Station Angrignon - Grand plan

Ligne 1 verte ANGRIGNON

Ligne 1 verte  Angrignon

⦸ Terminus

Architecte

Architecte

Jean-Louis Beaulieu

Artiste

Artistes

Mise en service

Mise en service

3 septembre 1978

Art et architecture

Extérieur de l'édicule, vu depuis le sud-ouest et le trottoir vers le parc Angrignon. La charpente du bâtiment, tel un échafaudage, dépasse ses murs et soutient les voûtes semi-cylindriques de sa toiture. Les cheminées orange de part et d'autre sont des puits de ventilation. Le terminus d'autobus se voit à gauche.

Cette station magnifique occupe une superficie de 50 000 mètres carrés dans le parc Angrignon, y compris un grand terminus d’autobus desservant le sud-ouest et l’ouest de l’île de Montréal, ainsi que les autobus Exo vers la Rive-Sud.

La lumière est l’âme de la station. Dès qu’un train entre en station, la noirceur du tunnel est chassée par un éclairage naturel éblouissant, encore plus brillant qu’à la station voisine Jolicoeur.

À chaque extrémité des quais, de longues baies vitrées admettent la lumière naturelle et donnent sur un talus verdoyant.

Angrignon est la seule station dont les quais ne sont pas complètement souterrains. En effet, de jolis talus gazonnés et plantés d’arbres et d’arbustes descendent jusqu’au niveau des quais, y faisant ainsi entrer la lumière naturelle par de vastes pans vitrés aux extrémités de la nef. Ainsi, on ressent la présence du soleil et du parc partout dans la station. On y trouve également, près de chaque escalier, une fenêtre circulaire; malheureusement, des rénovations ont implanté des vitres plates au lieu des charmantes bulles hémisphériques dont elles étaient autrefois munies, en saillie vers le gazon.

Panorama des quais vus depuis le pied des escaliers vers le quai de départ. Des baies vitrées longent les extrémités des quais et y font jaillir de la lumière naturelle, alors que l'espace central est illuminé à travers les dômes transparents au plafond. Les panneaux jaune vif sur les murs ajoutent encore plus de luminosité. On voit un volet de l'œuvre de Shelley Miller Les boîtes vivantes sur le quai en face.
Vue extérieure de la fenestration des quais, avec le talus paysagé qui descend jusqu'au niveau des quais. La fenestration du quai d'arrivée. La fenêtre ronde près de l'escalier du quai d'arrivée, avec une grille empêchant de s'asseoir.

Un espace au centre des quais relie le sous-sol au rez-de-chaussée, éclairant les quais à travers une charpente de poutres en béton.

Le parapet et le vide au-delà de la zone contrôlée, donnant sur les quais. Les escaliers et les ascenseurs se voient à gauche et à droite. La charpente de poutres de béton dans la percée visuelle entre la zone contrôlée et les quais. Vue des rails depuis l'extérieur de l'édicule, façade nord-est; on aperçoit la charpente de poutres en béton.

Le vaste édicule, qui incorpore la salle de contrôle, est recouvert par des rangées de dômes hémicylindriques translucides et ses murs sont presque entièrement vitrés. Les dômes reposent sur une charpente de poutres en béton, ce qui permet l’utilisation de murs-rideaux tout en donnant au bâtiment un air de légèreté diaphane, tel un pavillon de bazar. En appui à cette impression, les dômes ainsi que la charpente du bâtiment s’étendent au-delà des murs pour former un large rebord sur le pourtour de l’édifice. À partir de 2014, les dômes et la fenestration ont été refaits pour régler des problèmes d’infiltration d’eau.

Intérieur de l'édicule; on voit les tourniquets, la charpente et le plafond constitué de dômes transparents. Vue depuis le nord-est (dans la zone contrôlée).
Marquise et charpente au niveau de la façade nord-est. On voit le terminus d'autobus à droite. Marquise et charpente dépassant les murs de l'édicule sur le côté sud-est de celui-ci. La sortie sud-est, protégée par la toiture en saillie.

La jetée centrale du terminus d’autobus situé au nord de la station est coiffée de dômes qui poursuivent la toiture de l’édicule. Cette continuité protège les passagers des intempéries tout en reliant visuellement le terminus avec l’édicule de la station. Certaines autres jetées couvertes, construites ultérieurement, ont un style différent.

