Station Villa-Maria - Grand plan

Ligne 2 orange VILLA-MARIA

Architectes

Architecte

André Léonard (BTM)

Mise en service

Mise en service

7 septembre 1981

Art et architecture

La façade avant de l’édicule de la station, face au boulevard Décarie. La gaine d’ascenseur se trouve au centre à côté de l’entrée principale.

Les quais de cette station, construits en tunnel, s’étendent vers le nord à partir d’un profond volume construit à ciel ouvert. Au rez-de-chaussée, le grand édicule unique est entouré d’une boucle d’autobus. Les accès sont en retrait dans la façade de l’édicule; de surcroît, une longue marquise protège les arrêts du côté sud et des abribus substantiels sont disponibles aux côtés nord et est.

L'édicule de la station vu du nord-ouest. On voit les entrées et les baies vitrées enfoncées dans la façade de béton. L'édicule de la station vu du sud-ouest. Du côté sud de l’édicule, un auvent protège les arrêts le long de la boucle d'autobus. Détail de l'entrée sud à l'édicule, sous l'auvent longeant la boucle d'autobus.
Le coin nord-est de l’édicule. À gauche, la boucle d’autobus passe derrière le bâtiment. Aux côtés nord et est, des abribus imposants de béton et de verre viennent se rajouter à la protection offerte par les entrées en retrait sur ces côtés.

L’édicule est à demi-niveaux; le niveau supérieur à l’est dessert les arrêts d’autobus en arrière et à côté de la station. La gaine d’ascenseur a été ajoutée sur la façade avant. En arrière, des fenêtres inclinées éclairent un puits de lumière ouvert au-dessus des escaliers principaux.

Vue intérieure à partir de la section surélevée à l'arrière de l'édicule. On voit l’ascenseur au fond au centre droit, près de l’entrée principale. Au centre gauche, un banc partage les coloris des sièges au niveau des quais.
Vue intérieure de l'édicule, aménagé à demi-niveaux. Le niveau supérieur dessert les entrées à partir de la boucle d'autobus. À noter, les fenêtres obliques en arrière, qui alimentent un puits de lumière qui éclaire l'escalier principal entre la billetterie et le transept. Vue intérieure du devant de l’édicule, qui donne sur le boulevard Décarie. L’ascenseur, gauche, est aménagé en position oblique relativement au restant du bâtiment.

La salle de contrôle, plutôt bas mais large, est située immédiatement en dessous de l’édicule; en descendant du rez-de-chaussée, on est dirigé directement vers la barrière de perception. Après les tourniquets, il faut faire demi-tour pour arriver à la tête des escaliers vers les quais; élément inhabituel, une barrière sert à séparer les passagers entrants et sortants dans cette zone de circulation. Les colonnes structurales et la loge servent à cacher partiellement la cage d’escalier très profonde, produisant un certain effet de surprise.

Du côté sud-ouest de la salle de contrôle, un corridor passe entre les escaliers depuis l’édicule et la grande cage d’escalier vers le bas, donnant sur cette dernière. Anciennement fermé au public (voir Faits divers), ce corridor a été réaffecté pour rejoindre l’ascenseur vers la surface. L’ascenseur vers les quais, pour sa part, se trouve au coin nord-est de la salle.

Les tourniquets de la billetterie. L'une des suites de sculptures murales, œuvre de l'architecte de la station André Léonard, orne le mur au fond de la salle de contrôle. Panorama de la salle de contrôle à partir du coin nord-est. Au centre droit, la tête des escaliers vers le niveau du transept; à l'extrême gauche, l'entrée de l'ascenseur vers le transept et le quai Côte-Vertu. Élément atypique, des barrières séparent le parcours des passagers partants et arrivants; ces derniers passent le long du mur de fond. À gauche, les cinq sculptures murales d'André Léonard ornent ce mur. Le carrelage pâle du sol est rythmé par des bandes en tons vifs de rouge, rouge orangé, orange et jaune qui reprennent les coloris des sculptures et les motifs sur les quais.
À gauche des escaliers vers l'édicule, un passage depuis longtemps fermé au public fut réaffecté pour donner accès à l'ascenseur vers le rez-de-chaussée. Vue de la billetterie depuis le passage vers l'ascenseur au rez-de-chaussée. Le passage donne sur le grand escalier vers les quais. La portion de la billetterie avant les tourniquets. À gauche, un passage mène vers l’ascenseur qui monte au rez-de-chaussée. À droite, les escaliers depuis l’édicule débouchent vers les tourniquets (hors scène à droite).
Le volume au-dessus de l'escalier principal entre la billetterie et le transept. En haut, un puits de lumière fournit un éclairage naturel. En haut à gauche, on voit le corridor entre l’ascenseur supérieur et la billetterie, qui donne sur le volume. La deuxième suite de sculptures murales d'André Léonard orne le mur en face du pied des escaliers. Vue en contre-plongée de l'escalier principal vers la billetterie. Le transept et l'accès aux quais sont à gauche. Un volet de l'œuvre d'art de Marianne Chevalier se voit au-dessus de l'accès de l'ascenseur à l'extrême gauche. L'escalier principal (gauche) et la suite de sculptures murales d'André Léonard (droite), vus du transept.

