VIAU
Art et architecture
Située dans la portion est du Complexe olympique, à l’opposé de la station Pie-IX, cette station est sobre sans être terne. Elle est construite en tranchée à très faible profondeur, avec un vaste édicule (60 m × 27 m) directement au-dessus de l’extrémité est des quais.
L’édicule accueille la salle de contrôle et son intérieur est divisé en deux moitiés par la barrière de perception. Deux entrées sont situées de part et d’autre de sa moitié ouest : l’une s’ouvre sur l’avenue Pierre-De Coubertin et l’autre mène vers les installations du Parc olympique, telles que le Biodôme, le Planétarium et le stade Saputo.
Du côté est des tourniquets, l’ample zone contrôlée est reliée à chacun des quais par deux larges escaliers et un ascenseur. Les grands espaces servent à accommoder de forts afflux de passagers lors des événements générateurs d’achalandage.
L’édicule est bien pourvu de lumière naturelle grâce aux murs-rideaux vitrés tout au long de ses côtés nord et sud, ainsi que trois grands ensembles carrés de lanterneaux arrangés en damier au-dessus de la zone contrôlée. Les autres portions du toit présentent de profonds caissons carrés formés par les poutres, qui projettent au-delà des murs pour former de larges saillies.
Aux deux niveaux de la station, les murs sont revêtus pour la plupart de béton cannelé, une finition typique de l’époque brutaliste. Sur les quais, au-dessus de chaque banc, ce parement est agrémenté par des carreaux glacés rouge foncé insérés au fond des cannelures. Les planchers sont revêtus de carreaux de céramique brune. Le milieu de la nef est éclairé par un puits de lumière.
Le mur est de l’édicule, au fond de la zone contrôlée, arbore une grande œuvre murale de carreaux jaunes et turquoise. La murale, nommée Opus 74, est signée Jean-Paul Mousseau; elle représente de façon abstraite le Stade olympique et sa tour ainsi que la flamme olympique.
Accessibilité
Cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant. Deux ascenseurs situés au fond de la zone contrôlée relient le rez-de-chaussée aux quais.
L’installation des ascenseurs a débuté en janvier 2019 et a été complétée le 30 novembre 2021.
Historique et faits divers
Achalandage
2 419 244 départs en 2023
41e station en achalandage
Longueur d’interstations
Vers Pie-IX : 621,85 mètres
Vers Assomption : 895,87 mètres
Origine du nom
Rue Viau. L’homme d’affaires Charles-Théodore Viau (1843-1898) est connu comme le fondateur de la biscuiterie Viau et pour ses œuvres caritatives dans la paroisse de Saint-Clément. Avant 1890, il a acheté et sous-divisé trois terrains de l’actuel secteur de Maisonneuve pour y construire un quartier qui serait ultérieurement connu sous le nom populaire de Viauville. La rue Viau est ainsi nommée en 1922.
Charles-Théodore Viau
(Source2)
Faits divers
- Puisque le site du Parc olympique était un terrain vide avant la construction du métro et des installations olympiques, toutes les installations du métro qui s’y sont construites—soit les stations Pie-IX et Viau et le tunnel entre elles—ont pu être creusées à ciel ouvert. Cela a permis de construire le tunnel avec trois voies plutôt que deux, de sorte à permettre de stationner un train à l’est de la station Pie-IX pour offrir plus de capacité lors de grands événements. 3 Ceci est le seul endroit du réseau où les deux voies principales sont séparées par une troisième voie au milieu.
- De plus, un centre d’attachement a été construit immédiatement au nord de la station Viau. Un centre d’attachement sert à garer les véhicules et appareils utilisés pour des travaux d’entretien. Durant les travaux de construction de 2019-2021, le centre a été élargi et équipé pour permettre de faire entrer des équipements et des matériels dans le réseau du métro et de les en sortir, ce qui n’était auparavant possible qu’au centre d’Youville, près de la station Crémazie.4 Le nouveau bâtiment en béton juste au nord de l’édicule de la station, en face de sa sortie nord, est le nouvel édicule du centre d’attachement.
