sur un parvis avec accès au quai de la gare en direction de Saint-Jérôme (gauche), de même que le débarcadère et le stationnement incitatif. Le tracé sinueux de pavé rose parcourt l'aménagement paysager à l'est de l'édicule.
Le débarcadère et le stationnement réservé au sud de l'édicule. Le stationnement incitatif au sud de la station, avenue Léo-Lacombe. En arrière-plan, on voit les quais de la gare.
Panorama de la gare de train de banlieue, à partir du quai en direction de Saint-Jérôme (quai est). L'édicule est derrière le photographe; à centre droit, l'escalier depuis le passage sous le viaduc vers le quai en direction de Montréal (quai ouest).
La gare de trains de banlieue est aménagée sur un viaduc qui traverse le boulevard de la Concorde. L’accès au quai en direction de Montréal, de l’autre côté de la gare que la station de métro, est assuré via un passage en dessous du viaduc, puis par un escalier qui monte vers le quai. En revanche, on peut accéder directement au quai en direction de Saint-Jérôme à partir de l’édicule.
Un escalier couvert descend du parvis à côté du niveau inférieur de l'édicule vers un passage donnant accès au quai ouest de la gare et au trottoir du boulevard de la Concorde. L’escalier couvert du côté du quai en direction de Montréal, qui rejoint le passage sous le viaduc qui relie ce quai à l’édicule du métro. Entre l’escalier et le quai, une piste cyclable et piétonnière relie la gare au quartier situé au nord-ouest, de l’autre côté du boulevard de la Concorde, permettant de le désenclaver.
Le passage entre l'édicule et le quai ouest de la gare passe sous le viaduc qui accueille cette dernière. Vue de la gare du côté ouest, à partir du boulevard de la Concorde. La gare occupe un viaduc au-dessus de la chaussée. Un passage surélevé à côté du trottoir donne accès à l'escalier vers le quai ouest.

Le terrain à l’est de l’édicule bénéficie d’un aménagement paysager, dont les jardins et les trottoirs sont entrecoupés par un tracé sinueux fait de dalles roses. En avant, un trottoir en pente descend du carrefour du boulevard de la Concorde et de l’avenue Ampère vers l’édicule. Élément central de l’aménagement, le toit exposé du volume cubique accueille une terrasse en bois, agrémentée d’arbres et de bancs et entourée par les lanternes des puits de lumière du grand volume en dessous. La nuit, l’éclairage interne de la station fait briller ce périmètre telle une couronne de lumière.

L'aménagement paysager et piétonnier à l'est de l'édicule. L'aménagement incorpore un tracé sinueux composé de dalles roses. Le tracé de dalles roses continue au niveau du parvis derrière l'édicule, près de la gare.
Une terrasse en bois occupe le toit du volume principal, entourée par les lanternes de ses puits de lumière. L'édicule se trouve à droite.

Le jardin qui longe le trottoir menant à l’entrée inférieure bénéficie d’un éclairage spectaculaire en soirée, en tons de mauve, de bleu et d’orange. Ce jardin accueille l’œuvre d’art de la station : une sculpture signée Yves Gendreau au titre de Nos allers-retours. Cette œuvre se constitue d’une trame entremêlée de tubes colorés vert, orange, jaune et bleu pour les quatre lignes du métro, ainsi que mauve pour le train de banlieue. Accompagnés par des tubes en métal sur lesquels sont inscrits des messages qui suggèrent des extraits d’horodateur, ils symbolisent le trajet individuel de chaque passager, qui s’entrelace avec ceux des autres pour composer le système entier.

Le sentier paysager vers la station depuis le carrefour du boulevard de la Concorde et l'avenue Ampère. La sculpture Nos allers-retours d'Yves Gendreau longe le parcours. Vue de l'illumination nocturne de la sculpture Nos allers-retours d'Yves Gendreau.
Vue d'ensemble de la sculpture Nos allers-retours d'Yves Gendreau. Détail de Nos allers-retours d'Yves Gendreau. Détail des inscriptions sur les tubes en métal qui constituent la sculpture Nos allers-retours d'Yves Gendreau.
Chaque élément de cette magnifique station atteint son plein potentiel pour en faire un véritable joyau.

Accessibilité

À l’instar des autres stations lavalloises, cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant, et ce, depuis sa mise en service. Un ascenseur relie les deux niveaux de l’édicule à la billetterie, située au niveau du transept, alors que deux autres ascenseurs relient la passerelle aux deux quais.

