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Le stérile de l'ère du temps.

 
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Chemin



Inscrit le: 09 Nov 2008
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MessagePosté le: Ven Juin 30, 2017 7:35 am    Sujet du message: Le stérile de l'ère du temps. Répondre en citant

L'ère du temps sur les lignes doit elle laisser place, du moins temporairement, à l’ère du bouchonnage? Comment régler l’intolérable problème du temps des opérations sur les lignes si un bouchonneux laisse les valves du bouchonnage à plein régime en raison d’une obsession sans borne à la compétition entre grandes ville du monde? Nous pouvons nous battre pour faire corriger des situations inacceptables qui dure depuis belle lurette pour les chauffeurs et leurs clientèles dans un environnement normal de nos routes, mais l’ère des bouchons vient rendre stérile les efforts et les espoirs. Un rue, un chemin, un boulevard, une autoroute, sont, tout comme la rivière, fait pour circuler. Les encourager ou les laisser se boucher est un comportement indigne et inacceptable. Des comptes doivent être rendus aux contribuables qui en subissent les effets. Ce n’est donc plus un problème de chauffeurs d’autobus, mais aussi de clientèles, de commerçants, de livreurs, de taxis, d’environnementalistes, de résidents et tous ensembles nous devrions démontrer notre désaccord. Une fois causé, ce problème de l’ère du bouchonnage sera très compliquer à résoudre, il faudrait au minimum en arrêter l’hémorragie.
Montréal et ses environs formes suffisamment un potentiel touristique, s’ils sont bien séduits. Le tourisme axé sur l’extérieur du Québec correspond à du magasinage d’immigration tout en leur donnant une mauvaise réalité de la Nation québécoise.
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_Mathieu_



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MessagePosté le: Ven Juin 30, 2017 8:05 am    Sujet du message: Re: Le stérile de l'ère du temps. Répondre en citant

Chemin a écrit:
Un rue, un chemin, un boulevard, une autoroute, sont, tout comme la rivière, fait pour circuler. Les encourager ou les laisser se boucher est un comportement indigne et inacceptable. Des comptes doivent être rendus aux contribuables qui en subissent les effets.

Position de Lewis–Mogridge : plus on construit de routes, plus on a de trafic. En effet, lorsqu'une route est "bouchonnée", on sait qu'un trajet par cette route sera compliqué, et on choisit donc de faire un trajet plus court, ou sans voiture. Si on construit une nouvelle route, "chouette, on va pouvoir rouler !" se diront tous ceux qui jusqu'ici faisaient un trajet plus court ou sans voiture, et viennent donc boucher la route en question.
On en voit très bien l'exemple dans la région de Los Angeles : malgré des autoroutes pouvant avoir jusqu'à 12 files de circulation par sens, on se retrouve quand même avec des bouchons.

Paradoxe de Braess : construire une nouvelle route "plus large" que les autres peut créer des bouchons. En effet, voyant cette nouvelle route "plus rapide", les automobilistes se diront qu'ils ont intérêt à l'emprunter. Se faisant, ils vont donc tous converger vers cette route plutôt que d'utiliser l'ensemble du réseau existant, et boucheront cette route (pourtant réputée optimale), tandis que le reste du réseau sera déserté.

Reste donc à utiliser des modes de transport plus efficace que la voiture, qui rappelons-le consiste à utiliser un véhicule occupant 12,5 m² / 135 pi² au sol, d'une masse d'environ 1,5 tonne, pour déplacer généralement 1 personne, parfois 2, rarement plus : la marche à pieds, le vélo, les transports en commun, sont autant de solutions pour circuler plus efficacement sans ruiner les contribuables en infrastructures coûteuses (je ne parle même pas des effets sur la santé en termes de pollution de l'air, de pollution sonore, et pour les deux premiers modes évoqués de gains en santé via l'activité physique, et au final des sommes également économisées en dépenses de santé en moins à réaliser)
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M.L.



