Station Assomption - Grand plan

Ligne 1 verte ASSOMPTION

Architectes

Architectes

Duplessis et Labelle

Artistes

Artiste

Guy Montpetit

Mise en service

Mise en service

Juin 1976 (voir Faits divers)

Art et architecture

Vue d'ensemble de la nef. On voit l'imposant volume principal qui contient la mezzanine, l’espace triangulaire au-dessus de lui, et la section nord de la nef, creusée en tunnel dans le roc.

Cette station impressionnante s’articule autour d’un vaste volume en béton, qui englobe l’extrémité sud des quais ainsi que la mezzanine accueillant la zone de contrôle. Celle-ci est soutenue par les piles massives qui portent la charge de la toiture. La portion nord de la nef, construite en tunnel, se projette de ce volume.

Vue en contre-plongée du vaste espace triangulaire qui relie la tête des escaliers mécaniques au grand volume. L'intérieur du vaste espace triangulaire. Un puits d'aération laisse entrer un peu de lumière.

L’aspect le plus frappant de ce volume est la gigantesque caverne triangulaire en pente qui s’élargit depuis le haut de la volée d’escaliers en descendant vers la mezzanine. Confrontés à l’exiguïté de l’espace disponible en surface ainsi que d’autres contraintes géométriques, les architectes ont priorisé l’élimination de tout sentiment de claustrophobie.1 Ainsi, ils ont créé cet élément remarquable pour offrir une ouverture et une continuité visuelle le long du parcours des voyageurs, de la tête des escaliers jusqu’à la mezzanine et les quais.

Perspective à partir du sommet des escaliers mécaniques, vers la mezzanine. À droite, l'espace triangulaire surplombant le grand volume. À gauche, le bord de la mezzanine donne sur l'extrémité sud-ouest des quais. Le pied des escaliers mécaniques menant à la mezzanine, avec vue en contre-plongée vers l'espace triangulaire. Le fond du vaste espace triangulaire surplombe la mezzanine et le quai Honoré-Beaugrand.

La mezzanine, qui traverse les quais diagonalement, répète la géométrie anguleuse de cette pente. De façon similaire, le plafond du grand volume est soutenu par des poutres disposées de façon oblique plutôt qu’orthogonale.

Le grand volume de la station. On remarque la mezzanine suspendue, les vastes piles portant la charge de la toiture, et les poutres apparentes du toit, posées à l’oblique. Le parapet de la mezzanine traverse les quais de façon oblique et donne sur le grand volume. Vue vers le nord-est le long de la mezzanine, vers la ligne de contrôle et le parapet donnant sur les quais.
Vue d'ensemble montrant la disposition de la mezzanine. À gauche, un parapet donne sur l'extrémité sud-ouest des quais; à droite, des escaliers mécaniques relient ce niveau à la sortie; au centre, on passe par les tourniquets pour atteindre les escaliers vers les quais. De grands bas-reliefs ornent les parties supérieures des murs.

La mezzanine est reliée aux quais par deux paires d’escaliers disposés à l’écart des murs adjacents. Sur chacun des quais, l’espace entre les escaliers accueille des bancs perpendiculaires aux voies, plutôt que parallèles, un aménagement partagé uniquement avec les stations Lionel-Groulx et Jean-Drapeau.

Panorama du quai Honoré-Beaugrand à partir de l'espace sous la mezzanine. À gauche, la portion construite en tunnel.
L'un des escaliers reliant le quai Honoré-Beaugrand et la mezzanine. Inhabituellement, un vide le sépare du mur. Deux bancs, avec une position insolite perpendiculaire au quai, occupent une alcôve entre les deux escaliers qui relient ce quai à la mezzanine.

Depuis le haut des escaliers mécaniques, un corridor traverse sous le boulevard de l’Assomption pour rejoindre l’édicule unique de la station. Les deux côtés de ce corridor accueillent deux longues murales abstraites, arborant des formes mécaniques arrondies de couleurs vives.

Le plus court des deux éléments principaux de l'ensemble mural Un parcours sur l'olympisme, œuvre de Guy Montpetit. Il se situe sur le côté sud du corridor entre l'édicule et les escaliers mécaniques vers la mezzanine.
Le corridor reliant l'escalier fixe vers l'édicule aux escaliers mécaniques vers la mezzanine. Chaque côté arbore l'un des deux éléments principaux de l'ensemble mural Un parcours sur l'olympisme, œuvre de Guy Montpetit. Détail de l'ensemble mural Un parcours sur l'olympisme, œuvre de Guy Montpetit.
Le plus long des deux éléments principaux de l'ensemble mural Un parcours sur l'olympisme, œuvre de Guy Montpetit. Il se situe sur le côté nord du corridor entre l'édicule et les escaliers mécaniques vers la mezzanine.

