CARTIER
Architecte
Richard Fortin
Artistes
Mise en service
28 avril 2007
Édicule secondaire : 22 mai 2009
Art et architecture
Cette station se caractérise par la simplicité de ses matériaux et de son aménagement. La nef de la station, construite en tranchée, est d’une forme simple et élégante : un prisme rectangulaire. Les matériaux de finition sont tout aussi épurés, soit des panneaux de blocs de terre cuite glacés orange, avec de l’acier inoxydable, du verre, du béton découvert et du granit noir. Les panneaux de terre cuite constituent des travées entre des colonnes de béton, à ras de leur surface. Des projecteurs jettent des plumes de lumière orange et bleu sur le mur de béton en haut de chaque travée.
De plus, la volée d’escaliers débouche sur la partie centrale surbaissée d’un atrium qui fait face à un large mur vitré, qui remplit cet espace de lumière naturelle et en fait jaillir dans la cage d’escalier. Cet atrium fait partie des formes plus particulières du vaste édicule principal. De forme triangulaire, l’atrium mène à ses deux extrémités vers des escaliers qui montent pour rejoindre les paliers des sorties, situés aux angles aigus du triangle.
La forme triangulaire de l’atrium sert à mettre en relation la ville extérieure et le métro. En effet, les cathètes perpendiculaires du triangle, constituées principalement de murs de verre, reprennent la trame urbaine orthogonale en longeant les boulevards Cartier et des Laurentides. Or l’hypoténuse, renforcée par un plan vertical imposant de granit noir, suit le tracé diagonal du tunnel du métro. Cette forme triangulaire est mise en évidence sur la façade avant du bâtiment grâce au toit incliné qui descend de l’hypoténuse vers l’angle droit.
Le grand mur vitré de l’atrium donne sur une cour anglaise devant l’édicule. Ce remarquable élément naturel est conçu pour ramener le carrefour fort achalandé à l’échelle humaine et pour admettre le soleil et la nature à la station. Par ailleurs, plusieurs des murs opaques sont munis de claires-voies pour admettre encore plus de lumière, tant dans cet espace que dans le terminus d’autobus attenant.
Aux abords de ce jardin se situe l’œuvre d’art de la station, un grand obélisque en acier inoxydable. Cette œuvre de Jacek Jarnuskiewicz, au titre de L’homme est un roseau pensant III (reprenant une citation de Blaise Pascal), se prête à de diverses interprétations.
D’abord, sur le plan formel, sa verticalité complémente l’étendue horizontale de l’édicule. Deuxièmement, la sculpture et la cour anglaise évoquent un marais, tel qu’existait dans un passé lointain à cet endroit. Ainsi, la sculpture suggère le roseau mentionné dans son titre, ou bien un animal de marais tel qu’un héron, un butor ou encore une libellule. Enfin, la sculpture a une valeur signalétique, servant de repère dans le quartier et soulignant ainsi l’insertion de la station dans la trame urbaine.
L’arrière de l’édicule accueille un important terminus d’autobus. Ce terminus regroupe des aires d’attente et des commerces à l’intérieur, des jetées accueillant des arrêts d’autobus lavallois, métropolitains et interurbains, ainsi qu’un stationnement incitatif de 465 cases. On accède au terminus par le palier à l’entrée sud de l’atrium, ainsi que par l’ascenseur entre le niveau de la billetterie du métro et le rez-de-chaussée. Un hall central mène aux jetées d’autobus, tandis qu’une aile au sud regroupe de petits commerces autour d’un couloir vers une billetterie et la sortie vers les arrêts des autocars interurbains et le stationnement.
Pendant que la station était encore en construction, on a annoncé la construction d’une entrée additionnelle, pour permettre un accès sécurisé à partir de l’autre côté du carrefour fort achalandé des boulevards Cartier et des Laurentides. Ouvert le 22 mai 2009, cet embranchement part du volume surbaissé de l’édicule principal et longe le jardin avant de passer sous le carrefour. Il est coiffé d’un petit édicule, revêtu des mêmes matériaux que l’édicule principal et muni de son propre débarcadère.
