GEORGES-VANIER
Architecte
Pierre-W. Major
Artistes
Michel Dernuet (avec Claude Théberge et Antoine D. Lamarche)
Mise en service
28 avril 1980
Art et architecture
Le design innovateur de cette station attrayante et chic privilégie les angles obliques plutôt qu’orthogonaux pour favoriser un éclat visuel. La nef, construite en tunnel, se projette de part et d’autre d’un haut volume central qui sert de transept. Ce volume prend un plan irrégulier curieux, une sorte de forme rhomboïde chanfreinée. La partie haute des murs du volume, en béton brut, se rétrécit en gradins en montant vers le plafond. Ce dernier arbore une ouverture qui, tel un oculus, admet le soleil et la ventilation.
La passerelle au-dessus des voies prend également une forme irrégulière, avec une grande aire d’attente triangulaire à son début. La passerelle rejoint des escaliers asymétriques, obliques et repliés sur eux-mêmes. À l’extrémité proche, l’un des escaliers vers le quai Côte-Vertu passe derrière l’aire d’attente triangulaire, alors que l’autre descend directement vers le quai avant de bifurquer derrière un mur-écran pour poursuivre son chemin. À l’autre bout, la passerelle débouche sur une cage d’escalier construite en niche, où l’escalier se replie sur un angle d’environ 165° avant de gagner le quai. Le deuxième escalier, le seul des quatre escaliers construit à même l’espace ouvert principal, descend de façon plutôt théâtrale le long du mur oblique du volume.
Ce dernier escalier et le mur sous l’aire d’attente triangulaire s’écartent pour former un élargissement central sur chaque quai. Cet espace fait face au mur est du grand volume, dont la partie inférieure constitue une étendue haute, plane et uniforme percée par la courbe de la voûte, qui se distingue en continuant jusqu’au sol. Par ailleurs, la passerelle et les escaliers offrent plusieurs perspectives frappantes des formes insolites de l’architecture.
Le volume contient également le point d’orgue de la station, une grande sculpture en béton sous le titre Un Arbre dans le parc. Elle surgit du quai et atteint une hauteur d’environ 13 mètres, surplombant la passerelle. À la fois décorative et fonctionnelle, elle forme une colonne structurale et illumine la passerelle à l’aide des luminaires encastrés au bout de ses « branches ».
La plupart des murs sont revêtus de brique de béton gris pâle à la texture rugueuse; or, les murs du volume central sont ponctués par de grands trapèzes en carreaux turquoise, accompagnés de cercles carrelés bleu saphir qui rappellent l’œuvre d’art de la station Peel. Le briquetage des portions des quais construites en tunnel privilégie une palette de couleurs froides, des tons d’ardoise et de bleu saphir. Ces couleurs forment des bandes horizontales qui reprennent le va-et-vient des trains. Le sol est en carreaux couleur ardoise; les bancs sont en granit gris foncé et sont assortis de dossiers en acier inoxydable.
Depuis le niveau de la passerelle, une cage d’escalier assez large monte vers la billetterie. Cet espace, au plafond plutôt bas et à la forme irrégulière comme celle du grand volume, fait demi-tour entre la tête des escaliers depuis la nef et le pied de ceux vers la surface. Ses murs sont ponctués par des cercles bleu saphir, des panneaux carrés faits de carreaux gris et bleu en diagonale, et des sections de mur revêtus de façon semblable aux quais.
Le petit édicule en verre et en béton est accompagné par un grand puits de lumière en forme de cône tronqué qui illumine le grand volume, pour coiffer cette station attrayante et sophistiquée.
Accessibilité
Cette station n’est pas accessible en fauteuil roulant. Aucun projet de mise en accessibilité n’a été annoncé.