Ce corridor débouche sur un escalier qui sort par une trémie au centre du petit édicule en béton, d’apparence peu avenante. Du côté nord du bâtiment, des fenêtres trapézoïdales reprennent la forme des pyramides du Village olympique sur lesquelles elles donnent.

La façade de l'unique édicule de la station, un bâtiment en béton peu remarquable. Vue oblique de l'édicule de la station. La saillie du toit protège l’aire d’attente en avant.
Intérieur de l'édicule de la station. La trémie de l’escalier pour descendre vers la station se trouve au centre de la pièce. Quatre éléments de l'ensemble mural Un parcours sur l'olympisme, œuvre de Guy Montpetit, se trouvent sur le mur sud. Les fenêtres triangulaires de l'édicule rappellent la forme des pyramides du Village olympique, à proximité.

Sur le mur en face, une série de quatre murales additionnelles de Guy Montpetit reprennent la forme des fenêtres. L’ensemble des murales forme une œuvre portant le titre Un parcours sur l’olympisme.

Les quatre éléments de l'ensemble mural Un parcours sur l'olympisme, œuvre de Guy Montpetit, situés dans l'édicule. Les formes trapézoïdales des éléments forment une réflexion des fenêtres du mur en face.

De retour au niveau des quais, la partie inférieure des murs est revêtue de panneaux carrés composés de carreaux orangés. En haut, les surfaces vertigineuses en béton arborent à plusieurs endroits des motifs abstraits en bas-relief, qui rappellent les formes de l’œuvre d’art ainsi que les éléments de la signalétique des Jeux olympiques de 1976. Malheureusement, le béton est très taché d’eau.

Les bancs et les panneaux de carrelage rouge-orange le long des quais. L'un des hauts murs en béton du grand volume de la station, surplombant le quai Angrignon. L'un des bas-reliefs muraux, surplombant la billetterie.
L'un des bas-reliefs muraux, sur la grande colonne au pied des escaliers mécaniques. L'un des bas-reliefs muraux, au pied des escaliers mécaniques. L'un des bas-reliefs muraux, au pied d'un escalier entre l’un des quais et la mezzanine.

La station n’en demeure pas moins un exemple méconnu et impressionnant d’architecture brutaliste à Montréal.

Accessibilité

Cette station n’est pas accessible en fauteuil roulant. Selon le rapport d’accessibilité universelle 2022 de la STM, des études préliminaires étaient en cours pour la mise en accessibilité de cette station. Toutefois, la construction de nouveaux ascenseurs est interrompue à cause de compressions budgétaires imposées par le gouvernement provincial,2 et aucun chantier n’a encore été annoncé.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

1 145 025 départs en 2023
64e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Viau : 895,87 mètres
Vers Cadillac : 781,69 mètres

Origine du nom

Boulevard de l’Assomption. L’Assomption de la Vierge Marie désigne la croyance que le corps incorruptible de la Vierge fut pris aux cieux avec son âme à la fin de sa vie. Malgré l’absence de fondement biblique, la croyance est extrêmement répandue depuis des siècles chez les catholiques et les orthodoxes.

L’Assomption fut élevée en dogme par le pape Benoît XIV dans son encyclique De Festis Domini Nostri Jesu Christi et Beatae Mariae Virginis (1747). Cet enseignement fut confirmé sous l’infaillibilité papale par le pape Pie XII, le 1er novembre 1950, dans sa bulle Munificentissimus Deus. Le 15 août est la fête de l’Assomption dans l’Église romaine.

Pour commémorer la bulle de Pie XII, l’avenue Poulin fut renommée en avenue de l’Assomption en 1951; le générique fut changé en boulevard en 1954.

Nom durant la phase de planification : Chauveau3

Anciennement : L’Assomption. (Les panneaux de nom dans la station utilisent encore l’article, mais les cartes et publications actuelles ne l’utilisent plus, un changement effectué dès 1994.)

