Station Plamondon - Grand plan

Ligne 2 orange PLAMONDON

Architectes

Architecte

Patrice Gauthier (BTM)

Artistes

Artiste

Aucun

Mise en service

Mise en service

29 juin 1982

Art et architecture

Panorama des quais de la station Plamondon, construits en tunnel. Le décor rouge de la moitié sud des quais rejoint au centre le bleu de la moitié nord.

L’aménagement de cette station, avec un accès à chaque bout des quais, a inspiré l’architecte à souligner cette dichotomie à l’aide de couleurs contrastives — rouge orange dans la moitié sud, bleu au nord — qui se rencontrent au centre des quais. Ces couleurs sont utilisées surtout dans les dossiers décoratifs des sièges le long des quais, ainsi que comme accent décoratif dans les accès.

Accent rouge dans la cage d'escalier vers la billetterie sud. Sièges modulaires au dossier courbe, rouge dans la moitié sud des quais. Sièges modulaires au dossier courbe, bleu dans la moitié nord des quais. Accent bleu dans la cage d'escalier descendant de la billetterie nord.
Les dossiers courbes des sièges modulaires, rouges dans la moitié sud de la station, épousent la courbe de la voûte au-dessus du quai Montmorency. On remarque le motif fort en noir et blanc au sol. Les dossiers courbes des sièges modulaires, bleus dans la moitié nord de la station, épousent la courbe de la voûte au-dessus du quai Côte-Vertu. On remarque le motif fort en noir et blanc au sol.
Vue des quais vers le nord à partir du quai Côte-Vertu. Vue des quais vers le sud à partir du quai Côte-Vertu.
Une grille en métal d'une forme distinctive dissimule un puits de ventilation près du centre du quai Côte-Vertu. À l'instar des autres stations, l'éclairage des quais incorpore des bandes de luminaires, mais avec l'ajout de plaques entre chaque boîtier; certains éléments sont aussi disposés en rectangle pour mettre l'emphase sur les panneaux signalétiques.

Les planchers sont agencés de plusieurs motifs impressionnants, composés de carreaux noirs et blancs.

Un motif de zigzag fait de carreaux noirs et blancs au niveau du palier de l'accès sud. Un motif de rectangles en alternance fait de carreaux noirs et blancs au niveau des quais. Un motif en forme de losange fait de carreaux noirs et blancs, assorti d'une bordure le long des murs et du parapet, dans la salle de contrôle sud.

Les autres éléments du décor sont de verre, d’acier inoxydable et de béton à forte teneur de granulats, avec des murs de brique de verre rétroéclairés au fond des niveaux intermédiaires entre les édicules et les quais. Au sous-sol de chacun des édicules, les plafonds sont constellés de luminaires rouge vif de forme cylindrique.

Les murs de brique de verre rétroéclairés au niveau de la mezzanine située à l'extrémité nord des quais. La tête de l'escalier principal au niveau de la billetterie nord. Au plafond, on remarque les luminaires rouges de forme cylindrique. La cage d'escalier profonde à l’aspect plutôt raide, qui relie la billetterie sud à la surface.

Chacun des deux accès se développe sur trois niveaux. Les deux premiers sont constitués de l’édicule au rez-de-chaussée et d’un niveau situé en sous-sol immédiat. Ensuite, une longue volée d’escaliers, qui paraissent plus à pic qu’ils ne le sont, relient ce dernier niveau avec une mezzanine juste au-dessus du niveau des quais.

L’édicule sud, qui dessert l’avenue Van Horne, est un petit bâtiment aménagé dans le stationnement d’un centre commercial. La charpente de ce bâtiment vitré est d’une couleur rouge orange semblable à la couleur emblématique de la moitié sud de la station. De cet accès plutôt étroit, on descend vers un palier juste en sous-sol, muni d’un local commercial.

