Station Côte-Sainte-Catherine - Grand plan

Ligne 2 orange CÔTE-SAINTE-CATHERINE

Architectes

Architecte

Gilbert Sauvé (BTM)

Artistes

Artiste

Gilbert Sauvé

Mise en service

Mise en service

4 janvier 1982

Art et architecture

Panorama de la nef de la station Côte-Sainte-Catherine, dont les voûtes excavées en tunnel (droite, extrême gauche) se projettent du volume central (centre gauche). Le toit du grand volume est incliné vers le haut d’ouest en est (en haut à gauche), et son faîte s’ouvre sur un passage qui le surplombe. Le parapet à la fin de la mezzanine traverse les quais en diagonale. Au centre, une bouche de ventilation est visible à l’extrémité sud du volume.

Comme plusieurs stations des prolongements des années 1980, la station Côte-Sainte-Catherine est un espace attrayant, moderne et fonctionnel. Elle se centre autour d’un grand volume qui s’ouvre à tous les niveaux, de sorte à permettre aux passagers de visualiser leur parcours entier à travers la station, que ce soit à partir du palier supérieur vers les trains, ou depuis les quais jusqu’à la sortie.

Vue en plongée depuis le passage au-dessus du grand volume. On y voit les colonnes qui portent le toit de la station, dont les pieds sont entourés par les escaliers vers le quai Côte-Vertu. Vue en plongée sur la mezzanine depuis le passage au-dessus du grand volume; on voit en contrebas la barrière de perception de la billetterie. Le mur est du grand volume. On fait face à la tête des escaliers vers le quai Côte-Vertu. En haut, on aperçoit le passage entre l'édicule et les escaliers principaux.

Le grand volume, au-dessus de la billetterie, est un espace à section triangulaire, dont la pente du plafond suit la ligne des escaliers du côté nord de la salle de contrôle. Son faîte s’ouvre sur un passage en palier entre la tête de ces escaliers et la sortie; ainsi, ce palier offre sur toute sa longueur des vues de la billetterie et des quais en contrebas.

Le grand volume le long du niveau de la mezzanine. Le toit est incliné vers le passage qui en longe le faîte. La pente impressionnante du plafond au-dessus de la billetterie reprend celle des escaliers mécaniques. Ces derniers sont soulignés par une murale de Gilbert Sauvé, qui prend la forme d'une flèche vers le haut.
Le passage entre l'édicule (gauche) et les escaliers mécaniques vers la mezzanine (droite) surplombe le grand volume de la station. Vue le long du passage au-dessus du grand volume. On regarde vers le nord et la tête des escaliers vers la billetterie. Au bout du corridor, on voit une murale de Gilbert Sauvé.

La mezzanine sur laquelle est aménagée la billetterie suit également un plan anguleux; son rebord sud traverse les voies en diagonale, de sorte que les escaliers vers les quais, situés aux deux coins de ce rebord, sont décalés les uns des autres. Les escaliers passent entre et autour des paires de piliers qui soutiennent le toit du volume. Les rebords de la mezzanine, comme celui du palier supérieur, sont fermés par des garde-corps en acier et en verre, surmontés par de beaux luminaires sphériques.

Vue d'ensemble du grand volume au-dessus des quais. La mezzanine flotte dans le volume, soutenue par les colonnes qui portent également le plafond. Une ligne des emblématiques luminaires sphériques de la station, le long du parapet de la mezzanine au-dessus des voies.
Une autre rangée de lampadaires longe le parapet protégeant le bord est de la mezzanine. En bas, les escaliers vers le quai Côte-Vertu se faufilent entre les colonnes qui appuient la mezzanine et la toiture. Un chevron de Gilbert Sauvé surplombe le palier des escaliers. Le quai Côte-Vertu et les escaliers qui le raccordent à la mezzanine. Les escaliers vers le quai Montmorency descendent du coin sud-ouest de la mezzanine.

Les quais sont construits en tunnel à partir du volume central. Leurs murs sont revêtus de panneaux de béton traité au jet de sable, avec un motif dynamique d’arêtes diagonales qui pointent le chemin vers les escaliers. Les lignes diagonales se rapprochent en approchant des escaliers, pour symboliser l’accélération. Le quai est pourvu de rangées de sièges baquets jaune vif.

