Station Honoré-Beaugrand - Grand plan

Ligne 1 verte HONORÉ-BEAUGRAND

Architectes

Architecte

Yves Bernard (BTM)

Mise en service

Mise en service

6 juin 1976

Ligne 1 verte  H.-Beaugrand

Terminus ⦸

Art et architecture

Panorama des quais. On note le plafond en gradin du volume excavé en tranchée, ainsi que les murales de Jean-Paul Mousseau qui mettent en valeur les escaliers vers la billetterie.

Terminus est de la ligne verte et important point de rabattement pour plusieurs lignes d’autobus, cette station marie l’efficience nécessaire à ses fonctions avec un élégant design moderniste.

Panorama des édicules de la station le long de la rue Honoré-Beaugrand. À gauche, l'accès Honoré-Beaugrand et sa boucle d'autobus; au centre, la lanterne d'un puits de lumière ainsi que l'édicule Sherbrooke Nord; à droite, l'édicule Sherbrooke Sud et sa propre boucle d'autobus.
Le large corridor reliant la salle de contrôle et l'accès Sherbrooke Sud. Cet angle du corridor s’élargit pour former un grand carré. Le corridor entre la salle de contrôle et l'édicule Honoré-Beaugrand. On note la frise tailladée en béton sur les murs, motif partagé avec les murs des quais et des autres espaces intérieurs.

Elle a été construite en tranchée à côté de la rue Sherbrooke, plutôt qu’en tunnel sous la chaussée, ce qui a permis de dégager d’importants espaces. Les trois édicules longeant la rue Honoré-Beaugrand convergent sur un vaste hall éclairé par un large puits de lumière. Ce hall mène vers la billetterie, tout aussi spacieuse, avec une barrière de perception sur sa pleine largeur. Les larges couloirs et l’ample billetterie assurent la fluidité de la circulation des passagers, accommodant notamment les afflux provenant des trains et des autobus qui y terminent leur parcours et se vident de leurs passagers.

Vue d'ensemble du vaste hall attenant à la salle de contrôle, sous son puits de lumière. Les corridors en provenance des édicules Sherbrooke Sud (gauche), Sherbrooke Nord (derrière le photographe) et Honoré-Beaugrand (droite) convergent vers la billetterie (centre).
Une autre perspective sur le hall, avec les accès vers les édicules Sherbrooke Nord (centre-gauche) et Sherbrooke Sud (centre-droite).

La zone contrôlée de la billetterie donne sur les quais à travers un mur de verre de pleine hauteur. Le volume qu’elle surplombe au-dessus des voies est éclairé par un deuxième puits de lumière.

L’ample salle de contrôle, munie d’une barrière de perception sur sa pleine largeur. Le parapet de la billetterie donnant sur les quais a été fermé avec une cloison de verre pour des motifs de sécurité incendie. Le volume au-delà de ce parapet est éclairé par un puits de lumière.

Les larges escaliers entre la billetterie et les quais sont encadrés par d’imposants murs monolithiques de béton, d’une forme distinctive en Y. Les murs extérieurs des escaliers, pour leur part, accueillent des murales en céramique de Jean-Paul Mousseau, qui sont des « négatifs » l’une de l’autre : elles arborent le même motif abstrait en bleu sur fond rouge au nord, et en rouge sur fond bleu au sud.

L'escalier vers le quai de départ, accompagné par une murale de Jean-Paul Mousseau. On note le déploiement du quai pour accommoder la largeur de l'escalier, afin de favoriser la fluidité des déplacements. Le puits de lumière au-dessus des voies admet la lumière du jour jusqu'aux quais. Des murets monolithiques de béton en forme d’Y encadrent les escaliers vers les quais.
Murale en céramique de Jean-Paul Mousseau, avec des formes bleues sur un fond rouge, longeant l'escalier vers le quai de départ. Murale en céramique de Jean-Paul Mousseau, avec des formes rouges sur un fond bleu, longeant l'escalier du quai d'arrivée.

Les quais s’élargissent vers les escaliers, également afin de faciliter la circulation, et les plafonds se lèvent et se baissent pour rythmer la longueur des espaces. Ceux-ci sont également ponctués par la finition des planchers, constituée de carreaux de grès cérame rouge-brun disposés en panneaux carrés encadrés de granit gris pâle.

Les murs des quais, comme ceux des espaces de circulation au niveau de la billetterie, sont recouverts d’une remarquable frise en béton, coulée sur place, qui exprime par ses formes tailladées le dynamisme du transport en commun. Sur les quais, un éclairage dissimulé en arrière des bandeaux de nom de la station crée des jeux théâtraux de lumière et d’ombre sur ces murs.

Vue le long des quais, en regardant vers l’ouest. La partie centrale de la nef se déploie pour accommoder les flux des passagers aux abords des escaliers. Le plafond en gradins de la nef. La frise en béton sur le mur des quais, mise en valeur par l'éclairage théâtral dissimulé derrière les bandeaux de nom de la station.

