Station Georges-Vanier - Grand plan

Ligne 2 orange GEORGES-VANIER

Architectes

Architecte

Pierre-W. Major

Mise en service

Mise en service

28 avril 1980

Art et architecture

La nef de la station Georges-Vanier. Creusée en tunnel, elle projette d’un volume central, qui accueille une section élargie de chaque quai. La sculpture Un Arbre dans le parc se dresse dans le volume au-dessus de la section élargie du quai Côte-Vertu, devant la passerelle (gauche). Le volume est revêtu d’un lambris en brique de béton sous une partie supérieure en béton brut; les portions des quais construites en tunnel sont parées de brique noir et bleu saphir.

Le design innovateur de cette station attrayante et chic privilégie les angles obliques plutôt qu’orthogonaux pour favoriser un éclat visuel. La nef, construite en tunnel, se projette de part et d’autre d’un haut volume central qui sert de transept. Ce volume prend un plan irrégulier curieux, une sorte de forme rhomboïde chanfreinée. La partie haute des murs du volume, en béton brut, se rétrécit en gradins en montant vers le plafond. Ce dernier arbore une ouverture qui, tel un oculus, admet le soleil et la ventilation.

Panorama du volume central et de la passerelle à partir du quai Côte-Vertu. Au-dessus du lambris en brique de béton, le haut du volume de plan irrégulier est constitué de rangées de béton brut en gradins. La sculpture Un Arbre dans le parc traverse le volume, se dressant au-dessus d'un large espace d'attente sur le quai et un autre au niveau de la passerelle. Le volume central de la station, vu à partir du pied des escaliers vers la sortie. Des escaliers descendent vers le quai Côte-Vertu de part et d'autre de la passerelle vers le quai Montmorency. À l'extrémité proche, la passerelle s'élargit pour former une aire d'attente avec un banc. La sculpture Un Arbre dans le parc surplombe la passerelle. Un puits d'éclairage dans le plafond laisse jaillir le soleil.
Vue à partir de la passerelle vers le nord, donnant sur le volume central, la sortie et la sculpture Un Arbre dans le parc. Vue du volume et de la passerelle à partir de la partie ouest du quai Côte-Vertu. Un puits de lumière entouré par une galerie d'aération transperce le plafond du volume central pour éclairer l'espace.

La passerelle au-dessus des voies prend également une forme irrégulière, avec une grande aire d’attente triangulaire à son début. La passerelle rejoint des escaliers asymétriques, obliques et repliés sur eux-mêmes. À l’extrémité proche, l’un des escaliers vers le quai Côte-Vertu passe derrière l’aire d’attente triangulaire, alors que l’autre descend directement vers le quai avant de bifurquer derrière un mur-écran pour poursuivre son chemin. À l’autre bout, la passerelle débouche sur une cage d’escalier construite en niche, où l’escalier se replie sur un angle d’environ 165° avant de gagner le quai. Le deuxième escalier, le seul des quatre escaliers construit à même l’espace ouvert principal, descend de façon plutôt théâtrale le long du mur oblique du volume.

Le pied de l’escalier est vers le quai Côte-Vertu passe derrière la section élargie du quai. À travers les voies, à gauche, on aperçoit aussi l’escalier est vers le quai Montmorency, à découvert dans le grand volume. Vue depuis la passerelle sur l’escalier ouest vers le quai Côte-Vertu. Cet escalier descend directement vers le quai avant de bifurquer vers la droite et passer derrière un mur-écran.
L’escalier du côté est de la passerelle qui la relie au quai Montmorency, dans le volume central. L'escalier et le mur adjacent sont disposés à un angle oblique relativement à la passerelle et le bord du quai. Un cercle carrelé bleu saphir et un trapèze turquoise égaient le mur de brique gris pâle. L’escalier ouest vers le quai Montmorency est accueilli par une excavation en niche. Ses formes obliques et irrégulières sont soulignées par un trapèze constitué de carreaux turquoise et par un panneau oblique en acier inoxydable.

Ce dernier escalier et le mur sous l’aire d’attente triangulaire s’écartent pour former un élargissement central sur chaque quai. Cet espace fait face au mur est du grand volume, dont la partie inférieure constitue une étendue haute, plane et uniforme percée par la courbe de la voûte, qui se distingue en continuant jusqu’au sol. Par ailleurs, la passerelle et les escaliers offrent plusieurs perspectives frappantes des formes insolites de l’architecture.