Façade de l'édicule sud (avenue Van Horne). Les murs nord et ouest sont prolongés jusqu'à la limite foncière, formant des ailes qui bonifient la protection des intempéries offerte par l'auvent. Les sièges reproduisent ceux situés au niveau des quais. Façade nord-ouest de l'édicule Van Horne, vue depuis le centre commercial voisin.
Intérieur de l'édicule Van Horne. L’orange des meneaux de l’édicule presque entièrement vitré reprend la couleur emblématique rouge orange de la moitié sud de la station. Des murs d'accent rouges ponctuent l'espace entre les escaliers au niveau du palier de l'accès sud.
Le palier situé sous l'édicule Van Horne. De gauche à droite, un mur de brique rétroéclairé, la tête des escaliers vers la billetterie, les escaliers vers le rez-de-chaussée et un local commercial.

À partir de ce palier, on poursuit son parcours vers une salle de contrôle aménagée dans la caverne de la station, en mezzanine au-dessus du niveau des quais. Dans la zone de contrôle, une ouverture en forme de V surplombe la bouche du tunnel.

Panorama de la billetterie sud. À gauche, un mur de brique de verre rétroéclairé. Centre gauche, les escaliers vers la sortie Van Horne. Droite, les tourniquets et la loge du préposé, qui ressortent grâce aux panneaux muraux rouges.
Les tourniquets de la billetterie sud, qui occupe une mezzanine immédiatement au-dessus du niveau des quais. Vue vers les tourniquets et le mur de brique de verre au fond de la billetterie sud.
La billetterie sud se prolonge vers les escaliers qui la relient aux extrémités des quais, de sorte à former un vide en forme de V au-dessus de la bouche du tunnel. Le train arrêté au quai démontre le large écart entre la bouche du tunnel et les quais. Les escaliers reliant les quais à la billetterie sud, vus en contre-plongée.

À l’extrémité nord des quais, les escaliers vers la sortie sont reliés aux quais par une paire de longues rampes. Celles-ci servent à traverser la longueur exceptionnelle de la nef (environ 235 mètres entre les deux accès, plus qu’une fois et demie la longueur des quais). Cette envergure extrême a été requise afin de permettre à la station de desservir les circuits d’autobus à la fois sur l’avenue Van Horne au sud et sur les avenues Barclay et Plamondon au nord.1

Or, les quais eux-mêmes ont été situés plus au sud, car au nord de la station les voies doivent entamer une courbe aiguë pour atteindre la prochaine station. Ainsi, la longueur excédentaire se trouve au nord et prend la forme de ces rampes entre l’extrémité nord des quais et l’accès.

En longeant les voies, les rampes épousent une portion de cette courbe qui se trouve à l’intérieur même de la caverne de la station. Le plafond en forme de voûte en gradins et le palier en forme d’hémicycle offrent des perspectives théâtrales sur cette portion des voies.

Les longues rampes vers l'accès nord, vues à partir du quai Côte-Vertu. Les lumières d'un train quittant la station tracent la forme des voies, qui entament une courbe à même la nef de la station. Élément décoratif le long du mur du tunnel à l'intérieur de la caverne de la station.
Les deux rampes entre les quais et l'accès nord se rejoignent pour former un impressionnant parapet en hémicycle au-dessus de la bouche du tunnel, sous un plafond en gradins. Vue oblique des rampes entre les quais et l'accès nord.

À différence de l’accès sud, la salle de contrôle de l’accès nord est aménagée juste en dessous du rez-de-chaussée, en haut des escaliers principaux.

La billetterie aménagée directement en dessous de l'accès nord (avenue Plamondon). À noter, le mur de verre de brique rétroéclairé, l'accent bleu derrière la loge du préposé et les luminaires cylindriques rouges installés dans des niches au plafond de la salle de contrôle et de la cage d'escalier.