Les deux édicules principaux sont des structures longiformes entourées par des boucles d’autobus. Leurs toits en béton à caissons carrés présentent de grandes saillies appuyées par des corbeaux triangulaires ressortant des colonnes de la charpente. La lourdeur visuelle des toits est équilibrée par les intérieurs dégagés et dépouillés, presque entièrement vitrés pour admettre un éclairage naturel abondant.

Extérieur de l'édicule Honoré-Beaugrand, entouré par sa boucle d'autobus. Au coin sud-est, le puits d'ascenseur installé en 2018. Une entrée de l'édicule Honoré-Beaugrand, sous la saillie du toit appuyée sur des corbeaux triangulaires.
L'intérieur élancé, dégagé et abondamment fenestré de l'édicule Honoré-Beaugrand; vue vers le sud, où se trouvent les escaliers vers la station. L'ascenseur et les escaliers vers la station, dans l’édicule Honoré-Beaugrand.

L’édicule Sherbrooke Sud a été élargi vers l’ouest pour offrir un espace d’attente supplémentaire, que l’on rejoint par un couloir au sud du puits d’escalier.

Extérieur de l'édicule Sherbrooke Sud, vu à travers la rue Sherbrooke.
La boucle d'autobus entourant l'édicule Sherbrooke Sud. Intérieur de l'édicule Sherbrooke Sud; on regarde vers les escaliers et le passage vers l’annexe à l’extrémité ouest. L'édicule Sherbrooke Sud a été prolongé vers l'ouest, au-delà des escaliers vers la station, pour offrir une aire d'attente supplémentaire.

Un troisième édicule longe le côté nord de la rue Sherbrooke. Ce bâtiment minuscule n’est guère plus qu’un escalier couvert.

L'édicule Sherbrooke Nord, de taille beaucoup plus restreinte, longe la rue Sherbrooke. L'étroit édicule Sherbrooke Nord n'est guère plus qu'un escalier recouvert menant vers la station.

Les deux puits de lumière sont coiffés en surface par de grandes lanternes détachées qui reprennent le style des édicules et ressortent visuellement tout autant que ceux-ci, un aménagement inhabituel. Un puits de ventilation tout aussi imposant encadre une placette avec l’une des lanternes et l’édicule Sherbrooke Nord; il reprend la forme monolithique en Y des escaliers vers les quais.

Les lanternes des puits de lumière (gauche et centre) et l'édicule Sherbrooke Nord (droite) le long de la rue Sherbrooke. Les deux lanternes reprennent le design des deux édicules principaux (dont l’édicule Honoré-Beaugrand, visible au fond), notamment à travers leurs murs de verre à pleine hauteur et leurs grands corbeaux. Un puits d'aération (gauche) reprend la forme des escaliers des quais, et encadre une placette entre le puits de lumière du hall (droite) et l'édicule Sherbrooke Nord (centre, au fond).

Accessibilité

Cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant. Deux ascenseurs relient le niveau de contrôle aux quais, et un troisième, situé dans l’édicule nord (édicule A / édicule Honoré-Beaugrand), donne accès au niveau de la rue.

Les ascenseurs ont été mis en service le 14 décembre 2018, ce qui a fait de la station Honoré-Beaugrand la première station accessible de la ligne verte (hormis la station-correspondance Lionel-Groulx, où les mêmes ascenseurs desservent les quais des lignes orange et verte).

Historique et faits divers

Origine du nom

Rue Honoré-Beaugrand. Honoré Beaugrand (1848-1906) fut maire de Montréal de 1885 à 1887. Ayant participé à la guerre mexicaine de Napoléon III en 1865, il fonde le quotidien montréalais La Patrie en 1879. Après avoir quitté ses fonctions de maire, il part en voyage pour écrire; son œuvre la plus connue sera La Chasse-galerie : légendes canadiennes.

Ouverte avant 1912 sous le nom de rue Eliza,1 cette voie prend le nom de rue Beaugrand avant 1919.2 En 1973, le conseil municipal de Montréal officialise le nom Honoré-Beaugrand pour la rue, une place adjacente et la station de métro alors en construction.3

Nom durant la phase de planification : Beaugrand4 (parfois utilisé aujourd’hui de façon informelle).

Honoré Beaugrand

Honoré Beaugrand
(Source5)

Faits divers

  • Cette station, le terminus « est » de la ligne verte, est en fait la station la plus au nord du réseau.
  • Un quatrième édicule était prévu à cette station. Celui-ci en aurait été le plus au sud et devait servir « exclusivement aux taxis et voitures particulières ».4
  • Des prototypes insolites d’abri de vélo, basés notamment sur des modèles utilisés à San Francisco, ont été installés à cette station et à Cadillac et Pie-IX en 1978.6 Les abris consistaient de marquises carrées arrondies sous lesquelles on pouvait garer huit vélos en position verticale. L’expérience n’a pas été généralisée, mais quelques-uns ont demeuré jusqu’en 1990 au moins7 avant d’être retirés.
  • Chacun des trois édicules a subi des modifications depuis sa construction. L’édicule Sherbrooke Sud en a subi les plus importantes: une deuxième boucle d’autobus a été aménagée entre 1990 et 1993,8 et l’édicule a été élargi pour créer une deuxième aire d’attente à l’ouest, reliée à la première par un couloir au sud de la cage d’escalier. À l’origine, l’édicule Sherbrooke Nord s’ouvrait sur son côté vers le trottoir, mais la porte a été déplacée à l’extrémité du bâtiment en 2016-2017, ce qui épargne aux usagers un quart de tour dans l’espace très restreint. Finalement, l’édicule Honoré-Beaugrand a accueilli en 2018 un ascenseur à l’est des escaliers.
Le président de la CTCUM, Lawrence Hanigan, enlève un autocollant marqué « Bientôt! » de l’enseigne du métro lors de la mise en service de la station, le 6 juin 1976.     Le président de la CTCUM, Lawrence Hanigan, accueille les premiers passagers lors de la mise en service de la station, le 6 juin 1976.