Panorama de la partie est du volume central à partir de la passerelle. La sculpture Un Arbre dans le parc se dresse à gauche. Les murs gris pâle sont agrémentés de cercles bleu saphir et de trapèzes turquoise. Au centre, la courbe de la voûte est prolongée jusqu'au sol pour plus d'emphase.

Le volume contient également le point d’orgue de la station, une grande sculpture en béton sous le titre Un Arbre dans le parc. Elle surgit du quai et atteint une hauteur d’environ 13 mètres, surplombant la passerelle. À la fois décorative et fonctionnelle, elle forme une colonne structurale et illumine la passerelle à l’aide des luminaires encastrés au bout de ses « branches ».

La sculpture Un Arbre dans le parc monte à travers le volume central au-dessus d'une aire d'attente sur le quai Côte-Vertu et une autre au niveau de la passerelle, et constitue une colonne pour appuyer le plafond. La sculpture Un Arbre dans le parc se dresse au-dessus de l’aire d’attente triangulaire à l’extrémité nord de la passerelle. Détail de la partie supérieure de la sculpture Un Arbre dans le parc. Chaque 'branche' contient un élément d'éclairage.

La plupart des murs sont revêtus de brique de béton gris pâle à la texture rugueuse; or, les murs du volume central sont ponctués par de grands trapèzes en carreaux turquoise, accompagnés de cercles carrelés bleu saphir qui rappellent l’œuvre d’art de la station Peel. Le briquetage des portions des quais construites en tunnel privilégie une palette de couleurs froides, des tons d’ardoise et de bleu saphir. Ces couleurs forment des bandes horizontales qui reprennent le va-et-vient des trains. Le sol est en carreaux couleur ardoise; les bancs sont en granit gris foncé et sont assortis de dossiers en acier inoxydable.

Vue à partir de la passerelle vers le sud et les escaliers reliant ce niveau avec le quai Montmorency. Les murs du volume et des cages d'escaliers sont revêtus de trapèzes carrelés couleur turquoise et d'un cercle bleu saphir au-dessus de l'escalier à gauche. Un cercle carrelé bleu saphir ponctue le mur à l'extrémité de l'un des quais. Des motifs horizontaux constitués de briques glacées de gris ardoise et bleu parent les murs des quais construits en tunnel. Les bancs sont constitués de sièges en granit gris foncé et des dossiers en acier inoxydable.

Depuis le niveau de la passerelle, une cage d’escalier assez large monte vers la billetterie. Cet espace, au plafond plutôt bas et à la forme irrégulière comme celle du grand volume, fait demi-tour entre la tête des escaliers depuis la nef et le pied de ceux vers la surface. Ses murs sont ponctués par des cercles bleu saphir, des panneaux carrés faits de carreaux gris et bleu en diagonale, et des sections de mur revêtus de façon semblable aux quais.

La cage d'escaliers entre les niveaux de la billetterie et de la passerelle. La disposition de l'éclairage au plafond crée un jeu d'ombres et de lumières sur les murs. La billetterie est décorée de cercles carrelés bleu saphir et des motifs en brique glacée gris ardoise et bleu semblables à ceux qui ornent les murs des quais.
Panorama du niveau de la billetterie. Le corridor à partir des tourniquets (gauche) prend un virage pour atteindre l'édicule (droite). Les murs de brique de béton sont enjolivés de cercles bleus et de panneaux de carrelage bleu et gris.

Le petit édicule en verre et en béton est accompagné par un grand puits de lumière en forme de cône tronqué qui illumine le grand volume, pour coiffer cette station attrayante et sophistiquée.

Extérieur de l'édicule de la station (gauche) vu de l'est. La sortie fait face à une bouche d'aération (centre) et la lanterne du puits de lumière, en forme de cône tronqué (droite). La façade avant de l'édicule unique, construit en verre et en béton cannelé.
L'arrière de l'édicule. Le puits de lumière se voit au fond à gauche. Des saillies se projettent des deux extrémités du petit bâtiment rectangulaire. Intérieur de l'édicule, abondamment éclairé par les murs-rideaux de verre.

Accessibilité

Cette station n’est pas accessible en fauteuil roulant. Aucun projet de mise en accessibilité n’a été annoncé.