Cet édicule accueille sa propre œuvre d’art, accrochée au plafond au-dessus de l’escalier vers le rez-de-chaussée. Elle consiste d’un ensemble de trois éléments sculpturaux en forme de nénuphar, afin de rappeler l’ancien marécage à cet endroit, à l’instar de l’œuvre de Jacek Jarnuszkiewicz. Ces éléments semicirculaires sont constitués de tiges métalliques cintrées qui projettent des motifs d’ombre sur les murs et le plafond. Cette œuvre d’Yvon Proulx a pour titre Dessins suspendus.
Accessibilité
À l’instar des autres stations lavalloises, cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant, et ce, depuis son inauguration. Deux ascenseurs relient les quais à la passerelle, située au même niveau que la billetterie. De l’autre côté des tourniquets, un ascenseur monte au rez-de-chaussée et débouche dans le terminus d’autobus, juste à l’intérieur de la sortie sur le côté gauche du bâtiment, qui mène vers les jetées du terminus.
Notons que l’ascenseur est accessible à partir de l’entrée sud de l’atrium de la station de métro, qui fait face au boulevard des Laurentides, mais pas de l’entrée nord de ce même atrium, sur le boulevard Cartier.
Historique et faits divers
Achalandage
2 498 046 départs en 2023
38e station en achalandage
Longueur d’interstations
Vers Henri-Bourassa : 1101,60 mètres
Vers De la Concorde : 2073,60 mètres
Interstation la plus longue du réseau qui ne passe pas sous un cours d’eau
Origine du nom
Boulevard Cartier. Le 23 mars 1921, la ville de Laval-des-Rapides a changé les noms de toutes les rues de la municipalité; entre autres, l’ancienne avenue Laval a été rebaptisée rue Cartier. Comme la rue parallèle adjacente a pris le nom rue Laurier, presque certainement en l’honneur du premier ministre Wilfrid Laurier, on présume que la rue Cartier devait honorer un autre homme politique québécois de renommée au XIXe siècle, soit Sir George-Étienne Cartier. La rue Cartier, située entre les avenues Legrand et du Pacifique environ 2 km à l’ouest de la future station de métro, est devenue le noyau de l’actuel boulevard Cartier, ainsi désigné aux années 1960.1
Sir George-Étienne Cartier (1814-1873), l’un des Pères de la Confédération, naît à Saint-Antoine, Bas-Canada (Québec). Il se rallie aux Patriotes lors des révoltes de 1837-38 et est exilé au Vermont. À son retour, il devient député, puis co-premier ministre de la Province du Canada. Il est grandement responsable d’avoir gagné l’appui des Canadiens français pour la Confédération. Il décède à Londres.
Sir George-Étienne Cartier
(Source2)
Faits divers
- Les quais devaient à l’origine arborer des projecteurs émettant des plumes impressionnantes de lumière bleue. Malheureusement, à cause de problèmes techniques, on a dû enlever les lentilles avant l’ouverture de la station. Subséquemment, les lampes ont été munies de lentilles projetant des faisceaux avec un cercle bleu moins intense au centre, afin de reprendre dans une certaine mesure le design d’origine.
L’un des projecteurs bleus intenses sur le quai, avant l’ouverture de la station
(Source3)
Panorama du quai avant l’ouverture de la station, montrant les panaches intenses de lumière bleue créés par les projecteurs
Les quais juste avant l’inauguration de la station. Les lentilles bleues des projecteurs ont été enlevées.
(Source3)
Rendu architectural de l’édicule
(Source3)
Adresses des accès
Ville de Laval, quartier de Pont-Viau
Zone tarifaire B
Accès des Laurentides : 44, boulevard des Laurentides, angle rue Cartier
Accès des Laurentides (entrée secondaire) : 5, boulevard Cartier Ouest, angle boulevard des Laurentides
Accès Cartier : 30, boulevard Cartier Est, angle boulevard des Laurentides
Attractions avoisinantes
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Dernière mise à jour : 2026-08-22



















































