metrodemontreal.com Index du Forum metrodemontreal.com
Un lieu de discussion du transport en commun de Montréal et d'ailleurs
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Gestion et financement du transport en commun.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    metrodemontreal.com Index du Forum -> TEC
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  

Quels solutions doit-on utiliser pour contrer l'expension des tarifs ?
Le statu quo
18%
 18%  [ 3 ]
La libéralisation complète du transport en commun
0%
 0%  [ 0 ]
Une refonte des circuits basée sur le principe d'utilisateur-payeur
12%
 12%  [ 2 ]
Une plus grandes intégration des réseau existant
68%
 68%  [ 11 ]
Total des votes : 16

Auteur Message
Ghislain Laframboise



Inscrit le: 09 Mai 2004
Messages: 4661
Localisation: Laval-Des-Rapides (1 km au sud de la station Montmorency)

MessagePosté le: Jeu Jan 01, 2009 1:01 pm    Sujet du message: Gestion et financement du transport en commun. Répondre en citant

Ça y est ! Je viens d'ouvir la boîte de Pendore !

J'ai ouvert ce topic sur le coeur du problème de ce qui fait le plus mal au transport en commun. C'est à dire La gestion et le financement du transport en commun.

Chaque année les tarifs de transport en commun augmente toujours d'environ 2-4 %. Tandis que le service s'améliore avec un indice moindre.

Cela fait que le transport en commun devient de moins en moins accessible pour la classe la plus pauvre des travailleurs à faible revenus ainsi que pour les assistés sociaux.

La raison de l'augmentation des coûts ! Est-ce toujours la faute du coût de l'essence ?


On a blâmer par le passé, l'augmentation fulgurante du prix de l'essence pour justifier les augmentations du tarif. Sauf que

1) Le prix de l'essence à baisser de 50 % à cause de la crise et les tarifs continue d'augmenter du même ordre.

2) Le coût de l'essence ne représente que 6 -7 % du total des dépenses des sociétés de transport.

3) 60-66 % des dépenses des sociétés de transports vont dans les salaires et les avantages sociaux des employés.

Or on ne blâme jamais que les employés incluant les dirigeant des société s de transport coûtent trop chers.

Ces sociétés de transports ont un présentement monopole aux niveaux du transport en commun. La solution des réduction des dépense consisterait-elle à privatiser le secteur du transport en commun ?

Revenus des sociétés de transport

Du côté des revenus des sociétés de transport, on apprend que les usagers financent ces dépenses à hauteur de 30 - 35 % des revenus.

Les villes via les taxes foncières finance le service de transport en commun à la hauteur de 45 à 55 %

La publicité à bord du transport en commun ne rapporte que 1 à 2 % des revenus.

Le reste provient de subventions du gouvernement provincial qui lui tire en partie ses revenus à même des taxes réservées pour le transport en commun sur le prix de l'essence et sur les immatriculations.

Le transport en commun versus les autres services publique.

Si on regarde du côté de l'éducation post-secondaire on demande aux étudiants de payer environ 10 % de ce que coûte vraiment l'université !

Par exemple un Baccalauréat en génie dans une université américaine coûte 125 000 $ USD . Tandis que le mien ma couté environ 12 500 $

En plus du salaire des personnels enseignant, on doit payer le salaire du personnel de soutien (concierge, mécanicien, peintre, électricien, gestionnaire, secrétaire, bibliothécaire etc.)

Le bâtiment consomme de l'électricité et du chauffage ainsi que la climatisation.

Si on regarde aussi du côté de la santé c'est encore pire que dans l'éducation.

La maladie ne rapporte pas rien à l'état à part des taxes payés par compagnies pharmaceutique et les impôts payés par les employés du domaine de la santé.

Par contre, un citoyen malade ne peut pas contribuer beaucoup à la société. C'est pourquoi qu'il est hyper-important que les malades revienne en santé le plus rapidement possible.

Malgré tout on préfère subventionner ces industries sous le principe d'égalité sociale afin que ceux qui n'ont pas la chance d'être né riche puisse profiter de la vie au même titre que les riches.

Va-t-on trop loin à chercher à tout ramener à une question de coût - responsabilité ?( Principe utilisation-payeur)

Toute cette réflexion tourne autour du principe de l'utilisateur payeur.