Historique et faits divers

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Lionel-Groulx : 758,60 mètres
Vers Lucien-L’Allier : 530,60 mètres

Origine du nom

Boulevard Georges-Vanier. Georges-Philias Vanier (1888-1967) fut le 19e gouverneur général du Canada depuis la Confédération. Né à Montréal à quelques pas de la voie qui porte aujourd’hui son nom, le major-général Vanier a fait carrière comme soldat et diplomate. Il s’est distingué durant la Première Guerre mondiale, souffrant la perte d’une jambe; ensuite, durant la Seconde Guerre mondiale, il fut ambassadeur canadien aux gouvernements alliés.

Nommé gouverneur général en 1959, il est devenu le deuxième Canadien d’origine et le premier Canadien français à occuper ce poste. Suite à son décès en fonction, la rue Fulford fut renommé en son honneur en 1967.

Nom proposé durant la phase de planification : Vanier.1

Georges Vanier

Georges Vanier
(Source2)

Faits divers

  • Des plans initiaux du prolongement de la ligne orange prévoyaient une seule station entre Bonaventure et Lionel-Groulx plutôt que deux. Cette station devait se trouver sous la rue Saint-Antoine à la hauteur du square Richmond, près de la rue Guy, à environ 385 mètres à l’est de Georges-Vanier et 450 mètres à l’ouest de Lucien-L’Allier.3
  • La station a été conçue de sorte à permettre la construction d’un édicule secondaire au nord de la rue Saint-Antoine. Celui-ci aurait rejoint la station au niveau de la passerelle au-dessus des quais.1
  • Le décor prévu dans les plans initiaux diffère à plusieurs égards du décor finalement installé. On évoquait un « parement… d’éléments horizontaux de béton préfabriqué avec banquettes intégrées » au niveau des quais; « un plafond de forme hexagonale et colorée » dans la salle de contrôle et « une petite murale de couleur vive » dans l’édicule. Aussi, l’édicule devait être doté de sorties dans ses façades nord et sud et englober le puits de ventilation à son extrémité est.1
  • Pendant plus de 27 ans, cette station était la seule qui n’était desservie par aucune ligne d’autobus. Cette situation a commencé en 1996-1997 avec la redirection du trajet de pointe de la ligne 78,4 et a persisté jusqu’à la refonte du réseau d’autobus du grand sud-ouest le 26 août 2024, alors que la ligne 57 a été redirigée sur le boulevard Georges-Vanier. (Désormais, la page de cette station sur le site Web de la STM indique également qu’elle offre des correspondances avec des lignes d’autobus sur le boulevard René-Lévesque; toutefois, l’arrêt le plus proche exige une marche d’environ 600 mètres ou 12 minutes en empruntant le tunnel de la rue du Fort.)
Plan des prolongements produit par le BTM en 1970 et prévoyant une seule station entre Bonaventure et Lionel-Groulx, à la hauteur du square Richmond.

Plan des prolongements produit par le BTM en 1970 et prévoyant une seule station entre Bonaventure et Lionel-Groulx, à la hauteur du square Richmond
(Source3)

Esquisse architecturale du volume principal

Esquisse architecturale du volume principal
(Source1)

Maquette de l'édicule

Maquette de l’édicule
(Source5)

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Georges-Vanier

Alentours de la station

Georges-Vanier - Alentours de la station

Adresse de l’accès

Arrondissement du Sud-Ouest
2040, rue Saint-Antoine Ouest, angle boulevard Georges-Vanier

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Plan de quartier de la STM (PDF)

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

Logo STM

Dernière mise à jour : 2026-08-04

Références
  1. Major, Pierre-W. Vanier (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). s.d. (vers 1973). Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-18F. ↩ ↩ ↩ ↩
  2. United Press International/Bettmann Archive. (1965, 14 juillet). Photo du Gouverneur général Georges P. Vanier. Source : Wikimedia Commons. ↩
  3. Bureau de transport métropolitain. (1970, septembre). Le transport en commun… un bond en avant. Montréal : auteur. ↩ ↩
  4. STCUM. (1997, 16 juin). Plan du réseau: autobus, métro, trains de banlieue. BANQ : 0006813062. Comparer : STCUM. (1996, 11 mars). Plan du réseau: autobus, métro, trains de banlieue. BANQ : 0006815342. ↩
  5. © Archives de la STM. ↩