Station Langelier - Grand plan

Ligne 1 verte LANGELIER

Architectes

Architectes

Victor Prus et André G. Dionne

Mise en service

Mise en service

6 juin 1976

Art et architecture

Panorama de la mezzanine. La billetterie et le corridor vers les accès sont à gauche; au centre, les escaliers vers le quai Honoré-Beaugrand; à droite, les voûtes en gradins reliant la voûte de la grande caverne avec celle, plus petite, au-dessus des quais.

La station Langelier, construite et décorée presque entièrement en béton, offre un exemple impressionnant de l’architecture brutaliste des années 1970. À différence de la plupart des stations où les sections de la nef construites en tunnel émergent d’un grand volume central, ici la nef constitue essentiellement une seule voûte énorme. En effet, le grand volume, au toit cintré, n’aboutit pas sur un mur tympan au-dessus de la voûte de la portion creusée en tunnel; à la place, il se contracte graduellement, à travers une série d’arches en gradins, pour rejoindre la voûte plus petite.

Vue de la mezzanine surplombant l'extrémité ouest des quais et les arches en gradins. Ces arches en gradins relient la voûte principale du grand volume aux plus petites voûtes aux extrémités de la nef.

La salle de contrôle est aménagée sur une mezzanine dans le grand volume, qui est traversée par un corridor transversal qui la relie aux accès au nord et au sud. À l’intersection entre ce corridor et la mezzanine, la position de la barrière de perception est accentuée par deux grandes arches munies de tubes fluorescents qui soulignent la courbe de la grande voûte. L’effet frappant de cet éclairage évoque un décor de science-fiction.

La billetterie de la station occupe le centre de la voûte principale. L'accès à l'édicule Sherbrooke Nord est à droite; les escaliers vers les deux autres édicules se trouvent à gauche.
La salle de contrôle sous la voûte du grand volume de la station, soulignée par des arches illuminées. Une arche illuminée par des tubes fluorescents surplombe la ligne de perception dans la billetterie de la station. Vue de la ligne de perception, située sous une arche illuminée. On regarde vers la zone contrôlée de la mezzanine.

Au-delà des tourniquets, la mezzanine se prolonge pour former une longue et large étendue qui rejoint les escaliers fixes vers les quais. À la tête des escaliers, les luminaires au plafond sont arrangés en arabesque pour mieux faire ressortir la voie vers les quais.

La zone contrôlée de la mezzanine. On regarde vers les tourniquets, le commerce et le corridor vers les accès.
La large mezzanine s'étend vers l'ouest à partir de la billetterie pour rejoindre les escaliers vers les quais. La tête des escaliers reliant la mezzanine au quai Honoré-Beaugrand est marquée par des luminaires disposés en forme d'arabesque.

La mezzanine donne sur les quais par-dessus un large parapet incliné à un angle aigu. Sous la mezzanine et entre les deux escaliers, chaque quai présente une section de mur distinctive et monolithique qui reprend le même angle dans ses contours et les bas-reliefs sur sa surface. Les mains courantes des escaliers s’enroulent pour se poursuivre le long de ces murs, offrant une touche supplémentaire d’élégance à ces formes saisissantes.

Le parapet à l'extrémité de la mezzanine, remarquable pour son angle et sa largeur. Vue depuis les quais vers l'arche illuminée et le parapet situés derrière le commerce dans la salle de contrôle. La partie centrale des quais sous la mezzanine. On voit le mur central emblématique entre les escaliers ainsi que le large parapet de la mezzanine.
Dans cette vue d’un escalier vers le quai Angrignon, on voit au fond, sur le quai opposé, l’un des murs distinctifs situés entre les escaliers vers la mezzanine. Cette perspective montre comment ce dernier reprend l'angle du parapet et des escaliers. Vue de l'un des murs distinctifs des quais situés entre les escaliers vers la mezzanine, avec ses formes et reliefs anguleux et sa main courante en acier inoxydable en continuité avec celles des escaliers. Une rayure oblique en bas-relief au niveau du mur central rejoint l'un des bandeaux d'identification de la station.
Panorama des quais depuis le quai Angrignon. À gauche, on aperçoit l'un des écrans sculpturaux de Charles Daudelin. Au centre, les formes et reliefs anguleux du mur entre les escaliers vers la mezzanine.