Au pied des escaliers au niveau du transept, on fait encore une fois demi-tour pour rejoindre la passerelle de type balcon, qui traverse la bouche du tunnel à l’extrémité sud des quais. La passerelle se trouve dans le grand volume de la station, dont le plafond haut est appuyé par deux imposants piliers à côté des escaliers vers les quais. Sur le mur en gradins au-dessus de la nef, on trouve un ensemble impressionnant de sorties d’aération, de forme oblique et de couleur orange.

Le transept traverse la bouche du tunnel située à l'extrémité sud des quais. Le haut plafond descend en gradins vers les quais et reçoit une série de grandes bouches d'aération de couleur orange, encadrées par les imposantes colonnes qui soutiennent le plafond. On voit des sculptures murales de Marianne Chevalier au-dessus des accès aux ascenseurs, à gauche et à droite. Le volume principal de la station se situe au-dessus du transept à l'extrémité sud des quais. Ici on le voit à partir du pied des escaliers vers le quai Côte-Vertu.

Les murs de cette zone et de la majorité de la station sont revêtus de panneaux préfabriqués de béton blanc nervuré qui reflètent et rehaussent l’éclairage artificiel. Le décor pâle est égayé par un agencement constant et agréable de couleurs automnales. Les éclatants bancs en béton polymère au niveau des quais et les dégradés sur le carrelage des planchers suivent tous une séquence de jaune, orange, rouge orangé et rouge. Par ailleurs, chaque banc est agencé avec un dégradé au sol devant lui. Ces éléments sont systématiquement placés avec le côté jaune, qui représente le soleil, plus près de la sortie, et donc de la lumière du jour. On trouve à plusieurs autres endroits des parements jaunes ou orange.

Vue de la nef de la station, creusée dans le roc. On regarde vers le sud à partir du quai Côte-Vertu. Chaque banc présente un dégradé des couleurs jaune, orange, rouge orangé et rouge et est agencé avec des bandes sur le plancher. La couleur jaune se situe du côté plus près du soleil, c'est-à-dire de la sortie. Deux des bancs de la station, situés sur le quai Montmorency, avec les bandes agencées au plancher. Le tympan à l'extrémité nord de la station, avec deux des appliqués muraux d'André Léonard.

Le même agencement de couleurs se trouve aussi dans les œuvres d’art. L’apport artistique originel de la station est l’œuvre de son architecte, André Léonard; ses deux volets consistent chacun en une séquence de cinq disques immenses en béton polymère. Ceux-ci sont situés respectivement sur le mur est de la salle contrôle, en face des tourniquets, et au niveau du transept, en face du pied des escaliers mécaniques; deux disques additionnels occupent les tympans à l’extrémité du quai.

Les déplacements rotationnels successifs des fentes dans les grands cercles donnent un effet de roulement le long du trajet des passagers, alors que le dégradé des couleurs des disques répète celui des bancs, avec un jaune ensoleillé plus près de la sortie et un mauve foncé plus près du tunnel. Ainsi, les œuvres créent un effet de mouvement et de directionalité le long du parcours des passagers, facilitant au niveau inconscient le repérage et la compréhension de l’espace.

Vue panoramique de l'une des deux suites de sculptures murales créées par André Léonard, située dans la salle de contrôle
La deuxième suite de sculptures murales d'André Léonard, située au pied des escaliers vers le transept

L’implantation des ascenseurs fut accompagnée par une nouvelle œuvre d’art « 1 % », soit une série de sculptures murales sous le titre La correspondance des strates, signée Marianne Chevalier. Les quatre volets de cette œuvre couronnent les accès aux ascenseurs au niveau du transept et des quais. Chacun des volets comprend une séquence de pastilles dont les formes, la séquence et les couleurs s’inscrivent en pleine continuité avec l’œuvre d’André Léonard. Or, celles-ci arborent des formes et des textures provenant de la nature, et sont transpercées par des éléments bleus : à l’horizontale dans les volets aux quais, pour représenter le passage des rames de métro, et à la verticale au niveau du transept, à l’image du raccordement assuré par les ascenseurs.

Le mur est du volume principal, au-dessus du quai Côte-Vertu. Deux volets de l'œuvre La correspondance des strates de Marianne Chevalier sont situées au-dessus des accès vers l'ascenseur qui dessert ce quai. L'un des volets de l'œuvre La correspondance des strates de Marianne Chevalier, situé au-dessus de l'accès à l'ascenseur sur le quai Côte-Vertu. L'un des volets de l'œuvre La correspondance des strates de Marianne Chevalier, situé au niveau du transept au-dessus de l'accès à l'ascenseur vers le quai Côte-Vertu et le niveau de la billetterie.
L'un des volets de l'œuvre La correspondance des strates de Marianne Chevalier, situé au niveau du transept au-dessus de l'accès à l'ascenseur vers le quai Montmorency. L'un des volets de l'œuvre La correspondance des strates de Marianne Chevalier, situé au-dessus de l'accès à l'ascenseur sur le quai Montmorency. L'ouest du volume principal, au-dessus de l'escalier vers le quai Montmorency. Deux volets de l'œuvre La correspondance des strates de Marianne Chevalier sont situées au-dessus des accès vers l'ascenseur qui dessert ce quai.