Le grand accès nord est incorporé au rez-de-chaussée d’une tour de logements sociaux et donne sur la salle de contrôle. Sa forme allongée s’étend pour raccorder trois sorties donnant sur deux rues parallèles : l’avenue Plamondon au sud, l’avenue Barclay au nord ainsi qu’une petite place publique à l’angle des avenues Plamondon et Victoria. Ce couloir, paré de briques beiges, accueille également des commerces.

L'accès nord occupe le rez-de-chaussée d'une tour de logement social. La sortie vers l'avenue Plamondon se trouve à gauche; au centre, une deuxième sortie donne sur une cour gazonnée. La sortie sur l'avenue Plamondon, du côté sud de l'accès nord de la station.
La sortie centrale de l'accès nord, donnant sur une placette située à l'angle des avenues Plamondon et Victoria. La sortie sur l'avenue Barclay, à l'extrémité nord de l'accès nord. Le rez-de-chaussée de l'accès nord donne sur la billetterie en contrebas. Vue vers la sortie de l'avenue Plamondon.
Le rez-de-chaussée de l'accès nord prend la forme d'un long couloir s'étendant entre les avenues Barclay et Plamondon, avec au centre la sortie vers la placette. À droite, on note des fenêtres en claire-voie et des sièges identiques à ceux situés au niveau des quais.

Malgré le manque d’œuvres d’art, les couleurs, les motifs, les matériaux et les formes se combinent pour créer un décor dynamique et un espace agréable.

Accessibilité

Cette station n’est pas accessible en fauteuil roulant. Aucun projet de mise en accessibilité n’a été annoncé.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

3 573 534 départs en 2023
24e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Namur : 988,47 mètres
Vers Côte-Sainte-Catherine : 451,10 mètres

Origine du nom

Avenue Plamondon. Le conseil municipal change le nom de la 8e Avenue à « rue Plamondon » le 29 mai 1911 sans indiquer les raisons de sa décision. Il ne s’agit apparemment pas du nom d’un ancien propriétaire foncier du secteur.

Une possible origine de ce nom serait le peintre québécois Antoine Plamondon (L’Ancienne-Lorette 1804—Neuville 1895). Formé en France dans le style classique, il est actif des années 1830 aux années 1880 et devient l’une des figures dominantes de la peinture québécoise du XIXe siècle. Il est surtout connu pour ses portraits et particulièrement ses œuvres religieuses, qui ornaient des paroisses de tout le Québec, et pour ses polémiques en défense des goûts conservateurs en matière de peinture.2

Une autre possibilité est le ténor québécois Rodolphe Plamondon (Montréal 1876–1940). Bien que la rue ait été nommée alors qu’il était toujours vivant, voire âgé de 35 ans seulement, il était à cette époque au milieu d’une carrière brillante d’opéra et de concert en France, si bien que le journal montréalais La Patrie disait de lui en 1906 qu’« il est aujourd’hui, de l’aveu de tous, l’un des plus grands ténors du monde ».3 Il est rentré à Montréal en 1928 et a enseigné la musique à l’école Vincent-D’Indy.4

Nom proposé durant la phase de planification : Barclay.5

Autoportrait d'Antoine Plamondon

Autoportrait d’Antoine Plamondon
(Source6)

Rodolphe Plamondon

Rodolphe Plamondon
(Source7)

Faits divers

  • Cette station a été le terminus de la ligne orange pendant un an et demi, entre son inauguration et le prolongement de la ligne jusqu’à la station du Collège.
  • Les couleurs prévues pour cette station, rouge et orange,1 ont été rejetées en faveur du rouge et du bleu, qui permettent un plus grand contraste.8
  • La planification de cette station prévoyait à l’origine deux édicules desservant l’accès sud de la station, de part et d’autre de l’avenue Van Horne. Le deuxième édicule aurait rejoint la station au niveau du palier à la tête de l’escalier principal.1
Esquisse architecturale des deux édicules prévus à l'origine à l'accès sud

Esquisse architecturale des deux édicules prévus à l’origine à l’accès sud
(Source1)

Esquisse architecturale des rampes entre les quais et l'accès nord

Esquisse architecturale des rampes entre les quais et l’accès nord
(Source1)