Cette philosophie repose autour du néo-libéralisme économique qui veut dire que si on veut plus on paye plus on doit en avoir plus.

Cette philosophie répond au fait que nos choix ne dépende que de nous seulement. Mais est-ce toujours le cas. Dans la réalité, les compagnies veulent maximiser leur profit en augmentant leur revenus et en réduisant les dépenses parfois au profits de la sécurité et du confort des clients.

Donc la libéralisation du marché du transport en commun risque tel de mettre en danger la sécurité des clients. L'argument que si les clients ne sont pas satisfait du service offert , ils n'ont qu'à changer de compagnie de transport n'est valable que seulement s'il n'y a qu'une solution de rechange.

On pourrait aussi utiliser l'argument utilisateur-payeur en parti pour concevoir un système qui charge en fonction du km parcouru (principle des zones à l'AMT.

Exemple :

Chaque trajet est racourci à sa plus simple expression et le tarif est divisé par 3 en contrepartie. Les correspondances sont annulées. Résultat les gens, qui utliseront le nouveau système paieront moins chère pour les cours trajets, mais plus cher pour les aller-retours et les long déplacement. Les gens qui habitent aux extrémités du territoire perdrait au profit de ceux qui sont aux centre du territoire.

Qu'en pensez-vous ?
_________________
Il vaut mieux prendre le métro que de se jeter devant.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur MSN Messenger
nanar



Inscrit le: 08 Mai 2008
Messages: 1172
Localisation: Lyon (France) - âge : 60 ans

MessagePosté le: Mar Jan 20, 2009 4:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Salut

Ce devait être une boite de Pandore avec fermeture par un ressort de rappel
C'est ta faute aussi : Au lieu de lancer une phrase polémique, tu as analysé soigneusement le problème,
exprimé les opinions et leurs antithèses, présenté des solutions et leurs contraires... Plus rien à dire.

A+
nanar
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Regine



Inscrit le: 02 Juil 2009
Messages: 1

MessagePosté le: Jeu Juil 02, 2009 5:42 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci beaucoup pour cette information de qualité
Simulation pret
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
babyduck_bus



Inscrit le: 23 Déc 2008
Messages: 363
Localisation: CT St-Denis

MessagePosté le: Sam Juil 04, 2009 11:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo pour les renseignements fournis et les pistes de réflexions apportées.

Je vais me faire l'avocat du diable. Ce pourrait-il que les tarifs du transport en commun ne représentent en rien une problématique ? La problématique du financement se situe peut-être ailleurs.

Après tout la hausse des tarifs n'est pas démesurée en comparaison avec l'inflation et les hausses des prix sont bien pires dans d'autres secteurs de l'économie, on n'a qu'à penser à l'alimentation.

Le rôle du transport en commun est-il d'offrir un déplacement à peu de frais aux plus démunis, ou bien il se doit simplement de demeurer une alternative abordable en comparaison du taxi ou de posséder sa propre voiture ? Pour les moins nantis la solution passe peut-être par un crédit d'impôt plus important sur les titres mensuels ou un autre mécanisme du genre plutôt que par une limitation de la hausse des tarifs.

Souhaitons-nous qu'il y ait innovations et améliorations des services au cours des prochaines années ? Parce que si la clientèle finance seulement à hauteur de 10%, le budget de la STM sera impossible à boucler et on peut faire une croix sur les beaux projets d'améliorations qui s'en viennent. Et financer à 10% comme en éducation, on sait ce que ça a donner sur le budget de l'UQAM... À ce compte-là, peut-être qu'il vaut mieux payer 30-35% de la note.

Dans le financement du transport en commun, il y a bien d'autres aspects que les tarifs qui pourraient être discutés. Par exemple, pour le financement : une surprime pour l'immatriculation du 2e ou du 3e véhicule d'un ménage pourrait être imposée par la SAAQ afin de financer directement le transport en commun tout en encourageant l'utilisation de ce dernier.

La réflexion se poursuit....
_________________
Chauffeur à St-Denis
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Michel Gagnon



Inscrit le: 27 Juil 2005
Messages: 571

MessagePosté le: Dim Juil 05, 2009 2:57 am    Sujet du message: Répondre en citant

Un plus grand financement par l'usager est problématique, car il enlève l'attrait « coût » qu'il peut avoir sur l'auto.

