Station Square-Victoria–OACI - Grand plan

Ligne 2 orange SQUARE-VICTORIA–OACI

Architectes

Architecte

Irving Sager (Ville de Montréal)

Mise en service

Mise en service

6 février 1967

Art et architecture

Vue panoramique des quais. Les murs sont parés de mosaïque de couleur or sur la majorité de la longueur des quais, construite en tunnel. Les sections dans le volume principal sont revêtues de brique glacée de couleur beige et marron pourpre.

Le Style international, un courant architectural à la mode au moment de la conception du réseau initial, préconise les lignes claires et géométriques, les surfaces et espaces épurés et les parements uniformes. Ce style moderniste a influencé plusieurs éléments omniprésents dans le réseau du métro, tels que les luminaires, les bandeaux de nom des stations et les enseignes directionnelles. Or, c’est à cette station où ce courant atteint sa plus pleine expression. Les étendues dépouillées des murs au niveau des quais, des couloirs et des accès sont exemplaires de ce style.

Les murs des quais sont parés de mosaïque de couleur or, de même que les murs dans la majorité des autres aires de la station. Des murs de brique glacée beige et marron pourpre entourent l'escalier est entre le quai Montmorency et la mezzanine. L'escalier est entre le quai Côte-Vertu et la mezzanine est séparé du quai par un mur de brique glacée marron pourpre.

Plusieurs revêtements muraux simples sont utilisés. Dans le volume central des quais et de la mezzanine, on a utilisé des briques glacées de tons sobres de beige et de marron pourpre. Or, la plupart des autres surfaces dans la station, dont les parties des quais construites en tunnel et les corridors, sont revêtues d’une mosaïque de couleur dorée qui rappelle la présence du district financier historique de Montréal, ainsi que de la Tour de la Bourse.

Le parapet de la mezzanine donnant sur les quais. Le relief Kawari Kabuto de Robert Savoie occupe le mur tympan du volume au-dessus de la voûte de la nef; la couleur brune de son acier Cor-Ten complémente les murs marron pourpre à côté des escaliers.

La station est centrée sur une vaste salle de contrôle, occupant une large et longue mezzanine dont les espaces dégagés permettent d’accommoder l’affluence quotidienne des travailleurs des bureaux riverains et de les diriger vers les quatre imposants escaliers vers les quais. Depuis la salle de contrôle, deux tunnels très longs s’étendent au nord et au sud, débouchant sur des entrées distribuées sur quatre coins de rue (environ 300 mètres) entre les rues Belmont et Saint-Jacques.

Vue de la mezzanine regardant vers l'ouest et les tourniquets. À droite, une passerelle traverse un escalier pour relier la mezzanine à l'entrée Viger. Vue de la mezzanine et de la zone contrôlée. Des grilles parcourent tout le pourtour de la billetterie, protégeant des percées visuelles étroites qui soulignent que cet espace est aménagé sur une mezzanine au-dessus des quais.
Panorama le long de la billetterie, avec les tourniquets à gauche. Au centre, l'accès à la sortie Viger; à droite, le tunnel qui monte vers la sortie Belmont.
Cette vue panoramique de la billetterie met en évidence le long axe formé par les tunnels vers les sorties. Cet axe traverse le côté est de la billetterie, et mène au sud vers les sorties Saint-Antoine et Saint-Jacques (centre gauche) et au nord vers la sortie Belmont (droite). Le plus petit des deux volets de l'œuvre Kawari Kabuto de Robert Savoie se voit à gauche, au-dessus de la voûte des quais.

Pour atteindre la sortie Belmont, le tunnel nord parcourt près de 150 m en distance et 15 m de dénivellation, gravissant la côte du Beaver Hall à l’aide de deux vertigineuses volées d’escaliers mécaniques. La sortie Belmont offre également une connexion de la ville souterraine vers l’édifice du 1080, côte du Beaver Hall, dans lequel il a été construit.

Le long tunnel en pente entre la billetterie et le pied des escaliers vers la sortie Belmont. Le pied de la première volée vertigineuse d'escaliers vers la sortie Belmont.
Le palier légèrement infléchi entre les deux longues volées d'escaliers vers la sortie Belmont.
Arrivé en haut des deux volées d'escaliers mécaniques vers la sortie Belmont, il reste toutefois un escalier de plus pour atteindre la porte. À gauche, une murale de Jean-Paul Mousseau; à droite, un accès de la ville souterraine vers l'édifice 1080 Beaver Hall. L'extérieur de la sortie Belmont.