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MessagePosté le: Ven Juin 30, 2017 9:07 am    Sujet du message: Re: Le stérile de l'ère du temps. Répondre en citant

Chemin a écrit:
L'ère du temps sur les lignes doit elle laisser place, du moins temporairement, à l’ère du bouchonnage? Comment régler l’intolérable problème du temps des opérations sur les lignes si un bouchonneux laisse les valves du bouchonnage à plein régime en raison d’une obsession sans borne à la compétition entre grandes ville du monde? Nous pouvons nous battre pour faire corriger des situations inacceptables qui dure depuis belle lurette pour les chauffeurs et leurs clientèles dans un environnement normal de nos routes, mais l’ère des bouchons vient rendre stérile les efforts et les espoirs. Un rue, un chemin, un boulevard, une autoroute, sont, tout comme la rivière, fait pour circuler. Les encourager ou les laisser se boucher est un comportement indigne et inacceptable. Des comptes doivent être rendus aux contribuables qui en subissent les effets. Ce n’est donc plus un problème de chauffeurs d’autobus, mais aussi de clientèles, de commerçants, de livreurs, de taxis, d’environnementalistes, de résidents et tous ensembles nous devrions démontrer notre désaccord. Une fois causé, ce problème de l’ère du bouchonnage sera très compliquer à résoudre, il faudrait au minimum en arrêter l’hémorragie.
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Quel charabia...
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Chemin



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MessagePosté le: Sam Juil 01, 2017 6:05 am    Sujet du message: Répondre en citant

Mathieu fait un très bon résumé d'analyses de comportements de la nature humaine, je suis très impressionné et j'aimerais que ce soit aussi simple. Les solutions proposées sont vrais mais relatives. Si nous nous avions toujours les mêmes proportions de véhicules sur notre île, la théorie rejoindrait la pratique mais ce n'est évidemment pas le cas. En principe l'augmentation de véhicules se fait de lui-même comme les amoureux se font des enfants et le problème est… à retardement. Le problème que je pointe du doigt est l'invitation internationale à la sanctuaire, valves ouverte à plein régime faisant vivre à Montréal des problèmes de circulations prématurés à ceux déjà existants. Des gens ayant le cœur plus gros qu'un autobus veulent enrichir des coffres et se gagner des votes au dépriment d'une certaines qualité de vie des montréalais et des contribuables qui entourent Montréal. C’est à mon avis le premier combat à faire.
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_Mathieu_



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MessagePosté le: Sam Juil 01, 2017 9:33 am    Sujet du message: Répondre en citant

Chemin a écrit:
En principe l'augmentation de véhicules se fait de lui-même comme les amoureux se font des enfants et le problème est… à retardement.

Non. Plus on construit de routes, de stationnements, bref d'infrastructures pour l'automobile, plus l'automobile sera utilisée. Si on diminue la place accordée à l'automobile, comme cela se fait de plus en plus (notamment dans les grandes villes en Europe), le nombre d'automobiles diminuera.

A Paris (la ville, pas l'agglomération), le nombre d'automobiles possédées par les parisiens est ainsi passé de 698 000 en 2010 à 617 000 en 2015 (64% des foyers ne possèdent aucune voiture), et la circulation automobile (quel que soit le lieu de résidence du conducteur) a baissé de 13% (33% entre 2001 et 2015).
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Chemin



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MessagePosté le: Sam Juil 01, 2017 10:38 am    Sujet du message: Répondre en citant

Moi ce que j'aimerais, serait de transporter des usagers, des clients, surtout réguliers comme les travailleurs et non des otages qui n'ont pas de concurrences et les moyens de s'acheter des autos et qui subissent sans cesse les contrecoups de la sècheresse du temps dans les opérations ainsi que les ajustements chroniques....je rêve!
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MessagePosté le: Dim Juil 02, 2017 5:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

Chemin a écrit:
des otages

Doucement avec ce terme...
Chemin a écrit:
qui n'ont pas de concurrences

Et heureusement. Si le transport en commun était un marché libre, on aurait de la concurrence sur les couloirs de déplacements achalandés... et rien ailleurs.
Chemin a écrit:
et les moyens de s'acheter des autos

Qui aujourd'hui habite en ville et a vraiment besoin de s'acheter une auto ? À moins d'avoir l'auto comme outil de travail, pas grand-monde : la marche, le vélo, les transports en commun, le taxi, l'autopartage, sont suffisants pour ne pas avoir à dépenser des milliers de dollars chaque année dans l'achat et l'entretien d'un véhicule qui sera en stationnement 95% du temps.
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Chemin