Les couleurs vives et leur agencement constant à travers la station éclairent et égaient ses espaces.

Accessibilité

Cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant. Il y a trois ascenseurs : un pour relier l’édicule au niveau de la billetterie; un entre la billetterie, le transept et le quai Côte-Vertu; et un dernier entre le transept et le quai Montmorency.

Les travaux d’installation des ascenseurs ont débuté en septembre 2019. Les ascenseurs des niveaux inférieurs sont rentrés en service le 29 août 2022 et celui jusqu’au rez-de-chaussée, le 18 novembre 2022.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

2 677 200 départs en 2023
34e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Snowdon : 884,41 mètres
Vers Vendôme : 1407,32 mètres

Origine du nom

Collège Villa Maria. Villa Maria est une école privée secondaire. Anciennement réservée aux filles, elle est maintenant mixte.

Le noyau de l’école est une grande demeure, la maison Monklands. Elle fut construite en 1804 pour James Monk, juge en chef du Bas-Canada, sur des terrains achetés en 1795 de la famille Décarie. De 1844 à 1849, elle fut la résidence officielle du gouverneur général du Canada. En 1849, elle a failli être incendiée par des émeutiers, qui l’ont épargnée seulement parce que l’épouse du gouverneur général était alors enceinte. Ils ont plutôt mis le feu aux édifices du Parlement dans le Vieux-Montréal.

En 1854, la propriété fut acquise par les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame pour y aménager un pensionnat pour filles; celui-ci a reçu ses premières élèves à l’automne de la même année. Le nom de l’école, « maison de Marie » en latin, rappelle également la première colonie française sur l’île, Ville-Marie. La Vierge Marie avait été nommée patronne de la congrégation par sa fondatrice, sainte Marguerite Bourgeoys, qui a joué un rôle important dans la fondation de la colonie de Ville-Marie.

Villa Maria est l’une des plus anciennes villas de style palladien subsistant au pays et elle fut donc classée comme un monument historique en 1951.

Noms proposés durant la phase de planification : Décarie;1 Monkland.2 Ce dernier nom a sans doute été abandonné pour éviter la confusion avec la station Monk et possiblement aussi la gare de train de banlieue Monkland, subséquemment remplacée par la gare du Ruisseau.

La maison Monklands, pavillon central du Collège Villa Maria

La maison Monklands, pavillon central du Collège Villa Maria
(Source3)

Faits divers

  • La station a été conçue de sorte à permettre l’ajout d’un deuxième édicule à l’ouest de celui qu’on connaît. « De cet édicule, une passerelle enjambera la voie rapide du boulevard Décarie »4, mais il n’est pas clair si l’édicule lui-même devait se trouver à l’ouest de l’autoroute (avec une passerelle sous le niveau de la chaussée mais au-dessus de l’autoroute) ou à l’est de celle-ci (avec une passerelle à ciel ouvert). Cet accès aurait été relié à la salle de contrôle par le long passage situé au sud des escaliers vers la sortie.4 Fermé au public pendant des années, ce passage a finalement été réaffecté pour accéder à l’ascenseur entre la billetterie et le rez-de-chaussée.
Plan préparé par le BTM en 1976, attribuant à cette station le nom Monkland

Plan préparé par le BTM en 1976, attribuant à cette station le nom Monkland
(Source2)

Esquisse architecturale de la billetterie

Esquisse architecturale de la billetterie
(Source4)

Maquette de la billetterie

Maquette de la billetterie
(Source5)

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Villa-Maria

Alentours de la station

Villa-Maria - Alentours de la station

Adresse de l’accès

Arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce
4331, boulevard Décarie, angle avenue Monkland

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Plan de quartier de la STM (PDF)

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Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

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Dernière mise à jour : 2026-10-02

Références
  1. Chaplin, Diana. (1975, 18 février). Montréal et Québec laisseront-ils gâcher la vocation unique du domaine Villa Maria ? Le Devoir, p. 5. ↩
  2. Bureau de transport métropolitain. (1976). Métro… au 4 juillet 1976 [livret commémoratif préparé pour la cérémonie d’inauguration du prolongement vers l’est de la ligne verte]. Montréal : auteur. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D02, cote 1B-06-11-01F. ↩ ↩
  3. Source de l’image : Tanneryvillage, Wikimedia Commons. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-SA 3.0. ↩
  4. André Léonard. Station Villa-Maria (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). Décembre 1976. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-14F. ↩ ↩ ↩
  5. © Archives de la STM. ↩