La frise en béton qui longe les quais, dans ce cas la tête du quai Côte-Vertu. Les formes indiquent le sens vers les escaliers, et leur espacement diminue au fur et à mesure qu'on s'y rapproche (dans ce cas, en allant de gauche à droite). À noter, les lampes de plafond disposées de façon perpendiculaire au-dessus des quais plutôt qu'en bande comme dans la plupart des stations. Un ensemble des sièges baquets jaunes sur un quai de la station.

L’œuvre d’art de la station, créée par l’architecte, consiste en plusieurs ensembles de panneaux en métal en jaune, orange et vert. Dans la salle de contrôle, des panneaux en forme de losange constituent des chevrons au-dessus des escaliers des quais et une grande flèche le long de la volée principale d’escaliers mécaniques. Une deuxième flèche semblable, plus discrète, sur le côté de l’escalier mécanique vers l’édicule est visible à partir de la mezzanine. Sur les murs du palier et dans l’édicule, des panneaux rectangulaires arborent des motifs diagonaux colorés. Comme les panneaux de béton aux murs des quais, les formes et les motifs de ces murales indiquent la direction de la sortie.

L'une des murales en forme de chevron au-dessus des escaliers vers les quais, en l'occurrence le quai Montmorency. La forme dirige vers la mezzanine et la sortie. Comme les escaliers principaux entre la billetterie et le passage, les escaliers entre le passage et l’édicule arborent également une murale en forme de flèche par Gilbert Sauvé, composée de panneaux colorés. Pour apercevoir ette murale, plus discrète, il faut regarder vers le haut à partir de la mezzanine.
Des murales vert, orange et jaune de Gilbert Sauvé, situées à la tête des escaliers mécaniques au niveau du passage, pointent vers la sortie.

L’unique édicule est une structure anguleuse en béton avec des portes aux coins nord-est et sud-ouest. Entre elles, de larges baies vitrées illuminent les escaliers vers la station. Le coin de l’édicule formé par ces fenêtres est chanfreiné, de sorte qu’une grande surface triangulaire fait face à l’intersection, attirant les regards.

Panorama de l'intérieur de l'édicule, en regardant le long de l’axe de symétrie du bâtiment vers les escaliers et la large baie vitrée au-dessus d’eux. Les sorties donnant sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine (droite) et l'avenue Victoria (gauche) sont disposés de façon symétrique à l’est et au sud de la trémie d’escalier. Deux lignes de bancs du même style que ceux sur les quais sont mises en valeur par des murales de l'architecte.
La baie vitrée au-dessus des escaliers dans l’édicule. Le coin du bâtiment présente un frappant chanfrein triangulaire.
Vue extérieure de l'édicule. La baie vitrée chanfreinée fait face à l’intersection. La façade ouest de l’édicule, avec la porte donnant sur l’avenue Victoria.

Accessibilité

Cette station n’est pas accessible en fauteuil roulant. Aucun projet de mise en accessibilité n’a été annoncé.

Selon le Plan de développement d’accessibilité universelle de la STM 2012-2015 (p. 40), la complexité anticipée de l'implantation d'ascenseurs à cette station a été évaluée comme étant problématique.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

1 950 574 départs en 2025

50e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Plamondon : 451,10 mètres
Vers Snowdon : 693,00 mètres

Origine du nom

Chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Le nom de la côte Sainte-Catherine est l’un des plus anciens toponymes européens dans la région de Montréal. Le 9 novembre 1694, François Dollier de Casson, seigneur de l’île, concède six terres sous le nom de côte Sainte-Catherine. Puis le 12 juin 1709, l’intendant Antoine-Denis Raudot homologue comme chemin un ancien sentier autochtone autour du pied nord-est de la montagne; comme ailleurs, la côte donne son nom à ce chemin principal, qui est appelé dès lors chemin de la Côte-Sainte-Catherine. La côte Sainte-Catherine devient en 1875 le village d’Outremont.1

Le tronçon occidental du chemin sur lequel se trouve la station de métro en est la section la plus récemment ouverte (vers 1936);2 auparavant, le chemin terminait à son intersection avec le chemin de la Côte-des-Neiges.