Les trains sur la ligne de train de banlieue Montréal—Saint-Jérôme sont inaccessibles en fauteuil roulant. À la gare de la Concorde spécifiquement, bien que le quai en direction de Saint-Jérôme soit accessible de plain-pied à partir du niveau supérieur de l’édicule, le quai en direction de Montréal n’est pas accessible et il faudrait prévoir un ascenseur si la ligne de train de banlieue devait être mise en accessibilité.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

1 208 475 départs en 2023 (métro seulement)
61e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Cartier : 2073,60 mètres
Interstation la plus longue du réseau qui ne passe pas sous un cours d’eau
Vers Montmorency : 847,60 mètres

Origine du nom

Boulevard de la Concorde. L’ancienne ville de Pont-Viau a choisi ce nom pour un boulevard nouvellement ouvert le 21 juin 1956. Ce nom fait partie d’un système odonymique faisant référence à différents lieux en France, et commémore la célèbre place de la Concorde à Paris.1

La place de la Concorde se trouve au pied des Champs-Élysées dans le 8e arrondissement. Dessinée en 1755, elle était appelée à l’origine place Louis XV. Pendant la Révolution française, elle perd son toponyme monarchique en faveur du nom de place de la Révolution. La guillotine vient y trôner et 1 343 personnes y seront exécutées, dont le roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette, Lavoisier et Robespierre. Après la fin du Règne de Terreur, la place reçoit son actuelle dénomination en 1795 en guise de geste de réconciliation; ce nom devient définitif après la Révolution de juillet en 1830. En 1838, on y érige l’obélisque de Louqsor. Sous la place, la station de métro Concorde dessert les lignes 1, 8 et 12 du métro de Paris — en quelque sorte une « station sœur » …

Forme alternative occasionnelle : Concorde.

La place de la Concorde à Paris

La place de la Concorde à Paris
(Source2)

Faits divers

Rendu architectural de la station.

Rendu architectural de la station
(Source3)

L'excavation de la station en 2005.

L’excavation de la station en 2005

Le grand volume en chantier.

Le grand volume en chantier
(Source3)

Construction de la terrasse sur le toit du grand volume.

Construction de la terrasse sur le toit du grand volume
(Source3)

Une étape plus avancée de la construction du grand volume.

Une étape plus avancée de la construction du grand volume
(Source3)

  • Des scènes de l’émission télévisée Jack Ryan, plus précisément l’épisode final de la première saison, « Inch’Allah » (« Inshallah ») (2018), furent tournées dans cette station. Elle a représenté deux stations du métro de Washington, soit Navy Yard-Ballpark et, brièvement, Waterfront. L’extérieur de la station fut inséré visuellement dans une vue de Washington, et dans le cas de la station Waterfront, les carreaux bleus ont été numériquement remplacés par du blanc. D’autres scènes furent tournées dans les tunnels (avec l’addition numérique d’un train du métro de Washington) et dans la ville souterraine du Quartier international, qui a également représenté une partie de la station Waterfront.
Scène d'«Inch'Allah» (2018), épisode de l'émission Jack Ryan Scène d'«Inch'Allah» (2018), épisode de l'émission Jack Ryan John Krasinski dans «Inch'Allah» (2018), épisode de l'émission Jack Ryan
Ali Suliman dans «Inch'Allah» (2018), épisode de l'émission Jack Ryan John Krasinski dans «Inch'Allah» (2018), épisode de l'émission Jack Ryan John Krasinski dans «Inch'Allah» (2018), épisode de l'émission Jack Ryan
Ali Suliman dans «Inch'Allah» (2018), épisode de l'émission Jack Ryan

John Krasinski et Ali Suliman dans l’épisode « Inch’Allah » (2018) de l’émission Jack Ryan
(Source4)

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station de la Concorde

Alentours de la station

De la Concorde - Alentours de la station

Adresses des accès

Ville de Laval, quartier de Laval-des-Rapides
Zone tarifaire B

Entrée avant : 1200, boulevard de la Concorde Ouest, angle avenue Ampère
Entrée arrière/gare/stationnement incitatif/débarcadère : 1250, rue Léo-Lacombe, angle avenue Ampère

Lien vers OpenStreetMap
Lien vers Google Maps

Plan de quartier de la STM (PDF)

Attractions avoisinantes

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

Logo STM
Logo exo

Dernière mise à jour : 2026-09-07

Références
  1. Johanne Picard, Service de l’urbanisme, Ville de Laval. Communication personnelle, le 5 février 2026. ↩
  2. Source : Jorge Royan, Wikimedia Commons. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons CC BY-SA 3.0. ↩
  3. Source : © Agence métropolitaine du transport. ↩ ↩ ↩ ↩
  4. Images © 2018 Paramount Television et Amazon Content Services. ↩