Panorama du terminus d'autobus, avec la marquise de la jetée centrale reliée à l'édicule. L'aile au fond à droite et sa propre marquise ont été construites ultérieurement et présentent donc un style différent, de même que certaines autres installations autour de la station.
Des dômes transparents recouvrent la jetée centrale du terminus d'autobus, au nord-ouest de l'édicule. Même avant d'atteindre la longue jetée centrale, les alentours de l'entrée de la station à eux seuls offrent une large aire d'attente protégée grâce à la saillie considérable de la toiture. Coin du terminus d'autobus donnant sur le parc Angrignon, avec une sortie vers le parc.

De part et d’autre de l’édicule, des passerelles, aménagées à même le toit au-dessus des voies, relient la station au boulevard des Trinitaires et aux sentiers du parc. Celle du côté sud-ouest passe entre deux puits de ventilation imposants mais ludiques, avec leur couleur orange vif et leur forme de cylindres biseautés; on dirait les cheminées d’un paquebot. Un stationnement incitatif, un débarcadère et un poste de taxis sont aménagés au sud de l’édicule, de même qu’une boucle d’autobus supplémentaire.

Sortie sud-ouest menant vers le parc. On voit le trottoir qui passe sur le toit de la nef, sous une saillie de la toiture. Le trottoir entre la sortie sud-ouest de la station et le parc passe le long du toit de la nef. Le trottoir au sud-ouest de l'édicule passe entre deux imposants puits de ventilation, de couleur orange vif.
Comme à l'autre extrémité, un trottoir passe entre le côté nord-est de l'édicule vers le boulevard des Trinitaires. Il n'y a pas de sortie de ce côté de l'édicule, mais la saillie de la toiture offre un parcours protégé entre les sorties latérales et ce trottoir. Le trottoir au nord-est de la station passe sur le toit de la nef jusqu’au boulevard des Trinitaires, encadré par les talus paysagés qui descendent vers les fenêtres des quais. À droite, le terminus d’autobus; à gauche, une boucle d’autobus supplémentaire au sud de l’édicule.
Au sud de l'édicule, une boucle d'autobus supplémentaire accueille aujourd'hui une seule ligne. Le style de la marquise indique qu'elle a été ajoutée après la construction de la station, soit aux années 1990. À l'extrême droite, un prototype de borne de rechargement pour autobus électriques. Plus au sud de l'édicule (droite), on trouve un poste de taxis (centre), un débarcadère et un stationnement incitatif (gauche).

À part le verre et le béton, la palette incorpore des tons chaleureux et vifs. Les fenêtres et les dômes du toit sont encadrés par des meneaux courbes de couleur rouge-orange, qui mettent en relief la verdure; cet effet est augmenté par les bancs en bois et le carrelage de terre cuite au sol. Au milieu du quai, des panneaux jaune vif viennent pallier le manque de fenestration, et les bouches de ventilation, de grands cylindres biseautés comme leurs homologues extérieurs, sont munies de grilles de bleu, mauve et rouge.

Banc en bois au niveau du quai, avec la fenestration en arrière-plan. Les grilles bleue, mauve et rouge sur les imposantes bouches d'aération au centre de chaque quai.
Panorama du quai d'arrivée, vu depuis le quai Honoré-Beaugrand. Alors que la lumière naturelle jaillit sur les extrémités des quais, la partie centrale est égayée par les panneaux muraux jaune vif et les couleurs des grilles des puits de ventilation.

L’implantation d’ascenseurs en 2022 a entraîné l’ajout de la première œuvre d’art de la station : une paire de murales en céramique créée par Shelley Miller, implantés sur les deux quais près des ascenseurs. Sous le titre Les boîtes vivantes, les œuvres hautes en couleur font référence à l’histoire du parc, dont les animaux autrefois exposés à l’ancien zoo et d’autres images historiques, dans le style d’un cabinet de curiosités.

L'ascenseur entre la zone contrôlée au rez-de-chaussée et le quai de départ. Les ascenseurs ont été aménagés dans des agrandissements de l'édicule. Les ascenseurs, dans ce cas celui du quai d'arrivée, sont situés à côté des escaliers. L'un des volets de l'œuvre de Shelley Miller Les boîtes vivantes se trouve à proximité.
L'un des volets de l'œuvre Les boîtes vivantes de Shelley Miller, situé sur le quai d'arrivée près des escaliers et de l'ascenseur. L'un des volets de l'œuvre Les boîtes vivantes de Shelley Miller, situé sur le quai de départ près des escaliers et de l'ascenseur.
Panorama du centre des quais, avec les deux volets de l'œuvre Les boîtes vivantes de Shelley Miller de part et d'autre des voies.