La plupart des murs de la station se constituent de rangées ordonnées d’unités préfabriquées en béton, en forme de parenthèse, avec des sièges intégrés. Ces rangées, constituées de près de 1 200 unités au total, parcourent les murs un peu partout dans la station, unifiant ainsi tous ses niveaux.

La disposition en gradins des modules muraux en béton au niveau de la salle de contrôle. La tête de l'un des escaliers entre la mezzanine et le quai Angrignon. Le mur externe est paré des modules muraux en béton. Le pied de l'un des escaliers vers la mezzanine, paré des modules muraux en béton; à droite, les angles de l'un des murs centraux.
Le parement mural modulaire au niveau du quai. Une étendue des modules en béton en forme de parenthèse forme un banc au niveau du quai.

Les puits de ventilation au niveau des quais sont cachés par de beaux écrans sculptés en métal, signés Charles Daudelin. Chacun des deux ensembles sculpturaux est constitué de sept modules rectangulaires, dont les ouvertures circulaires laissent transparaître des panneaux dans des couleurs vives de jaune, orange, rouge et magenta. Les accents colorés et le fond mauve de ces sculptures sont parmi les seuls éléments colorés de la station; s’y ajoutent les accents rouge-orange sur certains murets. Cette œuvre d’art représente une deuxième collaboration dans le métro entre Daudelin et l’architecte Victor Prus, après la station Mont-Royal.

Vue frontale de l'écran sculptural de Charles Daudelin sur le quai Honoré-Beaugrand. Vue oblique de l'écran sculptural de Charles Daudelin sur le quai Angrignon; on y voit les couleurs vives à l’intérieur de ses modules en acier inoxydable. Détail de l'un des écrans sculpturaux de Charles Daudelin, présentant deux de ses modules.

Quant aux accès, le corridor transversal mène d’une part à l’édicule nord, et d’autre part, via des escaliers, à un autre corridor qui relie les deux édicules au sud de la rue Sherbrooke.

Vue le long du corridor transversal qui relie l’accès nord, l’escalier vers les accès sud et la billetterie. Un espace au pied des escaliers mécaniques vers la sortie Sherbrooke Nord.
Un couloir relie les deux édicules au sud de la rue Sherbrooke. Le couloir reliant les deux édicules au sud de la rue Sherbrooke débouche sur cet escalier vers la billetterie.

Les trois édicules occupent trois des quatre coins d’un carrefour. Ils partagent un design géométrique en béton, avec un toit légèrement saillant accentué par des panneaux carrés jumelés de béton qui en ressortent, avec des percées circulaires qui abritaient autrefois un luminaire.

Les trois édicules de la station : de gauche à droite, les accès Sherbrooke Sud, Langelier Ouest et Sherbrooke Nord. Vue extérieure de l'édicule Sherbrooke Nord. On remarque les colonnes obliques entre les baies vitrées, le toit en saillie et les panneaux jumelés dont l'ouverture circulaire accueillait anciennement un luminaire.

Les deux édicules principaux sont situés diagonalement de part et d’autre du carrefour. Ils se ressemblent beaucoup, avec des baies vitrées sur presque toute la longueur des façades principales, interrompues par des colonnes de béton inclinées vers l’extérieur. Dans ces deux édicules, la trémie de l’escalier est située au centre de la pièce. À partir du couloir souterrain, les rangées d’unités murales se poursuivent jusqu’en haut des escaliers; leur protrusion en haut de la balustrade encadre et fait ressortir la cage d’escalier.

Vue extérieure de l’édicule Sherbrooke Sud, à travers le boulevard Langelier. Intérieur de l'édicule Sherbrooke Sud. Au centre, les modules muraux en béton se projettent hors de la trémie pour l'encadrer.
Vue extérieure de l'édicule Sherbrooke Nord. La trémie d’escalier au centre de l’édicule Sherbrooke Nord. Vue à travers la trémie d’escalier dans l’édicule Sherbrooke Nord. Au-dessus de l’escalier, le toit reprend son angle en montant vers une claire-voie.

Le troisième édicule, qui n’est guère plus large que l’escalier qui le rejoint, est adossé au mur du centre commercial voisin. Moins fenêtrée, la majorité de sa façade consiste d’un mur incliné en béton cannelé.