Je pense qu'il y a deux problèmes :

1. Le financement par Québec se fait beaucoup via les infrastructures et le matériel roulant. J'ai l'impression qu'on s'est souvent fait avoir avec des choix qui étaient peut-être politiquement intéressants, mais pas toujours rentables technologiquement parlant. Je laisserais plutôt les sociétés de transport gérer et financer elles-mêmes leurs intrastructures et leur matériel. En contrepartie, Québec subventionnerait un plus grand pourcentage du budget annuel. Le résultat ? Si la STM (par exemple) choisit un autre type d'autobus qui coûte moins cher à exploiter, c'est elle qui en bénéficie.

2. Il faut trouver une façon de faire payer l'usager après et non avant l'utilisation. Dans notre société de consommation où le crédit est à la mode (même maintenant), une auto ne coûte rien. Regardez :
– Achat : 0 $ comptant, 200-500 $/mois prélevés automatiquement.
– Essence : 0 $... ça apparaîtra sur la carte de crédit.
– Réparations : on se rend compte de leur coût, surtout à la fin de la garantie, mais encore là, ça passe sur la carte.

Et puis, Visa et Mastercard donnent leur carte.


En contrepartie, pour prendre l'autobus, il faut soit avoir de la menue monnaie sur soi, soit décider à l'avance de s'acheter une carte Opus, puis si l'on y gagne à acheter 10 passages ou une carte mensuelle, sur quelles zones...
Lorsqu'on trouvera la façon de laisser entrer librement les gens dans l'autobus sans contrainte et que la facture leur arrivera à la fin du mois (au compte de la carte de crédit, sans doute), on aura 50-100 % plus de passagers dans les autobus. D'après moi, on y gagnera surtout dans les usages hors pointe (usagers occasionnels, visites au musée, etc.).
_________________
Michel Gagnon
Montréal
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
gerard93110



Inscrit le: 03 Nov 2006
Messages: 326
Localisation: 5 km ? l'est de Paris

MessagePosté le: Dim Juil 05, 2009 11:24 am    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a un réseau en France, pour l'instant j'ai un trou de mémoire, où la carte d'abonnement est débitée une fois par moi du tarif le plus favorable à l'usager, du montant de tickets s'il y a eu peu de voyages dans la période, du montant d'un forfait quand c'est plus avantageux pour le client.
_________________
Mes liens transports http://fr.groups.yahoo.com/group/TransportsIDF/message/3244
Je squatte http://groups.google.fr/group/alive.transportation/topics?hl=fr&lnk pour y faire une revue de web
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
matvail2002



Inscrit le: 15 Déc 2005
Messages: 2276
Localisation: À 1H30 a l'ouest de Ste-Anne-de-Bellevue

MessagePosté le: Dim Juil 05, 2009 4:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En premier lieu, il faudrait fort probablement commencer à mettre un système de zones. Je suis désolé mais une personne qui fait un kilomètre sur un autobus ne devrait pas payer le même tarif qu'une personne qui fait 15 kilomètres.

Bien entendu, il faut absolument que les TEC répondent à ces deux caractéristiques.
Si on se concentre uniquement à offrir un service aux plus démunis, on va se retrouver en quelque sorte avec un réseau comme à Los Angeles où que la classe moyenne ne prend pas les TEC pour divers raisons et a obligatoirement une voiture pour même les petits trajets (manque de desserte dans certains quartiers plus nantis, clientèle très problématique).

Donc, le problème réside en fait à deux élément à deux éléments majeurs:

-Si on augmente trop les tarifs tout en gardant un service similaire, le TEC va devenir moins attrayant pour les gens qui prennent leur auto. Cependant, il est vrai que les tarifs ont parfaitement le droit d'augmenter avec l'inflation.

-Cependant, si on garde les tarifs sensiblement les mêmes à moyen terme, le problème va se retrouver qu'une société donnée de TEC ne pourra plus donner un service correct et fiable. Un exemple, avec plusieurs sociétés de TEC dont les tarifs sont très abordables (comme un tarif simple à 1,50$ et avec les passes à 3$ par jour) mais qui offrent un service visiblement déficient. Donc, un service déficient fait qu'on perd des usagers au profit de l'auto.