Le tunnel sud accueille des passagers à deux endroits. D’abord, un escalier mécanique donne accès à la sortie Saint-Antoine (voir plus bas). Le palier entre la tête de l’escalier mécanique et le pied de l’escalier fixe vers cette sortie donne également accès à la Maison de l’OACI ainsi qu’à l’édifice Jacques-Parizeau.

Le corridor sous l'entrée Saint-Antoine (gauche). Le passage bifurque des deux côtés vers des tunnels de la ville souterraine menant à la Maison OACI (centre) et l'édifice Jacques-Parizeau (droite). Les escaliers vers la station sont à centre droit.
L'atrium en saillie de la Maison OACI fait office d'entrée de métro auxiliaire entre la rue Viger et la rue Saint-Antoine. Un prototype de poste de ravitaillement pour les autobus électriques a été installé devant lui. Un escalier à l'intérieur de l'atrium de la Maison OACI, se dirige vers le métro.
Le deuxième accès est celui de la rue Saint-Jacques, à l’extrémité du tunnel, dont l’édicule a été reconstruit durant la rénovation du Quartier international en 2004. Cette entrée débouche sur une grande rotonde qui relie également les accès souterrains au Centre de commerce mondial de Montréal et à la Tour de la Bourse.
Le pied des escaliers vers la sortie Saint-Antoine. À droite, le corridor continue vers la sortie Saint-Jacques. Le tunnel vers la billetterie à partir de l'entrée Saint-Jacques.
L'impressionnante rotonde et sa coupole à l'extrémité sud du tunnel d'accès. De gauche à droite, la rotonde s'ouvre vers la Place Victoria/Tour de la Bourse, la station de métro, le Centre de commerce mondial de Montréal et les escaliers vers la sortie Saint-Jacques.
L'intérieur de l'édicule Saint-Jacques. Bien que l'édicule ait été presque entièrement reconstruit, la charpente carrée des poutres en béton au plafond est originelle. L'extérieur de l'édicule Saint-Jacques, reconstruit en 2004. La structure entière est vitrée, éclairant l'intérieur et permettant à la structure de se fondre dans le feuillage du square Victoria.

Enfin, l’escalier vers la sortie Viger, qui assure également l’accès intérieur aux tours 600 et 700 De La Gauchetière, débouche près de la mezzanine dans le centre de la station. En face de cet escalier, le lien le plus récent de la ville souterraine rejoint la Tour Air Canada grâce à un ascenseur.

Extérieur de l'entrée Viger, intégrée au basilaire de l’édifice 600 De La Gauchetière. Intérieur de l'entrée Viger. Les portes à gauche offrent un accès par ville souterraine au complexe des tours 600 et 700 De La Gauchetière.
Les escaliers menant vers la sortie Viger. La sortie Viger fut ajoutée en 1983 dans le cadre de la construction des tours 600 et 700 De La Gauchetière. Elle fut reliée à la billetterie de la station à l'aide de cette passerelle au-dessus de l'escalier est vers le quai Côte-Vertu. Cette issue est entourée par une surface en béton brut facettée qui détonne des finitions ailleurs dans la station.
Fait insolite, l'accès Viger a été muni de deux raccordements différents à la billetterie. L'aire au pied de l'escalier donne directement sur la salle de contrôle (en tournant à droite à la fin des marches), mais également sur le tunnel d'accès nord (en face du pied des escaliers, tel qu'on le voit ici). Les raisons motivant cet aménagement sont inconnues. Le lien de la ville souterraine vers la Tour Air Canada, construite en 2014, offre un lien public par ascenseur entre la surface et le niveau de la billetterie de la station. Cet accès donne sur le corridor vers la sortie Belmont, vis-à-vis du pied des escaliers vers la sortie Viger.

La mezzanine et les quais sont embellis d’une œuvre d’art discrète mais impressionnante, une paire de murales en acier Cor-Ten, peintes en brun. La plus grande des deux murales se trouve sur le tympan ouest du grand volume, au-dessus de la voûte de la nef, tandis que l’autre est sur le tympan est de ce volume, face à la mezzanine dont elle n’est séparée que par un petit espace. Cette œuvre de Robert Savoie, intitulée Kawari Kabuto (terme japonais signifiant un style de casque de samouraï richement ornementé), arbore des courbes sinueuses et harmonieuses en haut-relief.