Assomption de la Vierge, de Titien

Assomption de la Vierge, de Titien
(Source4)

Faits divers

  • La plupart des stations de la prolongation entre les stations Préfontaine et Honoré-Beaugrand ont ouvert leurs portes le 6 juin 1976, mais la station Assomption n’était pas encore prête. Cette dernière est ouverte quelques jours plus tard (malgré que les escaliers mécaniques n’étaient pas encore en fonction). L’inauguration cérémoniale de la prolongation a eu lieu le 4 juillet 1976.5, 6 Toutefois, les escaliers mécaniques sont demeurés hors service pendant de longs mois après l’ouverture de la station, ce qui obligeait les usagers à monter les 108 marches entre la mezzanine et le couloir sous l’édicule.7
  • Les murs des quais devaient originalement être d’une couleur différente pour chaque quai, alors que les deux côtés du plancher de la mezzanine devaient chacun partager la couleur du quai correspondant.1, 8
  • Les reliefs aux murs furent ajoutés à la dernière minute afin de dissimuler des défauts dans le béton. On envisageait de les peindre en jaune et en orange.8
  • La station a été conçue avec un deuxième édicule de l’autre côté du boulevard de l’Assomption. Dans le couloir entre l’édicule et la tête des escaliers mécaniques, un espace en retrait marque apparemment l’endroit où le tunnel vers ce deuxième accès l’aurait rejoint, mais celui-ci se trouve du côté opposé du couloir par rapport à ce qui figure sur les plans. Ceci s’explique peut-être par la suppression de deux volumes additionnels avec puits d’aération planifiés de part et d’autre de l’actuel grand volume. Un puits a finalement été aménagé au-dessus du volume triangulaire, à l’endroit où le deuxième édicule était d’abord planifié. Ceci a potentiellement entraîné le déplacement de ce deuxième édicule à l’autre côté du couloir, avant sa suppression définitive.1
Plan architectural montrant le deuxième édicule projeté du côté ouest du boulevard de l'Assomption

Plan architectural montrant le deuxième édicule projeté du côté ouest du boulevard de l’Assomption
(Source1)

Plan architectural en coupe montrant les grands volumes prévus à l'origine de part et d'autre de l'actuel volume

Plan architectural en coupe montrant les grands volumes prévus à l’origine de part et d’autre du volume actuel
(Source1)

Maquette architecturale du grand volume.

Maquette architecturale du grand volume
(Source9)

L’excavation de la station durant sa construction.

L’excavation de la station durant sa construction
(Source10)

Ce local technique, au niveau du corridor reliant l'édicule et les escaliers mécaniques vers la mezzanine, occupe apparemment le bout d'un couloir ayant pu donner accès à un deuxième édicule éventuel. Par contre, il se trouve sur le côté sud du corridor, plutôt que le côté nord tel que prévu par le plan affiché ici.

Ce local technique, au niveau du corridor reliant l’édicule et les escaliers mécaniques vers la mezzanine, occupe apparemment le bout d’un couloir ayant pu donner accès à un deuxième édicule éventuel. Par contre, il se trouve sur le côté sud du corridor, plutôt que le côté nord tel que prévu par le plan affiché ici.

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Assomption

Alentours de la station

Assomption - Alentours de la station

Adresse de l’accès

Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve
3075, boulevard de l’Assomption, entre les rues Chauveau et de Marseille

Lien vers OpenStreetMap
Lien vers Google Maps

Plan de quartier de la STM (PDF)

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

Logo STM

Dernière mise à jour : 2026-09-30

Références
  1. Les Architectes Duplessis et Labelle. La station de métro Chauveau (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). 28 octobre 1971. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-06F. ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
  2. Ouellette-Vézina, Henri. (2025, 16 avril). Faute de financement : L’installation d’ascenseurs encore à l’arrêt dans le métro. La Presse. ↩
  3. Clairoux, Benoît. (2001). Le métro de Montréal : 35 ans déjà. Montréal : Hurtubise HMH. P. 110. ↩
  4. Titien (Tiziano Vecelli). Assomption de la Vierge. 1516-18. Huile sur panneau. Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari, Venise. Source : Wikimedia Commons. ↩
  5. Clairoux, Benoît (2016). Le Parc olympique : 40 ans d’émotion/40 years of emotion. Toronto : Dominion Modern. P. 66. ↩
  6. La ligne un prolongée sera en service dimanche. (1976, 3 juin.) Le Devoir. P. 2. ↩
  7. Au métro L’Assomption, les usagers doivent se résigner à escalader 108 marches… (1977, 19 mars). La Presse, p. B9. ↩
  8. Clairoux, Benoît. (2002, 6 novembre.) Les secrets des stations de métro. En Commun, vol. 12, no. 18, p. 3. ↩ ↩
  9. © Archives de la STM. ↩
  10. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-B176-021. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