Historique et faits divers
Achalandage
870 936 départs en 2023
Station la moins achalandée du réseau de métro
Profondeur des quais
17,7 mètres
21e station en profondeur
Longueur d’interstations
Vers Lionel-Groulx : 758,60 mètres
Vers Lucien-L’Allier : 530,60 mètres
Origine du nom
Boulevard Georges-Vanier. Georges-Philias Vanier (1888-1967) fut le 19e gouverneur général du Canada depuis la Confédération. Né à Montréal à quelques pas de la voie qui porte aujourd’hui son nom, le major-général Vanier a fait carrière comme soldat et diplomate. Il s’est distingué durant la Première Guerre mondiale, souffrant la perte d’une jambe; ensuite, durant la Seconde Guerre mondiale, il fut ambassadeur canadien aux gouvernements alliés.
Nommé gouverneur général en 1959, il est devenu le deuxième Canadien d’origine et le premier Canadien français à occuper ce poste. Suite à son décès en fonction, la rue Fulford fut renommé en son honneur en 1967.
Nom proposé durant la phase de planification : Vanier.1
Georges Vanier
(Source2)
Faits divers
- Des plans initiaux du prolongement de la ligne orange prévoyaient une seule station entre Bonaventure et Lionel-Groulx plutôt que deux. Cette station devait se trouver sous la rue Saint-Antoine à la hauteur du square Richmond, près de la rue Guy, à environ 385 mètres à l’est de Georges-Vanier et 450 mètres à l’ouest de Lucien-L’Allier.3
- La station a été conçue de sorte à permettre la construction d’un édicule secondaire au nord de la rue Saint-Antoine. Celui-ci aurait rejoint la station au niveau de la passerelle au-dessus des quais.1
- Le décor prévu dans les plans initiaux diffère à plusieurs égards du décor finalement installé. On évoquait un « parement… d’éléments horizontaux de béton préfabriqué avec banquettes intégrées » au niveau des quais; « un plafond de forme hexagonale et colorée » dans la salle de contrôle et « une petite murale de couleur vive » dans l’édicule. Aussi, l’édicule devait être doté de sorties dans ses façades nord et sud et englober le puits de ventilation à son extrémité est.1
- Pendant plus de 27 ans, cette station était la seule qui n’était desservie par aucune ligne d’autobus. Cette situation a commencé en 1996-1997 avec la redirection du trajet de pointe de la ligne 78,4 et a persisté jusqu’à la refonte du réseau d’autobus du grand sud-ouest le 26 août 2024, alors que la ligne 57 a été redirigée sur le boulevard Georges-Vanier. (Désormais, la page de cette station sur le site Web de la STM indique également qu’elle offre des correspondances avec des lignes d’autobus sur le boulevard René-Lévesque; toutefois, l’arrêt le plus proche exige une marche d’environ 600 mètres ou 12 minutes en empruntant le tunnel de la rue du Fort.)
Plan des prolongements produit par le BTM en 1970 et prévoyant une seule station entre Bonaventure et Lionel-Groulx, à la hauteur du square Richmond
(Source3)
Esquisse architecturale du volume principal
(Source1)
Maquette de l’édicule
(Source5)
Adresse de l’accès
Arrondissement du Sud-Ouest
2040, rue Saint-Antoine Ouest, angle boulevard Georges-Vanier
Attractions avoisinantes
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Dernière mise à jour : 2026-08-04
Références
- Major, Pierre-W. Vanier (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). s.d. (vers 1973). Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-18F. ↩ ↩ ↩ ↩
- United Press International/Bettmann Archive. (1965, 14 juillet). Photo du Gouverneur général Georges P. Vanier. Source : Wikimedia Commons. ↩
- Bureau de transport métropolitain. (1970, septembre). Le transport en commun… un bond en avant. Montréal : auteur. ↩ ↩
- STCUM. (1997, 16 juin). Plan du réseau: autobus, métro, trains de banlieue. BANQ : 0006813062. Comparer : STCUM. (1996, 11 mars). Plan du réseau: autobus, métro, trains de banlieue. BANQ : 0006815342. ↩
- © Archives de la STM. ↩
Lionel-Groulx






