Pour revenir à la privatisation, cela peut être une solution, sauf que ça relève plus du cas par cas qu'autre chose.

Par exemple, plusieurs villes en France, en Allemagne, dans les Pays Scandinaves (comme à Helsinki) ou au Canada (avec le York Region Transit), ont un système hybride où que la société publique sert à mettre les horaires et les tarifs en place lorsque la société est opérée par un concessionnaire privé (souvent Véolia ou Kéolis en France).

Aussi, il existe la solution de mettre deux ou plusieurs compagnies en compétition directe sur une même route. Bien entendu, cela peut être bénéfique sur des routes à haute fréquence, car les compagnies vont avoir une route sans possibilité d'élimination tout en étant en compétition pour avoir plus d'usagers. Cela se fait déjà dans plusieurs pays développés, juste à penser à la compétition dans le domaine du transport interurbain (Autocar, Train, Avion). Par exemple, il n'existe pas seulement qu'une compagnie aérienne qui fait Montréal-New-York depuis plusieurs années.

@Michel Gagnon:

Exactement! Le problème est que les TEC au Québec sont généralement conçus comme une machine politique, lorsque les compagnies et le gouvernement provincial se tirent souvent dans le pied en faisant des décisions qui ne sont pas nécessairement pour le bien-être des usagers.

Par exemple, au lieu de diversifier sa flotte, la STM va plutôt avoir un contrat avec une compagnie dont elle a les mains liées. Bien entendu, c'est le gouvernement et les usagers qui finissent par payer.

Sans penser au phénomène Big Brother, l'idée serait fort problablement de créer une carte à puce municipale/provinciale qui servirait à tous les services municipaux ou provinciaux dont pour le paiement des TEC. Tout de même, il serait parfaitement logique d'avoir l'assurance maladie et le permis de conduire sur la même carte.
_________________
"Prendre le transport en commun, c'est intelligent! Sauf que cela est malhereusement impossible en temps de grève".


Dernière édition par matvail2002 le Dim Juil 05, 2009 4:14 pm; édité 2 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
matvail2002



Inscrit le: 15 Déc 2005
Messages: 2276
Localisation: À 1H30 a l'ouest de Ste-Anne-de-Bellevue

MessagePosté le: Dim Juil 05, 2009 4:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En occurrence, il y existe aussi un autre problème, est-ce que la personne qui habite Sept-Îles ou Val-d'-Or voudra payer pour un système d'autobus ou de métro qu'elle n'a jamais pris de toute sa vie lorsqu'elle paie relativement autant de taxe sur l'essence que n'importe qui d'autre.
_________________
"Prendre le transport en commun, c'est intelligent! Sauf que cela est malhereusement impossible en temps de grève".
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
pedepy



Inscrit le: 05 Jan 2008
Messages: 804

MessagePosté le: Dim Nov 22, 2009 7:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

desole de reveiller cette vielle thread mais je l'ai lu et je ne pouvais m'empecher de repondre ! ...

un systeme 'au kilometrage' ne fonctionnerais jamais dans une ville comme montreal. la fluidite du transport est une des cle des success economiques d'une grande ville: si un commercant se voit penalise au niveau du commerce ou de sa main d'oeuvre ca il est 'trop loin', le transport en commun perd tout son sens.


faut pas oublier qu'a montreal on paie tres peu pour le service que l'on as. j'utilise le metro et l'autobus a tout les jours, et je serait bien pret a payer 75, voir meme 80 dollars par mois si ca peut accelerer le developement de nouvelles lignes et l'achat de nouvelles rames et autobus a la STM. mieux encore, serait d'avoir un system de deductions fiscales plus aggressif, qui permettrais aux moins bien nantis de potentiellement payer *moins cher* que ce qu'ils payent actuellement, et faire payer un peu plus aux autres, pour qui une passe mensuelle ne represent que moins de 5% du revenu mensuel net.

ah oui et PS: la fameuse personne qui n'utilise le TEC que sur "un kilometre" devrais apprendre a marcher. ca prends 15 minutes, un kilometre.. va prendre l'air batince..
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    metrodemontreal.com Index du Forum -> TEC Toutes les heures sont au format GMT - 5 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com