Le volet plus grand du relief Kawari Kabuto de Robert Savoie, sur le mur tympan ouest du volume principal au-dessus de la voûte de la nef.
Le volet plus petit du relief Kawari Kabuto de Robert Savoie, sur le mur est de la billetterie, au-dessus de la voûte de la nef.
Détail du volet plus petit de Kawari Kabuto de Robert Savoie. On voit l'entrelacs en relief sur la surface de l'œuvre, ainsi que la signature de l'artiste. Les coloris brillants de la murale en plastique laminée de Jean-Paul Mousseau, située au niveau du palier sous l'entrée Belmont. Les flèches orange indiquent le chemin à suivre vers la station.

L’autre œuvre d’art de l’intérieur de la station est une murale hautement colorée, signée Jean-Paul Mousseau. Les modifications portées à la station au fil du temps ont fait déplacer cette œuvre à plusieurs reprises. À présent, elle est située dans l’entrée Belmont, à la tête de l’escalier mécanique, où ses flèches orange vif servent de repère directionnel.

Mais l’orgueil de la station, et l’un des plus beaux fleurons de la collection d’art du métro de Montréal, est le merveilleux entourage du métro de Paris qui coiffe la sortie Saint-Antoine dans le square Victoria. Cet exemple de l’œuvre célèbre du style Art nouveau de l’architecte français Hector Guimard fut offert aux Montréalais par la ville de Paris en 1967, pour commémorer la collaboration entre le génie français et canadien qui a servi à réaliser le métro.

Le devant de l'entourage du métro parisien d'Hector Guimard, en contexte sur la sortie Saint-Antoine dans le square Victoria. Vue oblique arrière de l'entourage parisien d'Hector Guimard, avec ses formes biomorphiques et son lettrage typiques du mouvement Art nouveau.

Image emblématique de Paris, les entourages de métro en fonte d’Hector Guimard sont de renommée mondiale. Avec leurs formes sinueuses végétales, ils sont justement célèbres comme exemples du style Art nouveau de la Belle Époque. Quelques exemples sont préservés dans des musées tels que le Museum of Modern Art à New York. Bien que le métro de Paris ait depuis offert des reproductions d’entrées Guimard à plusieurs villes du monde, l’œuvre montréalaise demeure la seule entrée Guimard authentique au monde sur une station de métro hors Paris.

Vue en contre-plongée de l'entourage Guimard, avec l'emblématique enseigne « Métropolitain » entre les élégants luminaires « brin de muguet ». Pour encore plus d'authenticité, l'entrée est revêtue des carreaux biseautés blancs typiques du métro parisien. L'un des flamboyants écussons du grillage de l'entourage Guimard. La profusion de détail décoratif constitué de formes biomorphiques fluides et élégantes est typique du mouvement Art nouveau de la fin du XIXe et le début du XXe siècle, mouvement dont Guimard fut l'un des principaux exposants.

Restauré à sa splendeur d’origine en septembre 2003 dans le cadre du projet de réaménagement du Quartier international, le Guimard montréalais est un véritable joyau du métro qui vaut le déplacement à lui seul.

Accessibilité

Cette station n’est pas accessible en fauteuil roulant. Aucun projet de mise en accessibilité n’a été annoncé.

Grâce au lien de la ville souterraine, la Tour Air Canada offre un accès public en ascenseur vers le niveau de la billetterie.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

3 985 437 départs en 2023
20e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Bonaventure : 392,60 mètres
Vers Place-d’Armes : 356,60 mètres

Origine du nom

Square Victoria. Anciennement connu sous le nom de place du Marché-à-Foin (Haymarket Square) et place des Commissaires, ce square fut rebaptisé en hommage à la reine Victoria (1819-1901), reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande 1837-1901 et impératrice des Indes 1876-1901, à l’occasion d’une visite du prince de Galles (le futur roi Édouard VII) à Montréal en 1860.

Le square fut réaménagé dans le cadre du projet de développement du Quartier international de Montréal. Ce projet comprenait la reconfiguration du square pour retrouver ses tracés routiers d’origine, la plantation d’arbres dans chaque section du parc, l’installation de fontaines, d’éclairage et de mobilier urbain, la restauration des sorties Saint-Antoine et Saint-Jacques de la station de métro, et la remise en valeur et le déplacement de la statue de la reine Victoria.