Mise en service de la station et du prolongement de la ligne verte vers l’est, le 6 juin 1976
(Source9)

La cérémonie officielle d’inauguration de la station et du prolongement de la ligne verte vers l’est, le 4 juillet 1976. Dans l’ordre habituel : le maire de Montréal, Jean Drapeau; le directeur du BTM, Gérard Gascon; le premier ministre du Québec, Robert Bourassa; le président de la CTCUM, Lawrence Hanigan; et le ministre des Affaires municipales du Québec, Victor Goldbloom.

La cérémonie officielle d’inauguration de la station et du prolongement de la ligne verte vers l’est, le 4 juillet 1976. Dans l’ordre habituel : le maire de Montréal, Jean Drapeau; le directeur du BTM, Gérard Gascon; le premier ministre du Québec, Robert Bourassa; le président de la CTCUM, Lawrence Hanigan; et le ministre des Affaires municipales du Québec, Victor Goldbloom.
(Source9)

D’insolites prototypes d’abri de vélo installés à cette station ainsi qu’aux stations Cadillac et Pie-IX en 1978.

D’insolites prototypes d’abri de vélo installés à cette station ainsi qu’aux stations Cadillac et Pie-IX en 1978
(Source9)

L’extrémité ouest de l’édicule Sherbrooke Sud avant son expansion au début des années 1990.

L’extrémité ouest de l’édicule Sherbrooke Sud avant son expansion au début des années 1990
(Source10)

L’édicule Sherbrooke Nord en 2011, avant la relocalisation de sa porte du côté à l’extrémité en 2016-17

L’édicule Sherbrooke Nord en 2011, avant le déplacement de sa porte du côté à l’extrémité en 2016-17
(Source11)

Les murs aux extrémités des quais arboraient autrefois des rayures noir et jaune très voyantes, tel un panneau de sécurité routier.

Les murs aux extrémités des quais arboraient autrefois des rayures noir et jaune très voyantes, tel un panneau de sécurité routière

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Honoré-Beaugrand

Alentours de la station

Honoré-Beaugrand - Alentours de la station

Adresses des accès

Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve

A Accès Honoré-Beaugrand : 4755, rue Honoré-Beaugrand, angle rue Sherbrooke
B Accès Sherbrooke Nord : 7955, rue Sherbrooke Est, angle rue Honoré-Beaugrand
C Accès Sherbrooke Sud : 7950, rue Sherbrooke Est, angle rue Honoré-Beaugrand

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Plan de quartier de la STM (PDF)

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

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Dernière mise à jour : 14 Oct 2026

Références
  1. Chas. E. Goad Co. (1914). Atlas of the City of Montreal and vicinity. Vol. 4. Montréal : auteurs. Planche 400A (p. 7). Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0000174399.  ↩
  2. Montreal Map Publishing Co. (1919). Carte de la cité de Montréal [carte]. Montréal : auteurs. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0005278876.  ↩
  3. Ville de Montréal. (1973, 26 juin). Règlement 4624 – Changement du nom des rue, place et station de métro Beaugrand en celui d’Honoré-Beaugrand. Archives de la Ville de Montréal, CA M001 VM001-33-02-D108-P4624. ↩
  4. Bernard, Yves. Station Beaugrand (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). Sans date (vers 1971). Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-09F. ↩ ↩
  5. Photographe inconnu. Portrait d’Honoré Beaugrand. c. 1885. Photographie. Collection Centre d’archives de Québec. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P1000,S4,D83,PB17.  ↩
  6. Abris pour vélos. (1978, juin.) Promenade. Source : Archives de la Ville de Montréal, CA M001 VM166-1-1-D5261, p. 30. ↩
  7. Visibles sur la photographie aérienne de la Ville de Montréal 1990-PGI90009-L16S-154-e5000 (1990). Voir Géomatique Montréal, Photothèque de la Ville de Montréal. ↩
  8. Comparer les photographies aériennes de la Ville de Montréal nos. 1990-PGI90009-L16S-154-e5000 (1990) et 1993-93003-15-198-e10000 (1993). Voir Géomatique Montréal, Photothèque de la Ville de Montréal. ↩
  9. © Archives de la STM. ↩ ↩ ↩
  10. Source de l’image : Bureau de transport métropolitain. (1982.) Honoré-Beaugrand (dépliant). ↩
  11. Source de l'image : Google Street View, août 2011. ↩