Extérieur de l'édicule Langelier Ouest, contre le mur du centre commercial Domaine. La majorité de la façade est constituée d’un mur incliné en béton cannelé. Intérieur de l'édicule Langelier Ouest, plus petit que les deux autres.

Par son alliance de formes élégantes et stimulantes, cette station vaut bien une visite en personne.

Accessibilité

Cette station n’est pas accessible en fauteuil roulant. Aucun projet de mise en accessibilité n’a été annoncé.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

2 228 865 départs en 2023
45e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Cadillac : 518,51 mètres
Vers Radisson : 621,79 mètres

Origine du nom

Boulevard Langelier. Sir François-Charles-Stanislas Langelier (1838-1915), juriste et homme politique québécois, a connu une vie publique active. Il a occupé les fonctions de député provincial (1873-1875, 1878-1881), de commissaire des Terres de la Couronne et trésorier de la province de Québec (1878-1879), maire de Québec (1882-1890), député fédéral (1884-1898), juge de la Cour supérieure du Québec (1898-1911) juge en chef suppléant de la même Cour (1906-1911), et ultimement, lieutenant-gouverneur du Québec (1911-1915).

Cette voie de communication est baptisée rue Langelier en 1914, puis boulevard Langelier en 1968.

Sir François-Charles-Stanislas Langelier

Sir François-Charles-Stanislas Langelier
(Source1)

Faits divers

  • L’idée initiale des architectes pour l’apport artistique dissimulant les puits de ventilation prévoyait des « sculptures musicales », telles des orgues avec des tubes métalliques renfermant des morceaux de verre suspendus.2
Esquisse architecturale du hall

Esquisse architecturale du hall
(Source2)

La nef de la station en chantier en 1973.

La nef de la station en chantier en 1973
(Source3)

Vue aérienne du chantier de la station en 1975.

Vue aérienne du chantier de la station en 1975.
(Source4)

L'un des luminaires anciennement situés dans les ouvertures circulaires dans les panneaux au-dessus des portes des édicules.

L’un des luminaires anciennement situés dans les ouvertures circulaires dans les panneaux au-dessus des portes des édicules

  • Une scène du film King Dave (2016) de Podz (Daniel Grou) fut tournée dans cette station. Dans une prouesse technique, cette scène, ainsi que la scène précédente dans la station Cadillac puis dans un train, furent tournées dans un seul et même plan-séquence, en continu avec l’ensemble du film.
Alexandre Goyette dans King Dave (2016) Élie Stuart dans King Dave (2016)
Alexandre Goyette dans King Dave (2016) Alexandre Goyette et Mylène St-Sauveur dans King Dave (2016)

Alexandre Goyette, Élie Stuart et Mylène St-Sauveur dans King Dave (2016)
(Source5)

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Langelier

Alentours de la station

Langelier - Alentours de la station

Adresses des accès

Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve

A Accès Sherbrooke Nord : 6595, rue Sherbrooke Est, angle boulevard Langelier
B Accès Sherbrooke Sud : 3355, boulevard Langelier, angle Rue Sherbrooke
C Accès Langelier Ouest : 6590, rue Sherbrooke Est, angle boulevard Langelier6

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Plan de quartier de la STM (PDF)

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

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Dernière mise à jour : 2026-07-28

Références
  1. Montminy & cie, c. 1910. Photo de Sir François Langelier. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P1000,S4,D83,PL35-2.  ↩
  2. Victor Prus, André G. Dionne, architectes. Métro de Montréal, station Langelier (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). 31 août 1971. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-28F. ↩ ↩
  3. Photographie par Paul-Henri Talbot, La Presse, 26 octobre 1973. Fonds La Presse. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P833,S4,D1623, no. 91. ↩
  4. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-B176-017. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  5. Images © 2016 Les Films Séville Inc. ↩
  6. Une certaine confusion entoure l’appellation des deux accès au sud de la rue Sherbrooke. Le site web de la STM inverse les noms mentionnés ici, sans doute en se fiant aux adresses municipales. Or, cela donnerait le nom Langelier Ouest à l’accès situé du côté est du boulevard Langelier. L’arrangement utilisé sur cette page apparaît dans d’anciens plans des alentours des stations, ex. STCUM (1995), Autour du métro : plans des environs des stations du métro de Montréal (Montréal : STCUM), p. 26. ↩