Maison de l’OACI. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) est un organisme des Nations Unies qui coordonne les normes, les règles et les pratiques entourant l’aviation civile à travers le monde. Fondée en 1944, elle a son siège social à Montréal depuis 1946 et occupe son actuel édifice depuis sa construction en 1996. Le nom de la station a été changé en 2014 pour souligner le 70e anniversaire de l’organisation.

Anciennement : Square-Victoria (changement de nom entériné le 2 avril 2014 et effectué le 14 novembre 2014). Le panneau de nom spécialement créé pour l’entrée Guimard arbore toujours le nom « Square-Victoria ».

Anciens noms alternatifs : Victoria; Place-Victoria. (Certaines correspondances portaient autrefois le nom « Place-Victoria ». Beaucoup plus tard, ce nom fut affiché au-dessus de la porte de l’édicule Saint-Jacques pendant quelques années jusqu’en au moins 2009,1 alors qu’il n’était plus utilisé nulle part depuis longtemps.)

Le square Victoria, avec une statue de la reine Victoria du Royaume-Uni (1869) signée Marshall Wood.

Le square Victoria, avec une statue de la reine Victoria du Royaume-Uni (1869) signée Marshall Wood

Maison de l'OACI, siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale.

Maison de l’OACI, siège social de l’Organisation de l’aviation civile internationale

Le premier plan du métro publié suite à l'inauguration du réseau initial en 1966, qui attribue à cette station le nom Victoria.

Le premier plan du métro publié suite à l’inauguration du réseau initial en 1966, qui attribue à cette station le nom Victoria
(Source2)

Une correspondance portant le nom Place Victoria.

Une correspondance portant le nom Place Victoria

L’édicule de la rue Saint-Jacques en 2007, affichant le nom Place Victoria.

L’édicule de la rue Saint-Jacques en 2007, affichant le nom Place Victoria

Faits divers

  • Bien que cette station fasse partie du réseau initial du métro, elle fut rajoutée tardivement aux plans. La ligne orange devait à l’origine se terminer à la station Place-d’Armes,3 mais le projet a été prolongé de deux stations en cours de route pour terminer à Bonaventure. C’est pour cette raison que cette station ne fut inaugurée que quatre mois après l’ouverture de la majorité du réseau initial, mais juste avant la station Bonaventure, de sorte qu’elle a servi de terminus ouest de la ligne orange pendant une semaine!
  • Des carreaux pour cette station ont été importés d’Italie.4
  • Il a fallu attendre plusieurs mois après l’ouverture de la station avant que le long passage vers la sortie Belmont ne fût mis en service, le 11 décembre 1967. À l’origine il servait principalement à offrir un lien intérieur avec la Chambre de commerce de Montréal, alors occupante de l’immeuble situé au 1080, côte du Beaver Hall.5
Vue aérienne de la construction à ciel ouvert de l'accès Saint-Jacques et de son lien intérieur vers la Tour de la Bourse en août 1965.

Vue aérienne de la construction à ciel ouvert de l’accès Saint-Jacques et de son lien intérieur vers la Tour de la Bourse en août 1965.
(Source6)

Modifications à la station durant la construction du complexe 600 et 700 De La Gauchetière en 1983, ce qui comprenait l'ajout de la sortie Viger et des liens de la ville souterraine vers les nouvelles tours

Modifications à la station durant la construction des tours du complexe 600 et 700 De La Gauchetière en 1983, ce qui comprenait l’ajout de la sortie Viger et des liens de la ville souterraine vers les nouvelles tours
(Source7)

L'édicule Saint-Jacques avant sa reconstruction en 2004.

L’édicule Saint-Jacques avant sa reconstruction en 2004
(Source8)

  • Le programme artistique d’œuvres sur des sujets historiques proposé par le premier directeur artistique du métro, Robert LaPalme, et jamais complété, prévoyait que cette station accueillerait une œuvre d’Yves Trudeau, une sculpture accrochée au plafond de la rotonde de l’accès Saint-Jacques, représentant de façon abstraite la monnaie de carte à jouer utilisée en Nouvelle-France. Jordi Bonet devait également concevoir un grand relief en céramique représentant l’histoire du commerce à Montréal. Celle-ci devait occuper le mur tympan du grand volume, là où se trouve aujourd’hui la murale Kawari Kabuto de Robert Savoie.9 Une autre source évoque aussi une « mosaïque sur la première exhibition universelle de Montréal, en 1851 »10 [sic], probablement voulant dire plutôt la première Exposition universelle, qui a eu lieu en 1851 à Londres.
Maquette d'une sculpture d'Yves Trudeau, planifiée pour le plafond de la rotonde sous l'entrée Saint-Jacques.