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MessagePosté le: Dim Juil 02, 2017 9:11 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le transport n'est pas une fin en soi, c'est un moyen. Qui met dans ses priorités quotidiennes les moyens??? Il cherchera plus l'efficacité du moyen. Les travailleurs sur l'île de Montréal, qui s'en préoccupent avec le transport en commun à part pendant les périodes de pointes? Combien y-a-il de travailleurs potentiels en dehors des périodes de pointes mais qui les chevauchent, avez vous des chiffres? Allez vous leur dire qu'ils pourrons peut-être arriver à l'heure à leur travail trois mois par année, (selon les quatre ajustements de planibus), et que pour le reste ils n'auront qu'à prendre un bus plus tôt qui sont aux demies heures et que vous ne garantissez pas de rejoindre les correspondances? En voilà des gens qui ont de bonnes raisons de voyager en auto. Il y en à d'autres. Pour le reste... les bons jacks qui n'ont pas d'horaires particuliers, continueront à vous demander ¨ A quelle heure vous partez monsieur?¨, alors sortez un peu de vos livres.
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MessagePosté le: Lun Juil 03, 2017 4:34 am    Sujet du message: Répondre en citant

Chemin a écrit:
Le transport n'est pas une fin en soi, c'est un moyen. Qui met dans ses priorités quotidiennes les moyens??? Il cherchera plus l'efficacité du moyen.

Non, en moyenne on fait "comme les autres", par peur du changement. Si on se préoccupait de l'efficacité du moyen, on se rendrait bien vite compte que le rapport coût d'utilisation / efficacité de l'automobile est catastrophique.
Chemin a écrit:
Les travailleurs sur l'île de Montréal, qui s'en préoccupent avec le transport en commun à part pendant les périodes de pointes? Combien y-a-il de travailleurs potentiels en dehors des périodes de pointes mais qui les chevauchent, avez vous des chiffres? Allez vous leur dire qu'ils pourrons peut-être arriver à l'heure à leur travail trois mois par année, (selon les quatre ajustements de planibus), et que pour le reste ils n'auront qu'à prendre un bus plus tôt qui sont aux demies heures et que vous ne garantissez pas de rejoindre les correspondances? En voilà des gens qui ont de bonnes raisons de voyager en auto.

D'une part, le transport en commun n'est pas la seule alternative à l'auto. Le vélo, c'est 10 km parcourus en facilement 40 minutes. Pour donner un exemple, Rosement - Nouveau-Rosemont, c'est 6,5 km, c'est plat, ça prend 25 minutes, alors qu'en transport en commun il faut compter 40 minutes (via l'autobus 18 ).

D'autre part, je trouve effectivement très dommageable au transport en commun que l'on retrouve à Montréal autant de lignes d'autobus avec des fréquences si faibles, on pourrait par exemple cumuler l'offre de deux lignes qui circulent dans des rues parallèles pour créer une seule ligne à la fréquence double (exemple au hasard, les lignes 10 et 45 par exemple, qui circulent dans De Lorimier et Papineau, à 300 mètres l'une de l'autre).
Chemin a écrit:
Il y en à d'autres. Pour le reste... les bons jacks qui n'ont pas d'horaires particuliers, continueront à vous demander ¨ A quelle heure vous partez monsieur?¨, alors sortez un peu de vos livres.

Je suis dans la réalité, mais merci Mais cette réalité, elle demande aux gens de remettre en question leurs préjugés et leur comportement, et c'est souvent difficile.
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Chemin



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MessagePosté le: Lun Juil 03, 2017 7:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

Penser vélo à Montréal comme moyen de transport dans notre climat qui alimente nos discussions nationales, c'est comme parler de Nègres blancs d'Amérique réduit à se contenter de la simplicité volontaire.
Le véritable concurrent aux autobus, ( car le métro à part ses pannent, est stable), c'est l'auto. Si vous entendez un jour quelqu'un dire du transport en autobus qu'il ne veut plus jamais vivre ça et qu'il prend les moyens pour se payer une auto, ce client, vous devez l'oubliez pour très longtemps.
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