- La lanterne du puits de lumière et d’aération qui éclaire la nef se trouvait à l’origine au centre d’une boucle d’autobus. Durant les travaux de 2019-2021, la boucle a été enlevée et remplacée par un nouveau carrefour giratoire construit à l’angle de l’avenue Pierre-De Coubertin et de la rue Leclaire. Toutefois, sa mouture initiale s’avérait non sécuritaire pour le retournement des autobus, et il a fallu rediriger les autobus jusqu’à ce que des correctifs aient été apportés.5
Esquisse architecturale de l’intérieur de l’édicule
(Source1)
Maquette architecturale de l’édicule
(Source6)
Vue aérienne de la station en chantier en octobre 1972. On voit les excavations en tranchée pour la station ainsi que le tunnel jusqu’à Pie-IX, dans le site du Parc olympique jusqu’alors non développé.
(Source7)
Le tunnel juste à l’ouest de la station, en direction de Pie-IX. Une courte distance après de quitter la station, le tunnel s’élargit pour accueillir une troisième voie au centre, où peut attendre un train additionnel qui servira à mieux drainer de grands afflux de passagers lors d’événements au Parc olympique. Du côté droit du tunnel, un embranchement revient vers la station et passe à son nord pour rejoindre le centre d’attachement Viau adjacent.
Texte des panneaux d’interprétation historique situés au niveau des quais :
Souvenirs du Vélodrome olympique
Érigé de 1973 à 1975, le Vélodrome olympique a ceci de particulier que sa construction a débuté par son toit, supporté par d’immenses échafaudages.
Premier vélodrome intérieur en Amérique du Nord, le bâtiment consiste en une immense calotte ajourée de 160 mètres de rayon, prenant appui au sol en quatre points.
Longue de 285 mètres, la piste du Vélodrome est recouverte d’afzelia, bois dur importé du Cameroun. Incliné de 13 à 48 degrés, elle permet des vitesses allant jusqu’à 110 km/h.
Les gradins du Vélodrome peuvent recevoir 7 500 spectateurs, dont 5 500 assis. En plus des épreuves de cyclisme, le bâtiment accueille les compétitions de judo, au centre de la piste.
Le Vélodrome olympique ferme ses portes en 1989. Le Biodôme de Montréal y succède en 1992.
Architecte : Roger Taillibert
Photos : Archives du Parc olympique de Montréal
Souvenirs des Piscines olympiques
Il faut à peine six mois pour bâtir les Piscines olympiques.
En effet, ce n’est qu’une fois le mât du Stade olympique suffisamment avancé, fin 1975, que peut débuter leur construction.
En plus du bassin de compétition, on aménage un bassin d’entraînement ainsi qu’un bassin de plongeon. Une pataugeoire et un bassin de plongée sous-marine s’ajouteront plus tard.
Sous l’immense voûte du mât, on installe 10 000 sièges, soit 2 500 sièges permanents du côté nord et 7 500 sièges temporaires du côté sud.
Pas moins de 76 records olympiques et 27 records mondiaux de natation sont enregistrés durant les Jeux. Le site accueille également les compétitions de plongeon et de water-polo.
Désormais appelé Centre sportif, le site est entièrement rénové entre 2013 et 2015.
Architecte : Roger Taillibert
Photos : Archives du Parc olympique de Montréal
Adresse de l’accès
Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve
4855, avenue Pierre-De Coubertin, angle rue Théodore
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Dernière mise à jour : 2026-09-19
Références
- Irving Sager, Henri Golba, architectes. Métro de Montréal, station Viau (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). 21 octobre 1971. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-15F. ↩ ↩
- Archives de l’Atelier d’histoire d’Hochelaga-Maisonneuve/Musée du Château Dufresne. © Musée virtuel du Canada. Utilisation à des fins éducatives autorisées. ↩
- Senosier Roberge, Véronique (réalisatrice). (2019, 30 septembre). « Station Pie-IX » [épisode d'émission télévisuelle]. Le métro voyage dans le temps. MAtv Montréal. ↩
- STM. (2019, 31 janvier). STM : début d’un vaste chantier à la station Viau qui deviendra universellement accessible. [Communiqué de presse.] ↩
- Corriveau, Jeanne. (2023, 14 janvier.) Un carrefour giratoire inutilisable pour les bus près du Stade olympique. Le Devoir. ↩
- © Archives de la STM. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-B106-006. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
Pie-IX