Parmi plusieurs saintes Catherine de la religion catholique, la plus connue est sainte Catherine d’Alexandrie, qui faisait autrefois l’objet d’une dévotion très répandue, mais dont l’historicité est maintenant considérée douteuse. Selon la légende, elle était la fille d’une famille noble d’Alexandrie qui vivait vers 300 apr. J.-C. Extrêmement savante, elle réussit à l’âge de 18 ans à ridiculiser en argument non seulement l’empereur Maxence, mais 50 philosophes qu’il ordonna de la confondre. Après qu’elle eut converti les clercs, l’empereur ordonna son exécution sur la roue à pointes, mais elle la fit éclater en la touchant. Il la fit donc décapiter. Sa fête est le 25 novembre.

Le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à Outremont

Le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à Outremont

Plan datant de 1798 indiquant le « chemin de Ste Catherine »

Plan datant de 1798 indiquant le « chemin de Ste Catherine »
(Source3)

Des plaques commémorant la côte Sainte-Catherine et son chemin homonyme, au parc François-Xavier-Garneau à Outremont

Des plaques commémorant la côte Sainte-Catherine et son chemin homonyme, au parc François-Xavier-Garneau à Outremont

Sainte Catherine d'Alexandrie, du Caravage

Sainte Catherine d’Alexandrie, du Caravage
(Source4)

Faits divers

  • Cette station servit de terminus de la ligne orange pendant six mois entre son inauguration et celle de la station Plamondon.
  • La station a été conçue de sorte à permettre l’ajout d’un édicule secondaire au nord du chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Celui-ci aurait été relié à la station au niveau de la passerelle au-dessus de la salle de contrôle.5
  • Les bandeaux de nomenclature de cette station arborent plus d’une version du nom de celle-ci, une condition unique dans le réseau. La plupart disent « CÔTE STE-CATHERINE », mais un dit « STE-CATHERINE » tout court, un autre (enlevé depuis) disait « CÔTE-SAINTE-CATHERINE » et les enseignes au-dessus des portes extérieures disent « COTE STE-CATHERINE ». (De surcroît, un panneau à l’intérieur de l’édicule affiche le nom de la rue sous la forme de « CHEMIN DE LA COTE-STE-CATHERINE ».) Selon le site Web et les cartes de la STM ainsi que la Commission de toponymie du Québec,6 l’orthographe officielle est « Côte-Sainte-Catherine ».
Les différentes orthographes affichées dans la station

Les différentes orthographes affichées dans la station

Esquisse architecturale du grand volume

Esquisse architecturale du grand volume
(Source5)

Maquette de la station

Maquette de la station
(Source7)

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Côte-Sainte-Catherine

Alentours de la station

Côte-Sainte-Catherine - Alentours de la station

Adresse de l’accès

Arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce
4780, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, angle avenue Victoria

Lien vers OpenStreetMap
Lien vers Google Maps

Plan de quartier de la STM (PDF)

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

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Dernière mise à jour : 10 Oct 2026

Références
  1. Circuits virtuels. (2021). Société d’histoire d’Outremont. ↩
  2. Lovell’s Montreal Directory for 1936-37. (1936). Montréal : John Lovell & Son. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0005993752. Voir p. 567 (« A street directory of Montreal, » s.v. « St. Catherine Road »). ↩
  3. Image adaptée de : Anonyme. Plan montrant l’ouverture de la rue Saint-Laurent et des prinicipales artères sur l’île de Montréal. 15 août 1798. Source : Archives de la Ville de Montréal, CA M001 VM066-3-P001. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  4. Michelangelo Merisi da Caravaggio (Le Caravage). Sainte Catherine d’Alexandrie. 1598-99. Huile sur toile. Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid. Source : Wikimedia Commons. ↩
  5. Gilbert Sauvé. La station Côte Ste-Catherine (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). Janvier 1977. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-05F. ↩ ↩
  6. Fiche descriptive : Station Côte-Sainte-Catherine. Commission de toponymie du Québec. ↩
  7. © Archives de la STM. ↩