En 1979, l’Ordre des architectes du Québec a décerné un premier prix à Jean-Louis Beaulieu pour son travail sur cette station magnifique.

Accessibilité

Cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant. Il y a deux ascenseurs, reliant la salle de contrôle au rez-de-chaussée avec chacun des quais. Les ascenseurs sont situés près des escaliers vers les quais.

Les travaux d’installation des ascenseurs ont débuté le 7 octobre 2019, et ils ont été mis en service le 9 décembre 2022.

Historique et faits divers

Origine du nom

Parc Angrignon. Jean-Baptiste Arthur Angrignon (1875-1948) fut échevin du quartier Saint-Paul (1921-1934) et il fit partie du Comité exécutif de la ville de Montréal (1928-1930). Ayant joué un rôle important dans le développement du district, il fut honoré par la dénomination d’un parc de 107 hectares aménagé sur les anciens terrains de la famille Crawford, en 1927.

Variation rare : Parc-Angrignon. Ce nom était prévu par une résolution du Comité exécutif de la Ville de Montréal en date du 27 août 1974 et portant sur les noms des stations des prolongements de la ligne verte.1 Toutefois, le nom Angrignon a toujours été utilisé dès l’ouverture de la station, avec quelques exceptions : le nom Parc-Angrignon était imprimé sur certaines correspondances, et il figure aussi sur les plans du réseau officiels entre 1982 et 1986. On ignore comment il se fait que le nom adopté par la résolution a été écarté en faveur du nom définitif.

J.B. Arthur Angrignon

J.B. Arthur Angrignon
(Source2)

Faits divers

  • Le prolongement ouest de la ligne verte devait à l’origine aboutir à la station Monk. La station Angrignon fut rajoutée aux plans à la suite de l’incendie catastrophique de la station Henri-Bourassa en 1971. La grande profondeur de cette station ayant entravé les efforts des pompiers, la Communauté urbaine de Montréal a décidé en 1973 que les stations-terminus futures devaient être moins profondes, étant donné leur fort achalandage, afin de faciliter l’évacuation des passagers et l’intervention des services d’urgence.3 La décision a également été informée par la difficulté d’implanter un terminus de métro, et surtout un important terminus d’autobus, dans un secteur densément bâti tel que celui de la station Monk.4 Le projet a procédé malgré des avertissements des ingénieurs parisiens de la RATP qu’une station dans un parc générerait un achalandage insuffisant—des craintes qui se sont manifestement avérées infondées depuis.5
Coupe architecturale de la station.

Coupe architecturale de la station.
(Source6)

Maquette architecturale de la station.

Maquette architecturale de la station.
(Source7)

La station en construction.

La station en construction.
(Source7)

Vue aérienne de la station en construction. Vue aérienne de la station en construction.

Vues aériennes de la station en construction.
(Source8, 9)

L'inauguration de la station et de la prolongation de la ligne verte en 1978. De gauche à droite : Gérard Gascon, directeur du BTM; Lawrence Hanigan, président de la CTCUM; Yvon Lamarre, président du comité exécutif de la Ville de Montréal; Laurent Lessard, ministre des Transports du Québec; Pierre Des Marais II, président de la CUM; Jean-Marc Lacoste, député de Sainte-Anne; Jacques Couture, député de Saint-Henri. L'inauguration de la station et de la prolongation de la ligne verte en 1978.

L’inauguration de la station et de la prolongation de la ligne verte en 1978.
(Source7)

Plan du réseau 1983 de la CTCUM, attribuant à la station le nom Parc-Angrignon.