Maquette de l'édicule Van Horne

Maquette de l’édicule Van Horne
(Source9)

  • En plus des bandes d’éclairage entrecoupées de plaques et les murs de brique de verre rétroéclairés, la station était à l’origine agrémentée de plusieurs autres luminaires uniques. Les plus remarquables étaient les lampes cylindriques dirigées vers le haut, dont la suspension sur quatre pattes rappelait la forme d’une araignée. Celles-ci se trouvaient sur le palier de l’accès Van Horne et la billetterie de l’accès Plamondon, ainsi qu’en haut des escaliers principaux. Une variation tournée vers le sol se trouvait dans la billetterie de l’accès Van Horne. Un troisième élément d’éclairage distinctif comprenait une série de projecteurs situés au centre de chacun des quais. Ces luminaires furent tous remplacés en 2013;10 les luminaires « araignée » ont été remplacés par des lampes de forme cylindrique de couleur rouge orange, alors que les projecteurs aux quais ont laissé leur place à des bandes d’éclairage standard.
Lampes « araignée » dans la billetterie nord

Lampes « araignée » dans la billetterie nord

Lampes « araignée » inversées dans la billetterie sud

Lampes « araignée » inversées dans la billetterie sud

Projecteurs au centre du quai

Projecteurs au centre du quai

  • Des scènes du film Sonatine (1984) de Micheline Lanctôt furent tournées dans cette station, au cours de l’année et demie où elle servait de terminus de la ligne orange.
Image du film Sonatine (1984) Image du film Sonatine (1984) Image du film Sonatine (1984)
Image du film Sonatine (1984) Image du film Sonatine (1984)

Images du film Sonatine (1984)
(Source11)

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Plamondon

Alentours de la station

Plamondon - Alentours de la station (sortie Plamondon)
Plamondon - Alentours de la station (sortie Van Horne)

Adresses des accès

Arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce

A Accès Plamondon : 4811, avenue Plamondon / 4810, avenue Barclay, angle avenue Victoria (sans préposé)
B Accès Van Horne : 6250, avenue Victoria, angle avenue Van Horne

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Plan de quartier de la STM (PDF)

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Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

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Dernière mise à jour : 2026-09-18

Références
  1. Patrice Gauthier, architecte. La station Plamondon (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). Décembre 1977. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-23F. ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
  2. Porter, John R. (1990.) Antoine Plamondon. Dictionnaire biographique du Canada , vol. 12. Toronto/Québec: Université Laval/University of Toronto. ↩
  3. Artistes de reputation universelle : M. Rodolphe Plamondon, et Mme Dufrieh, son épouse. (1906, 26 juin.) La Patrie, p. 1. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, JOU 669 CON.  ↩
  4. Poussart, Annick; Potvin, Gilles; McPherson, James B. (2007, 2013). Rodolphe Plamondon. L’encyclopédie canadienne. ↩
  5. Clairoux, Benoît. (2001). Le métro de Montréal : 35 ans déjà. Montréal : Hurtubise HMH. P. 110. ↩
  6. Antoine Plamondon. Autoportrait. 1882. Huile sur toile. Musée du Séminaire de Québec, Québec. Source : Wikimedia Commons. ↩
  7. Source de l’image : Rice, A.J.; Laprés & Lavergne. (1906, 4 août.) M. Rodolphe Plamondon, célèbre ténor canadien-français. Album universel, vol. 23, no. 1162, couverture. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0002746245.  ↩
  8. Clairoux, Benoît. (2002, 6 novembre.) Les secrets des stations de métro. En Commun, vol. 12, no. 18, p. 3. ↩
  9. © Archives de la STM. ↩
  10. STM. (2014). Façonner aujourd’hui la mobilité de demain : Rapport d’activité 2013. Montréal : Auteur. P. 15. ↩
  11. Images © 1996 Malofilm Vidéo ↩