Maquette d’une sculpture d’Yves Trudeau, planifiée pour le plafond de la rotonde sous l’entrée Saint-Jacques
(Source11)

Esquisse du projet de relief conçu par Jordi Bonet.

Esquisse du projet de relief conçu par Jordi Bonet
(Source12)

L'entrée Guimard telle qu'elle apparaissait avant sa rénovation en 2003. La trémie d’escalier étant à l’origine plus large que les bouches de métro parisiennes, on ne pouvait y intégrer l'enseigne emblématique « Métropolitain », et le porte-enseigne à l'arrière est aussi absent.

L’entrée Guimard telle qu’elle apparaissait avant sa rénovation en 2003. La trémie d’escalier étant à l’origine plus large que les bouches de métro parisiennes, on ne pouvait y intégrer l’enseigne emblématique « Métropolitain », et le porte-enseigne à l’arrière est aussi absent.
(Source7)

L'inauguration de l’entourage Guimard restauré, le 4 septembre 2003.

L’inauguration de l’entourage Guimard restauré, le 4 septembre 2003

La murale de Jean-Paul Mousseau dans son emplacement d'origine dans le tunnel sud, en face du pied des escaliers vers la sortie Saint-Antoine.

La murale de Jean-Paul Mousseau dans son emplacement d’origine dans le tunnel sud, en face du pied des escaliers vers la sortie Saint-Antoine.
(Source8)

  • La rotonde de l’accès Saint-Jacques accueillait autrefois une installation interactive sous le titre Ars Natura, créée par la Société des arts technologiques. Aménagée en mars 2004, elle consistait d’un écran suspendu circulaire sur lequel étaient projetées des présentations vidéo à propos des muséums des sciences naturelles de Montréal : le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et l’ancien Planétarium situé au centre-ville. Grâce à un système de contrôle gestuel, les spectateurs pouvaient contrôler ces présentations visuelles et auditives, qui comportaient également des vidéos en direct à partir de caméras situées dans les habitats du Biodôme. Ce système fut retiré vers 2008.13, 14
L'installation interactive Ars Natura, dans la rotonde Saint-Jacques, présentant des images du Biodôme.

L’installation interactive Ars Natura, dans la rotonde Saint-Jacques, présentant des images du Biodôme

La console de contrôle gestuel de l'installation Ars Natura.

La console de contrôle gestuel de l’installation Ars Natura

  • Des scènes du film Le Salut (Levity) (2003) d’Ed Solomon furent tournées dans cette station.
Billy Bob Thornton dans Le Salut (2003) Billy Bob Thornton dans Le Salut (2003) Billy Bob Thornton dans Le Salut (2003)

Billy Bob Thornton dans Le Salut (2003)
(Source15)

Michael Fassbender dans X-Men : Jours d'un avenir passé (2014)

Michael Fassbender dans X-Men : Jours d’un avenir passé (2014)
(Source16)

Plaque commémorative en l'honneur de l'Organisation de l'aviation civile internationale, située dans la mezzanine

Texte de la plaque commémorative située dans la mezzanine :

Square-Victoria–OACI
L’Organisation de l’aviation civile internationale est une institution spécialisée des Nations Unies, créée le 7 décembre 1944 et établie à Montréal depuis 1946. Ses bureaux sont attenants à cette station.
De concert avec près de 200 États et les organisations mondiales du secteur aéronautique, l’OACI établit des normes et pratiques recommandées qui permettent au réseau de transport aérien d’exploiter des centaines de milliers de vols par jour, en toute sécurité et avec efficacité partout dans le monde.
C’est en grande partie en raison de la présence de l’OACI que Montréal est devenue une plaque tournante de l’aviation civile, un statut important et complémentaire à une industrie aéronautique très développée.
En guise de reconnaissance envers l’OACI et afin de commémorer le 70e anniversaire de sa création, les membres du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal ont entériné, le 2 avril 2014, le changement du nom de la station Square-Victoria pour celui de Square-Victoria–OACI.