Plan du réseau 1983 de la CTCUM, attribuant à la station le nom Parc-Angrignon.
(Source10)

  • Cette station est l’une des deux stations munies d’un prototype de borne de recharge rapide pour les autobus électriques. Ceux-ci ont été installés en 2017 ici et à Square-Victoria–OACI, soit les deux terminus de la ligne 36-Monk, afin d’y tester ces autobus. Les bornes sont capables de recharger un autobus en trois minutes à travers leur pantographe.11 L’acquisition d’autobus additionnels a permis de convertir la ligne 36 à l’opération 100 % électrique, une première au Canada.12 Toutefois, ces bornes ne se sont pas répandues par la suite, apparemment à cause des avancées depuis en matière de véhicules électriques à grande autonomie. En effet, en 2019, la STM a acheté 30 autobus avec une autonomie de 250 km, de sorte à ne pas avoir besoin de se recharger durant le service.13 Néanmoins, les autobus prototypes desservent encore la ligne 36; par conséquent, cette ligne est la seule à utiliser la boucle d’autobus supplémentaire au sud de la station, où se trouve la borne de recharge.
Le prototype de borne de recharge pour autobus électriques.

Le prototype de borne de recharge pour autobus électriques

L'une des anciennes vitres en forme de bulle, dans les fenêtres rondes près des escaliers des quais.

L’une des anciennes vitres en forme de bulle, dans les fenêtres rondes près des escaliers des quais
(Source14)

Les murs des quais près des escaliers arboraient autrefois ces décorations, qui reprenaient les couleurs des grilles des bouches de ventilation. Ces murs ont été démolis dans le cadre de l'installation des ascenseurs.

Les murs des quais près des escaliers arboraient autrefois ces décorations, qui reprenaient les couleurs des grilles des bouches de ventilation. Ces murs ont été démolis dans le cadre de l’installation des ascenseurs.

  • À différence de la plupart des stations des prolongements, la station Angrignon n’était pas dotée d’œuvre d’art lors de son inauguration, peut-être parce qu’on jugeait que son design unique n’avait pas besoin d’apport artistique additionnel.15 Toutefois, le garage de trains à proximité (situé à l’ouest de la station, le long de la limite nord-ouest du parc), qui faisait partie du même contrat, a reçu une immense murale créée par Jean-Paul Mousseau, composée de panneaux métalliques jaunes, orange et rouges dans un motif répété.
Le garage Angrignon, avec sa murale créée par Jean-Paul Mousseau, vu du boulevard des Trinitaires. Panorama du garage Angrignon, avec sa murale créée par Jean-Paul Mousseau, vu du parc Angrignon.

Le garage Angrignon, avec sa murale créée par Jean-Paul Mousseau.

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Platform diagram - Angrignon station

Alentours de la station

Angrignon - Alentours de la station

Adresse de l’accès

Arrondissement du Sud-Ouest
3500, boulevard des Trinitaires, angle avenue Lamont

Lien vers OpenStreetMap
Lien vers Google Maps

Plan de quartier de la STM (PDF)

Liens vers les sites officiels

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

Logo STM

Dernière mise à jour : 2026-09-22

Références

  1. Comité exécutif de la Ville de Montréal (27 août 1974). Résolution no. 71596. Archives de la Ville de Montréal, VM166-D02013-54. ↩
  2. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-Z903-02. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  3. Beauvais, André. (1973, 10 août). Les plans du métro sont modifiés : Cout : $ 190 millions. Montréal-Matin. ↩
  4. Une station de métro serait construite dans le parc Angrignon. (1973, 30 mai). Le Devoir. ↩
  5. STM. Affichage sur Facebook, le 1er septembre 2023. ↩
  6. Source de l’image : Bureau de transport de Montréal. (1978). [Livret sans titre à propos du prolongement de la ligne verte en 1978.] Montréal : BTM. P. 7. ↩
  7. Source de l’image : © Archives de la STM. ↩ ↩ ↩
  8. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-036-05. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  9. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-036-08. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  10. Source de l’image : CTCUM. (1983, janvier). Plan du réseau C.T.C.U.M. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0006813063.  ↩
  11. STM. (2018, 8 juin). La STM complète avec succès la première année du projet Cité Mobilité. Communiqué de presse. ↩
  12. STM. Bus électriques. Consulté le 14 novembre 2024. ↩
  13. STM. (2019, 11 novembre). Le bus électrique à grande autonomie fait son arrivée à Montréal. Communiqué de presse. ↩
  14. Photo de Robert Mailloux, La Presse, le 19 août 1977. Source : Fonds La Presse, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P833,S5,D1977-0308.  ↩
  15. Laurent, R., Price, B. (1978, 18 mars). Now Metroland shows shades of science fiction. The Gazette. ↩