M. Raymond Benjamin
Secrétaire général de l’OACI

L’honorable Denis Coderre
Maire de Montréal

M. Philippe Schnobb
Président du conseil d’administration de la STM

Plaque commémorative offerte par la RATP à propos de l'échange culturel visant l'entrée Guimard

Texte de la plaque commémorative située dans l’entrée Saint-Antoine (fournie par la RATP et identique aux plaques d’interprétation culturelle affichées dans le métro de Paris) :

Paris-Montreal, histoire(s) de métro
Bouche de métro Guimard
1967-2003

Hector Guimard a créé en 1900, à la demande de la compagnie du Chemin de Fer Métropolitain Parisien, les célèbres « bouches » de Métro de style Art Nouveau qui portent aujourd’hui son nom. Elles occupent une place importante dans le patrimoine de la ville de Paris et de la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP).
Dotées d’une force évocatrice sortant de l’ordinaire, elles témoignent d’un élan créatif novateur qui dépasse le cadre du paysage parisien.
Ce symbole de modernité et d’engagement forme le sens du don que la RATP est particulièrement heureuse de faire à la Société de transport de Montréal dans le cadre d’un programme d’échange culturel.
Installés en 1967 à la station Square-Victoria, les éléments Guimard ont été complétés et les Montréalais retrouvent une œuvre authentique en 2003.

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Square-Victoria–OACI

Alentours de la station

Square-Victoria–OACI - Alentours de la station (nord)
Square-Victoria–OACI - Alentours de la station (sud)

Adresses des accès

Arrondissement de Ville-Marie

A Accès Saint-Antoine : 601, rue Saint-Antoine Ouest, angle rue du Square-Victoria (dans le square Victoria)
B Accès Saint-Jacques : 605, rue Saint-Jacques, angle rue McGill (dans le square Victoria)
C Accès Viger : 601, rue Viger Ouest, angle côte du Beaver Hall
D Accès Belmont : 605, rue Belmont, angle côte du Beaver Hall

Lien vers OpenStreetMap
Lien vers Google Maps

Plan de quartier de la STM (PDF)

Ville souterraine

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

STM logo
Square-Victoria–OACI - Ville souterraine
Légende de la carte de la ville souterraine

Dernière mise à jour : 2026-08-23

Références
  1. Voir Google Street View, avril 2009. ↩
  2. Source de l’image : Commission de transport de Montréal. (1966.) Prenons le métro! : renseignements et carte du réseau métro-autobus / Let’s take the Métro!: information and map of the Métro-Autobus network. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0006813069.  ↩
  3. Massé, Richard, Gendron, Claude, Tremblay, Albert. (1961, 21 octobre). C’est officiel !: métro de 21 milles en 1966. La Presse. P. 1. ↩
  4. Info-STM. (2012, 19 septembre.) Une tuile à la fois, la suite. 24 Heures. P. 13. ↩
  5. Commission de transport de Montréal. (1968). Rapport annuel/Annual Report 1966-67. Montréal : auteur. P. 14. ↩
  6. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-MD21-007. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  7. © Archives de la STM. ↩ ↩
  8. Source de l’image : Bureau de transport métropolitain. (1983). ‘Square-Victoria’ [dépliant]. ↩ ↩
  9. Gagnon, Lysiane. (1967, 25 mars.) On va décorer notre métro. La Presse, supplément 1, pp. 4-9. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩
  10. Une fois décoré, le métro sera un livre d'images sur Montréal. (1968, 25 février). Le Petit Journal, p. 7. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩
  11. Source de l’image : de Roussan, Jacques. (1989). Yves Trudeau : Espace et matière. Éditions Marcel Broquet, La Prairie, QC. p. 48. Photo par Antoine Desilets. ↩
  12. Source de l’image : Gagnon (1967), op. cit. ↩
  13. Société des arts technologiques. Territoires ouverts : Le cyclorama interactif. (archive.org)  ↩
  14. Bernier-Genest, Carle. (2014, 29 août.) Ville souterraine. C’est toi ma ville. ↩
  15. Images © 2003 StudioCanal/Columbia TriStar Home Entertainment Inc. ↩
  16. Image © 2014 Twentieth Century Fox Film Corporation. ↩